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Clinique privée de 100 millions en face du CHUM

Kathleen Lévesque   4 septembre 2008  Santé
La construction du futur CHUM suscite beaucoup d'impatience mais également un certain engouement chez des investisseurs privés. Le chanteur populaire Garou projette de développer, juste en face de l'actuel hôpital Saint-Luc, un complexe de santé privée avec cliniques, services de proximité et peut-être condotel, a appris Le Devoir.

Le projet, qui pourrait représenter des investissements allant jusqu'à 100 millions de dollars, prendrait place à l'angle des rues Saint-Denis et René-Lévesque. L'immeuble abrite actuellement le Medley, une salle de spectacles et d'événements dont Garou est l'un des propriétaires.

Joint hier après-midi, l'homme d'affaires s'est montré enthousiaste. «Là où je me suis impliqué, c'est sur l'idée d'offrir un complexe vivant. Souvent, ce qui se passe dans un hôpital et autour, c'est triste. Alors moi je veux un côté entertaining là-dedans, avec un restaurant, par exemple. Je veux que ce soit le building de l'espoir», a-t-il affirmé.

Pour l'instant, Garou est entouré d'une petite équipe pour faire avancer le projet, composée notamment de ceux avec qui il brasse déjà des affaires au Medley ou dans ses restaurants. Des partenaires financiers se joindront éventuellement au groupe.

À cette étape-ci, on s'attelle surtout à la définition du complexe. Et les possibilités sont vastes, a fait valoir Garou. On y retrouverait bien sûr des services médicaux. Des discussions sont en cours avec la direction du CHUM à ce sujet, ce que confirme le centre hospitalier. On rappelle toutefois que le CHUM sera érigé sur un seul site.

Garou explique que le CHUM est très intéressé à son projet, où le complexe de santé est vu comme un complément aux services qui seront assurés par le futur hôpital. «On nous intègre presque dans le projet, a lancé Garou. Ils sont allés jusqu'à nous dire que l'on faisait partie de la solution.» Cela pourrait signifier que le complexe de santé privée offre des services écartés par le projet du CHUM, qui se concentrera sur les soins tertiaires et quaternaires.

Outre les services médicaux, des appartements, des chambres d'hôtel ou des condotels pourraient occuper les étages supérieurs de l'immeuble. Rien n'a encore été confirmé. Cette même idée est développée dans le projet de la gare-hôtel Viger, à un jet de pierres de là. Les promoteurs de Viger souhaitent offrir des logements haut de gamme, notamment aux familles dont un membre reçoit des soins au CHUM.

Garou veut également que la clientèle de l'hôpital puisse retrouver dans son complexe des services de proximité comme un restaurant à l'ambiance chaleureuse. En souterrain, 750 places de stationnement sont prévues. «Le parking est une denrée rare dans le secteur, et le CHUM nous a dit que nous pourrions aider à solutionner leur problème de stationnement.[...] Les gens du CHUM aimeraient bien que l'on fasse notre projet en amont du leur. Pour le parking, ce serait une bonne chose», a-t-il précisé.

De fait, le CHUM est aux prises avec un manque de stationnement pour la période que dureront les travaux de construction, et ce sera également le cas une fois la construction terminée. C'est l'un des très nombreux problèmes qui se posent pour le CHUM, dont les coûts, les délais et le concept architectural n'ont toujours pas été déterminés. Les détails du projet ne se préciseront qu'avec le choix du partenariat privé qui construira l'hôpital et l'entretiendra durant plus de 30 ans.

L'équipe de Garou a également établi des contacts avec la Ville de Montréal, question de connaître les étapes du processus réglementaire nécessaire à la construction du complexe de santé. Dans l'immédiat, aucun projet formel n'a été déposé.

Garou est conscient que l'ouverture de plus en plus grande au privé en santé suscite beaucoup de débats et de critiques dans la population. «C'est un sujet délicat. Mais il y a moyen de bien faire les choses», croit-il.

«Ma préoccupation, c'est d'offrir le bon service. J'aurai forcément des partenaires avec un esprit plus mercantile, mais pour l'instant je veux m'assurer que ça se passe bien. Je sais que ce n'est pas moi qui va avoir la solution sur ce débat-là. [...] Il y a une harmonie à créer entre le public et le privé, mais il ne faut pas que ça brime le public», a-t-il indiqué avec prudence.

