mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h11


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Une équipe française présente son prototype d'un coeur artificiel

28 octobre 2008  Santé
Paris — Le professeur français Alain Carpentier, spécialiste de chirurgie cardiaque, a présenté hier le premier prototype de coeur artificiel, une solution de remplacement à la transplantation cardiaque dont la réalisation est, selon lui, «limitée par le nombre très insuffisant de greffons disponibles, et par les complications qu'elle entraîne».

Ce coeur artificiel permettra «le remplacement total du coeur», a déclaré hier à l'Associated Press le Pr Alain Carpentier, directeur du Laboratoire d'étude des greffes et prothèses cardiaques de l'Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris.

Inventeur de la bioprothèse valvulaire, qui lui valut le prix Albert-Lasker en 2007, Alain Carpentier a déclaré avoir voulu prolonger cette aventure, «ces bioprothèses valvulaires n'entraînant pas de formation de caillots sanguins» et par conséquent «pas de traitement anticoagulant».

À l'heure actuelle, «on transplante des ventricules artificiels d'assistance qui présentent des dangers, notamment des problèmes de coagulation sanguine nécessitant la prise d'anticoagulants à des doses dangereuses»,a-t-il souligné.

Rendant hommage à Jean-Luc Lagardère, fondateur de Matra, sans lequel «rien n'aurait été possible», Alain Carpentier a souligné que l'industriel lui avait «apporté son soutien» en lui permettant notamment «d'utiliser des ingénieurs de Matra» au sein d'une société créée à cette occasion, Carmat (Carpentier-Matra).

Aujourd'hui, «nous arrivons à une étape très importante. On quitte le laboratoire de recherche, dans lequel nous travaillions depuis 15 ans, pour passer à la production industrielle», a-t-il précisé. «Mais même si le coeur artificiel est prêt, il faut maintenant le fabriquer en quantité industrielle. Et ça va prendre du temps. Pour cela, nous devons mettre sur pied une petite structure».

Testé avec succès sur les animaux, le coeur artificiel devrait l'être chez l'homme d'ici 18 mois à deux ans. «Le défi qui se pose à nous, ce sont ces malades qui meurent soudainement d'un infarctus massif et pour lesquels la transplantation ne répond pas, les greffons disponibles étant insuffisants», a ajouté Alain Carpentier.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009