Clinique privée de 100 millions en face du CHUM
La construction du futur CHUM suscite beaucoup d'impatience mais également un certain engouement chez des investisseurs privés. Le chanteur populaire Garou projette de développer, juste en face de l'actuel hôpital Saint-Luc, un complexe de santé privée avec cliniques, services de proximité et peut-être condotel, a appris Le Devoir.
Le projet, qui pourrait représenter des investissements allant jusqu'à 100 millions de dollars, prendrait place à l'angle des rues Saint-Denis et René-Lévesque. L'immeuble abrite actuellement le Medley, une salle de spectacles et d'événements dont Garou est l'un des propriétaires.
Joint hier après-midi, l'homme d'affaires s'est montré enthousiaste. «Là où je me suis impliqué, c'est sur l'idée d'offrir un complexe vivant. Souvent, ce qui se passe dans un hôpital et autour, c'est triste. Alors moi je veux un côté entertaining là-dedans, avec un restaurant, par exemple. Je veux que ce soit le building de l'espoir», a-t-il affirmé.
Pour l'instant, Garou est entouré d'une petite équipe pour faire avancer le projet, composée notamment de ceux avec qui il brasse déjà des affaires au Medley ou dans ses restaurants. Des partenaires financiers se joindront éventuellement au groupe.
À cette étape-ci, on s'attelle surtout à la définition du complexe. Et les possibilités sont vastes, a fait valoir Garou. On y retrouverait bien sûr des services médicaux. Des discussions sont en cours avec la direction du CHUM à ce sujet, ce que confirme le centre hospitalier. On rappelle toutefois que le CHUM sera érigé sur un seul site.
Garou explique que le CHUM est très intéressé à son projet, où le complexe de santé est vu comme un complément aux services qui seront assurés par le futur hôpital. «On nous intègre presque dans le projet, a lancé Garou. Ils sont allés jusqu'à nous dire que l'on faisait partie de la solution.» Cela pourrait signifier que le complexe de santé privée offre des services écartés par le projet du CHUM, qui se concentrera sur les soins tertiaires et quaternaires.
Outre les services médicaux, des appartements, des chambres d'hôtel ou des condotels pourraient occuper les étages supérieurs de l'immeuble. Rien n'a encore été confirmé. Cette même idée est développée dans le projet de la gare-hôtel Viger, à un jet de pierres de là. Les promoteurs de Viger souhaitent offrir des logements haut de gamme, notamment aux familles dont un membre reçoit des soins au CHUM.
Garou veut également que la clientèle de l'hôpital puisse retrouver dans son complexe des services de proximité comme un restaurant à l'ambiance chaleureuse. En souterrain, 750 places de stationnement sont prévues. «Le parking est une denrée rare dans le secteur, et le CHUM nous a dit que nous pourrions aider à solutionner leur problème de stationnement.[...] Les gens du CHUM aimeraient bien que l'on fasse notre projet en amont du leur. Pour le parking, ce serait une bonne chose», a-t-il précisé.
De fait, le CHUM est aux prises avec un manque de stationnement pour la période que dureront les travaux de construction, et ce sera également le cas une fois la construction terminée. C'est l'un des très nombreux problèmes qui se posent pour le CHUM, dont les coûts, les délais et le concept architectural n'ont toujours pas été déterminés. Les détails du projet ne se préciseront qu'avec le choix du partenariat privé qui construira l'hôpital et l'entretiendra durant plus de 30 ans.
L'équipe de Garou a également établi des contacts avec la Ville de Montréal, question de connaître les étapes du processus réglementaire nécessaire à la construction du complexe de santé. Dans l'immédiat, aucun projet formel n'a été déposé.
Garou est conscient que l'ouverture de plus en plus grande au privé en santé suscite beaucoup de débats et de critiques dans la population. «C'est un sujet délicat. Mais il y a moyen de bien faire les choses», croit-il.
«Ma préoccupation, c'est d'offrir le bon service. J'aurai forcément des partenaires avec un esprit plus mercantile, mais pour l'instant je veux m'assurer que ça se passe bien. Je sais que ce n'est pas moi qui va avoir la solution sur ce débat-là. [...] Il y a une harmonie à créer entre le public et le privé, mais il ne faut pas que ça brime le public», a-t-il indiqué avec prudence.
L'ouverture, l'an dernier, de la clinique de santé privée avec bloc opératoire Rockland MD avait suscité beaucoup de débats passionnés. Depuis, cette clinique qui prend l'allure d'un mail commercial, avec différents services de santé de part et d'autre du corridor central, s'est affiliée à l'hôpital Sacré-Coeur et son existence ne semble plus susciter de résistance.
D'autres projets privés pointent à la faveur des modifications apportées à la Loi sur la santé, qui fait une plus grande place au privé. L'un des partenaires du quartier commercial Dix30, au sud de Montréal, le Fonds d'investissement de placement immobilier des familles Bombardier et Beaudoin, a sur sa table à dessin un centre médical planté parmi des rangées de boutiques.
Tous ces mouvements ont été enclenchés après que le gouvernement libéral a légiféré pour se conformer au jugement de la Cour suprême sur l'affaire Chaouli. Du coup, le gouvernement devait permettre un accès à des assurances santé privées.