L'ouverture, l'an dernier, de la clinique de santé privée avec bloc opératoire Rockland MD avait suscité beaucoup de débats passionnés. Depuis, cette clinique qui prend l'allure d'un mail commercial, avec différents services de santé de part et d'autre du corridor central, s'est affiliée à l'hôpital Sacré-Coeur et son existence ne semble plus susciter de résistance.

D'autres projets privés pointent à la faveur des modifications apportées à la Loi sur la santé, qui fait une plus grande place au privé. L'un des partenaires du quartier commercial Dix30, au sud de Montréal, le Fonds d'investissement de placement immobilier des familles Bombardier et Beaudoin, a sur sa table à dessin un centre médical planté parmi des rangées de boutiques.

Tous ces mouvements ont été enclenchés après que le gouvernement libéral a légiféré pour se conformer au jugement de la Cour suprême sur l'affaire Chaouli. Du coup, le gouvernement devait permettre un accès à des assurances santé privées.

Ces changements ont été orchestrés par l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard. Grand défenseur du système public de santé lorsqu'il était en politique, M. Couillard a démissionné en juin dernier et s'est joint récemment à l'entreprise Persistance Capital Partners (PCP), un fonds d'investissement privé en santé.






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  • André Bourbonnais
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 02h38
    Vive Couillard...Vive Garou.
    « Comme écrit dans l'article, Monsieur Couillard, grand défenseur du système "PUBLIC" de la santé lorsqu'il était ministre de celle-ci, s'en va,dès qu'il quitte son ministère, dans ce qu'il y a de plus privé (PCP;Clinique Medicys) et de plus payant...bizarre!! Vive le serment d'Hyppocrate. Et Garou, chanteur au Medley et ailleurs, ici et de par le monde, se lance dans la santé aussi, dans le privé, face au CHUM. Vive le capitalisme..et
    au diable ceux qui ne peuvent pas payer.Qu'ils attendent!!! »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 08h06
    Grâce aux bons soins du bon docteur Couillard!
    « Bientôt, quand tous les Québécois auront besoin de recourir aux cliniques privées pour avoir des soins, ils comprendront qu'avec le "bon docteur Couillard", ils auront assisté au plus grand détournement de mission de l'histoire récente du Québec. Celui-là même, qui était chartgé de gérer et de défendre la santé publique par le biais son ministère, aura tout simplement mis la table pour servir, sur un plateau d'argent, la santé publique aux hommes d'affaires, ainsi qu'à ses partenaires financiers. »

  • Richard Lépine
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 08h45
    N'importe quoi
    « Les deux derniers paragraphes de l'aticle continuent à faire croire qu'à la suite du jugement Chaoulli, le Québec ne pouvait faire autrement. Le fait est que Québec a INTERPRÉTÉ la décision de la Cour qui n'exigeait que de mettre fin à des délais d'attente trop longs. De plus, l'ouverture au privé, pour ce qui est de 53 chirurgies, par le dit grand défenseur du secteur public (encore n'importe quoi) s'est conclue pendant que le doc Couillard était en pourparler avec ses "nouveaux" petits amis en ce qui concerne son avenir après mandat. Parti du privé (Dans les Émirats???) il retourne au privé après avoir pavé d'or le chemin de ses nouveaux associés.
    Richard Lépine »

  • Cécilien Pelchat
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 09h05
    J'aurais voulu être un artiste..
    « La santé est trop importante dans la vie de chacun pour la laisser aux soins des politiciens...Mais quand les artistes flairent la bonne affaire,alors là,j'ai mon m...voyage.Est-on en train de nous prendre pour des caves ? Est-on en train de nous dire qu'on va mettre un prix sur ce qui fait le gros lot de la misère humaine ? Qu'on va vendre une hanche et la pose pour X milliers de dollars,comme l'on fait pour l'installation d'une piscine hors terre ? Maudit qu'on est moutons ! Y-a-t-il quelqu'un dans la salle pour avertir la population qu'elle va retourner àux décennies 40 et 50 quand
    la famille se réunissait pour amasser la somme nécéssaire pour faire exécuter une appendectomie à un adolescent ? Ou encore s'adresser à un organisme de charité publique pour
    faire payer des soins dentaires ? Que ceux qui ignorent le coût de la médecine privée demandent à voir les factures de
    ceux qui subissent une chirurgie en hôpital privé aux É-U .
    Moi,je le sais pour avoir vu une facture d'hospita-
    lisation pour une chirurgie de remplacement d'une hanche dans un hôpital de Floride;cinq jours d'hospitalisation,les prothèses,les solutés,etc. $47500.00 heureusement défrayés à 92% par une police d'assurance dont les coûts montent en flèche annuellement.Et vous appelez ca des soins humains ? On fait tout payer,même les papiers hygiéniques ! Sommes-nous une société ou juste une agglomération d'individus qui n'avons aucun souci de l'autre ? La solidarité humaine serait-elle rendue à son extrémité minimale où nous ne saurions plus aider à relever le malheureux blessé au bord de la route ? Oui,notre système de santé est déficient sous certains rapports;oui,il est dispendieux(surtout pour les mieux nantis);oui,il y une marge d'individus qui en profitent
    sans compensation adéquate;oui,nous ne voyons pas encore le jour où il se stabilisera.Mais,bon Dieu,voulons-nous vraiment d'une médecine à deux vitesses ? Une pour les riches
    sans délai,et l'autre pour les autres,quand les chirurgiens auront le temps ? Non,ce n'est pas acceptable dans une société digne de ce nom. Moi,entendre parler de faire de l'argent avec la santé,première misère du monde,ca me défrise. J'espère que nous allons nous réveiller et expédier
    ces faiseurs d'argent aux États-Unis.(where they belong)!
    ``usque ad quem,medici,abutere populi patientia``
    C.Pelchat
    3547 rue Lemieux
    Lac-Mégantic (819)582-5118 »

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    jeudi 4 septembre 2008 09h14
    Répugnant.
    « Et puis est-ce que ça plaira vraiment aux nantis de voir les pauvres crever juste en face d'eux? Question idiote, ils le font depuis toujours. C'est à vomir de dégoût... »

  • Gabriel Deschambault
    Inscrit
    jeudi 4 septembre 2008 09h48
    un peu de stationnement!
    « Avec un beau projet de 750 places de stationnement supplémentaires au centre-ville, la Ville, en autorisant le projet, pourra encore une fois contredire sa propre politique de contrôle du stationnement au centre-ville.

    Malheureusement, à Montréal on est vite pour faire des Déclarations, des règles, des Politiques, des Chartes; mais quand vient le temps de les consacrer dans la réalité, c'est une autre affaire.

    Quant au système de santé; nos grands gestionnaires publics me font penser aux «grands-stratèges-économistes-en-chef» des grandes banques, qui n'ont pas vu venir l'arnaque du papier commercial. Ou encore les «chiens-de garde» de l'Autorité Financière qui ont regardé passer les opérations Norbourg en sifflotant.

    On n'est pas en affaire avec le dossier de la santé ...ça va couter cher! »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 09h51
    J'ose croire que vous n'êtes pas seul M. Pelchat!
    « Bravo, pour cette belle lettre monsieur. J'espère que des millions de québécois pensent comme vous, et sont prêts à se lever pour défendre le système de santé public. Déjà, des dizaines de médecins se sont élevés contre cette dérive de notre système de santé, orchestrée entre autres, par deux anciens ministres de la Santé, ce qui est tout à fait scandaleux. Mais ou sont les chefs, les syndicalistes, les défenseurs du peuple? Y en a-t-il encore dans ce pays. J'ai l'impression que le peuple est prêt depuis longtemps, mais qu'il n'y a plus personne pour les guider. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    jeudi 4 septembre 2008 09h55
    Opportunité, quand tu m'invite
    « On ne peut pas accuser les opportunistes de saisir les opportunités. La corne d'abondance a été ouverte par Couillard et Charest (sans doute sous la pression de leur ami Desmarrais), et maintenant il est temps de célébrer le "free for all". »