Ces changements ont été orchestrés par l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard. Grand défenseur du système public de santé lorsqu'il était en politique, M. Couillard a démissionné en juin dernier et s'est joint récemment à l'entreprise Persistance Capital Partners (PCP), un fonds d'investissement privé en santé.
Le projet, qui pourrait représenter des investissements allant jusqu'à 100 millions de dollars, prendrait place à l'angle des rues Saint-Denis et René-Lévesque. L'immeuble abrite actuellement le Medley, une salle de spectacles et d'événements dont Garou est l'un des propriétaires.
Joint hier après-midi, l'homme d'affaires s'est montré enthousiaste. «Là où je me suis impliqué, c'est sur l'idée d'offrir un complexe vivant. Souvent, ce qui se passe dans un hôpital et autour, c'est triste. Alors moi je veux un côté entertaining là-dedans, avec un restaurant, par exemple. Je veux que ce soit le building de l'espoir», a-t-il affirmé.
Pour l'instant, Garou est entouré d'une petite équipe pour faire avancer le projet, composée notamment de ceux avec qui il brasse déjà des affaires au Medley ou dans ses restaurants. Des partenaires financiers se joindront éventuellement au groupe.
À cette étape-ci, on s'attelle surtout à la définition du complexe. Et les possibilités sont vastes, a fait valoir Garou. On y retrouverait bien sûr des services médicaux. Des discussions sont en cours avec la direction du CHUM à ce sujet, ce que confirme le centre hospitalier. On rappelle toutefois que le CHUM sera érigé sur un seul site.
Garou explique que le CHUM est très intéressé à son projet, où le complexe de santé est vu comme un complément aux services qui seront assurés par le futur hôpital. «On nous intègre presque dans le projet, a lancé Garou. Ils sont allés jusqu'à nous dire que l'on faisait partie de la solution.» Cela pourrait signifier que le complexe de santé privée offre des services écartés par le projet du CHUM, qui se concentrera sur les soins tertiaires et quaternaires.
Outre les services médicaux, des appartements, des chambres d'hôtel ou des condotels pourraient occuper les étages supérieurs de l'immeuble. Rien n'a encore été confirmé. Cette même idée est développée dans le projet de la gare-hôtel Viger, à un jet de pierres de là. Les promoteurs de Viger souhaitent offrir des logements haut de gamme, notamment aux familles dont un membre reçoit des soins au CHUM.
Garou veut également que la clientèle de l'hôpital puisse retrouver dans son complexe des services de proximité comme un restaurant à l'ambiance chaleureuse. En souterrain, 750 places de stationnement sont prévues. «Le parking est une denrée rare dans le secteur, et le CHUM nous a dit que nous pourrions aider à solutionner leur problème de stationnement.[...] Les gens du CHUM aimeraient bien que l'on fasse notre projet en amont du leur. Pour le parking, ce serait une bonne chose», a-t-il précisé.
De fait, le CHUM est aux prises avec un manque de stationnement pour la période que dureront les travaux de construction, et ce sera également le cas une fois la construction terminée. C'est l'un des très nombreux problèmes qui se posent pour le CHUM, dont les coûts, les délais et le concept architectural n'ont toujours pas été déterminés. Les détails du projet ne se préciseront qu'avec le choix du partenariat privé qui construira l'hôpital et l'entretiendra durant plus de 30 ans.
L'équipe de Garou a également établi des contacts avec la Ville de Montréal, question de connaître les étapes du processus réglementaire nécessaire à la construction du complexe de santé. Dans l'immédiat, aucun projet formel n'a été déposé.
Garou est conscient que l'ouverture de plus en plus grande au privé en santé suscite beaucoup de débats et de critiques dans la population. «C'est un sujet délicat. Mais il y a moyen de bien faire les choses», croit-il.
«Ma préoccupation, c'est d'offrir le bon service. J'aurai forcément des partenaires avec un esprit plus mercantile, mais pour l'instant je veux m'assurer que ça se passe bien. Je sais que ce n'est pas moi qui va avoir la solution sur ce débat-là. [...] Il y a une harmonie à créer entre le public et le privé, mais il ne faut pas que ça brime le public», a-t-il indiqué avec prudence.
L'ouverture, l'an dernier, de la clinique de santé privée avec bloc opératoire Rockland MD avait suscité beaucoup de débats passionnés. Depuis, cette clinique qui prend l'allure d'un mail commercial, avec différents services de santé de part et d'autre du corridor central, s'est affiliée à l'hôpital Sacré-Coeur et son existence ne semble plus susciter de résistance.
D'autres projets privés pointent à la faveur des modifications apportées à la Loi sur la santé, qui fait une plus grande place au privé. L'un des partenaires du quartier commercial Dix30, au sud de Montréal, le Fonds d'investissement de placement immobilier des familles Bombardier et Beaudoin, a sur sa table à dessin un centre médical planté parmi des rangées de boutiques.
Tous ces mouvements ont été enclenchés après que le gouvernement libéral a légiféré pour se conformer au jugement de la Cour suprême sur l'affaire Chaouli. Du coup, le gouvernement devait permettre un accès à des assurances santé privées.
Ces changements ont été orchestrés par l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard. Grand défenseur du système public de santé lorsqu'il était en politique, M. Couillard a démissionné en juin dernier et s'est joint récemment à l'entreprise Persistance Capital Partners (PCP), un fonds d'investissement privé en santé.
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- Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)
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