  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    jeudi 4 septembre 2008 10h12
    Un complexe de santé privée
    « C'est ce qui est écrit dans votre article. La santé pourrait être privée ? Privée de quoi? Il me semble que le système est privé, pas la santé.
    On veut que le système de santé se ventile, qu'il fonctionne. Présentement, avec les balises actuelles, cela semble impossible. Se tourner vers le privé ? Il y aura toujours des gens qui auront l'argent pour se faire soigner avant les autres. Dans le système public, ça marchait aussi: on appelait ça les fondations.On offre $20,000 à la fondation et on remonte sur la liste d'atente. Oh, on ne vous dira pas ça comme ça, bien entendu.On dit que les médecins qui iront au privé dégarniront les équipes au public. Pas sûre: on pourra offrir des salaires compétitifs, des conditions de travail intéressantes, etc. On pourra attirer des médecins de l'extérieur. Et en bout de ligne, ça pourrait dégager le système public. Tout n'est pas simple et ce, même si on croit dur comme fer que le système public est philosophiquement, le meilleur système.
    Garou, en santé ? Il devrait retourner sous le vent. »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 10h53
    Pour une grande Coalition pour des soins de santé publics.
    « Je crois que l'heure est venue, pour le peuple, de se lever debout et de réclamer la mise en veilleuse de toutes ces cliniques privées qui voient le jour, ou qui sont en train de naître et d'exiger que le gouvernement actuel investisse davantage dans le système public de santé. Cette coalition devrait regrouper d'abord les piliers de notre système de santé qui sont les médecins, infirmiers et infirmières, techniciens. Les groupes d'enseignants, d'universitaires, les associations étudiantes; les groupes d'hommes d'affaires, les travailleurs, les fonctionnaires de l'Etat; les groupes sociaux, les artistes, les communautés religieuses qui ont contribué à notre système de santé etc.
    Cette Coalition devrait inviter plus de 100 000 personnes qui ont à coeur l'avenir de nos enfants, pour une société meilleure dans un système public de santé, à descendre dans la rue et à manifester joyeusement pour que cesse la "démolition" de nos acquis sociaux comme notre système de santé. »

  • Serge Bernier
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 11h19
    Assurance publique, services privés
    « Le gouvernement doit s'assurer que les citoyens reçoivent les services de santé dont ils ont besoin peu importe leurs moyens financiers. C'est ce qu'assurent les régimes d'assurance-maladie, d'assurance-hospitalisation et d'assurance-médicaments.

    Cependant, il n'y a aucune raison pour que le gouvernement offre lui-même ces biens et services. D'ailleurs, une grande partie des services de santé sont offerts par des entrepreneurs privés. Par exemple, les services de première ligne sont offerts en grande partie par des médecins travaillant dans des cliniques privées. Les pharmacies sont également des entreprises privées.

    Si l'on permettait aux entreprises privées d'offrir des services hospitaliers payés par le gouvernement, les hôpitaux privés, en concurrence les uns avec les autres, chercheraient à se dépasser pour offrir les meilleurs services possible, le plus rapidement possible et au meilleur coût possible.

    Il est vrai que cela coûterait probablement plus cher. Certains se bercent d'illusion s'ils pensent obtenir de bons services hospitaliers quand ils en ont besoin (de préférence avant de mourir) en payant moins que ce que les services valent en réalité. Présentement, nous ne payons pas suffisamment pour les services de santé et nous en payons le prix en devant attendre de longs mois avant d'obtenir les services dont nous avons besoin.

    La saga du CHUM est une belle démonstration de l'inefficacité du système hospitalier public. C'est inadmissible que ce débat dure depuis plus de vingt ans. Si le CHUM était un hôpital privé, le nouvel hôpital aurait été construit il y a bien longtemps. Les propriétaires auraient choisi facilement le lieu le plus approprié pour desservir la population. C'est d'ailleurs aberrant que les intervenants ne parlent jamais de la population à desservir lorsqu'ils défendent un site. Si les patients habitent le centre-ville, pourquoi vouloir établir l'hôpital à Outremont?

    En résumé, des services offerts par le privé mais financés par le public permettraient d'améliorer les soins hospitaliers, à la condition que le gouvernement investisse suffisamment de ressources. »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 12h48
    Garou, grand bienfaiteur de l'humanité ou...grand profiteur?
    « Désormais, n'importe quel bozo inculte, mais qui a du fric, pourra investir dans des complexes médico-ludiques, avec restos et bars branchés ("un côté entertaining là-dedans"). Mais dans quel merdier sommes nous rendus au Québec pour permettre de telles énormités? »

  • Bernadette Day
    Inscrite
    jeudi 4 septembre 2008 13h17
    Pour la défense d'un système de santé publique
    « On dirait que toutes les décisions ont été prises depuis pas mal d'années pour faire échouer le système de santé publique québécois.Maintenant que l'on est arrivé aux résultats catastrophiques tels que le manque de personnel médical, délais d'attente inacceptables, on commence à dire que le secteur privé devrait intervenir pour améliorer la situation.Pas mal comme stratégie de sabotage! »

  • Claude Smith
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 15h43
    Une conséquence de la privatisation
    « En mai dernier, j'ai perdu mon médedcin de famille. Comme nous avons une pénurie de médedcins dans notre région, il m'a été impossible d'en trouver un. Or, dernièrement, j'ai appris qu'un nouveau médecin venait s'implanter chez nous. Bravo me suis-je dit et me suis empressé de téléphoner pour prendre rendez-vous. C'est là que j'ai appris qu'il faisait partie des plus en plus nombreux désafiliés du système public. Donc,si je comprends bien, en plus de payer des impôts pour contribuer à maintenir notre système public, je devrai débourser une somme X pour obtenir les soins de ce cher médecin. Cela veut aussi dire qu'un bon nombre de mes concitoyens seront aussi privés de soins par ce qu'ils sont dans l'impossibilité de se les payer. On va me dire alors que le priver va améliorer les soins en santé. Mon oeil!!

    Claude Smith
    claude-francoise@videotron.ca »

  • Guillemette Sylvain
    Inscrit
    jeudi 4 septembre 2008 16h59
    Lorsque le loup-Garou entre dans la bergerie...
    « Certains l'ont sans doute appris bien avant moi, mais c'est sans surprise que j'ai su que Garou allait investir une grosse somme de Ô Capital dans la santé, non pas la nôtre, mais bien celle de son porte-feuilles, tout prochainement.

    L'opportunisme crasse dont fait preuve Garou n'est pas un symptôme si répandu, malgré le conditionnement capitaliste invitant à le devenir, parmi la population québécoise. Mais plus nous avancerons vers le privé, plus vous le verrez se manifester. Les parasites chercheront toujours dans recoins à exploiter, c'est purement capitaliste comme principe et c'est le modèle économique dans lequel nous vivons.

    Dans une logique tordue allant à l'encontre des constats scientifiques (IRIS et bien d'autres..), le privé fut admis dans notre système, sans pourtant avoir été débattu devant quelconque conseil populaire que ce soit, sans qu'aucun argument ne nous ait été livré pour légitimer l'exploitation de la misère humaine et l'exploitation des masses laborieuses du secteur de la santé, par la minoritaire et parasitaire élite non-élue et totalement inutile à l'humanité (bourgeoisie). Le jugement Chaouli ayant été adopté, malgré les mensongers arguments utilisés pour la cause, devrait donc être renversé immédiatement, puisque l'on sait aujourd'hui que d'ajouter un parasite inutile à notre système de santé, n'en coûtera que plus cher et qu'il n'améliorera aucunement l'accessibilité des souffrants, bien au contraire!

    Dans un contexte de pénurie de main d'oeuvre, dans pratiquement tous les domaines, dont la santé, il est plus que difficile d'imaginer que Garou puisse trouver le personnel nécessaire à son exploitation de la misère humaine pour riches. Oui, oui, pour riches! Garou parle d'une clinique luxueuse! Imaginez le reste de ses priorités! Quant au personnel manquant, la bête en soif de viande fraîche n'aura qu'à demander au gouvernement à la solde des bourgeois, soit les libéraux actuellement, d'abaisser encore plus les quotas du personnel soignant et de fermer donc, d'autres salles de chirurgies dans nos hôpitaux publics! Tant qu'à le faire couler le sous-marin, aussi bien lancer toutes les torpilles restantes. Couillard s'y connaissait certainement en sabordage!

    Bref, un autre chapitre d'horreur pour les québécois divisés sur la question, suite aux multiples mensonges proférés par la parasitaire et minoritaire bourgeoisie, non-élue, non-méritante, et ses mercenaires propagandistes (Elgrably, Facal, Dumont et cie). Mais détrompez-vous ceux et celles qui croient au privé! Regardez vos voisins du sud, ils vous envient! Les états-uniens sans moyen de se faire soigner en sont rendus à se faire soigner en cachette à Cuba. Hillary Clinton a reçu le support de la moitié des démocrates en proposant un système de santé universel, puisque le système actuel, privé, ne fonctionne visiblement pas. En tout cas, il ne fonctionne pas pour près de 55 millions d'états-uniens! C'est près de la moitié du canada en population.

    Mais sinon, tout simplement, faites le calcul vous-même.

    Prenez votre système de base public, ajoutez-lui un parasite qui ne sert à rien, et voilà le travail! La facture augmente, sauf si l'on abaisse les conditions des travailleurs, des prolétaires, et oui, encore les prolétaires qui paient au bout du compte. Sinon, le client (Vous n'êtes plus patient, mais bien un client!) qui assume! Dites-vous que vous avez au moins, en tant que client, toujours raison! Ensuite n'oubliez pas de calculer les arbres coupés pour faire de la publicité, le coût de cette publicité, etc..

    Mais surtout, la question de l'accessibilité est remise en question ici. Alors quand Garou dit «Il y a une harmonie à créer entre le public et le privé, mais il ne faut pas que ça brime le public», il omet de dire qu'il brime justement, en ce moment même, le public! Il est impossible de faire fonctionner le système public, sans personnel. Et d'ailleurs, si le jugement Chaouli n'avait jamais été accepté, comme il aurait dû être (constat scientifique VS l'appétit des bourgeois), nous n'en serions pas là. Ce jugement, apporté par un vendu de l'État, a déjà changé la donne quant au personnel dans les hôpitaux, puisque les nouveaux diplômés ont désormais le choix entre les deux.

    La meilleure solution, d'après moi, reste de créer un fond pour renverser le jugement Chaouli par la voie judiciaire. La loi fut adoptée sur une base mensongère, démentie, par les études de l'IRIS et d'autres firmes dans le monde.

    Le système de santé états-unien, peu performant soit-il, peu accessible soit-il, est-il devenu un modèle pour nous, québécois? Sommes-nous si pauvres d'idée lorsque vient le temps de soigner les nôtres? Et pour ceux qui me chanteront encore «ça coûte cher le public», il est à noter que l'étude de l'IRIS confirme que le privé coûte plus cher. Et j'aimerais ajouter, que le système de santé de Cuba, un pays du tiers monde, pourrait nous en apprendre énormément sur la question, bien plus que les celui des États-Unis.

    Notre santé n'est pas une marchandise!

    Non à la privatisation!

    Non aux parasites!

    Sylvain Guillemette

    Parti communiste du Québec

    Québec-solidaire

    http://reactionismwatch.wordpress.com/ »

  • Guillemette Sylvain
    Inscrit
    jeudi 4 septembre 2008 18h47
    Lorsque le loup-Garou entre dans la bergerie...
    « http://reactionismwatch.wordpress.com/2008/09/04/lorsque-le-loup-garou-entre-dans-la-bergerie/

    C'est répugnant! Quelle honte! »

  • Louise Hurteau
    Inscrite
    samedi 6 septembre 2008 22h49
    Bravo Cécilien Pelchat
    « En effet, les gens se font servir de l'idiocie. Plus loin encore, POURQUOI personne ne questionne l'appellation "universitaire" d'un hôpital X ... Pourtant - tous québécois devraient se poser la question: Est-qu'un hopital universitaire est TOUJOURS public ou devient-il, tout d'un coup dépouillé de ses obligations publiques ? C'est hôpitaux sont payé et ont été payés AVEC NOS TAXES - ils appartiennent au peuple du Québec, et non pas à des intérêts privés !

    Moi j'aimerais bien des réponses,au carnage de notre système de santé !

    Aux États-Unis, plus de 44 millions de personnes n'ont aucune protection de santé, c'est à dire, ils crèvent faute de fond. 60% des faillites personnelles - présentement aux États-Unis - sont causées par des frais de santé. C'est ça que Couillard nous a livré ?

    Le système de santé américain - le seul pays industrialisé SANS système public - est le plus cher de tous les pays industrialisés - la privatisation ne coûte pas moins cher, AU CONTRAIRE. Ceci ce sont des faits vérifiables.

    À chaque fois qu'un québécois achète un service de santé privé - il attaque notre système de santé public. La santé et la vie, ce n'est pas un commerce qu'on passe le message à nos gouvernements une fois pour toute.

    Et on devrait exiger une enquête sur l'appellation "universitaire" - j'aimerais bien que quelqu'un fasse une fois pour toute - lumière sur ce phénomène ! »

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