vendredi 27 novembre 2009 Dernière mise à jour 13h38


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Congrès mondial sur le cancer

Amélie Daoust-Boisvert   30 août 2008  Santé
De Genève, les 2500 scientifiques réunis jusqu'à demain dans le cadre du Congrès mondial sur le cancer lancent un appel clair à la communauté internationale: il faut concentrer les efforts sur le désastre des pays en voie de développement, car la moitié des nouveaux cas s'y déclarent.

Le cancer, longtemps considéré comme le cauchemar des nations développées par son lien avec le vieillissement de la population, se tient désormais à la troisième marche du triste podium des causes de mortalité en importance dans les pays en voie de développement. Alors qu'ici les chances de survivre à un cancer s'améliorent, les moins nantis de la planète sont encore une fois laissés derrière. Incidence et taux de mortalité connaissent une hausse alarmante, décrie l'Union internationale contre le cancer (UICC).

Le Dr Franco Cavalli, président sortant de l'UICC, a affirmé cette semaine au magazine L'Hebdo que le désastre survient parce «qu'aux cancers des pauvres (foie, col de l'utérus, oesophage) commencent à s'associer les tumeurs liées au mode de vie occidental (sein, poumon, prostate, colorectal). Parce que le diagnostic est souvent tardif. Et parce que les médicaments sont beaucoup trop chers. Il y a donc plus de tumeurs, détectées moins rapidement et pas ou mal soignées.»

Lueur d'espoir

Contrôler le cancer du col de l'utérus dans les pays en voie de développement ne relève pas de l'utopie, affirment les experts en s'appuyant sur les récentes avancées en prévention. Jeudi, en marge d'une séance plénière sur le sujet, ils ont publié dans le journal Vaccine la première analyse coût-bénéfice de l'introduction de vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) qui cause le cancer du col, et des nouvelles méthodes de dépistage. Résultat: en Asie-Pacifique, en Amérique latine et dans les Caraïbes, le rapport coût-bénéfice devient positif à moins de 25 $ par dose, incluant la logistique et le personnel pour administrer le vaccin. Suivant la valeur marchande, il en coûte 360$ en moyenne pour vacciner une jeune fille. «Des efforts sont nécessaires pour adapter le prix actuel du vaccin afin de rencontrer les coûts que les pays en voie de développement peuvent assumer», a dit Xavier Bosh, de l'Institut catalan d'oncologie.

La Déclaration mondiale sur le cancer 2008, qui fait suite à la première Déclaration mondiale, adoptée en 2006, préconise plusieurs actions prioritaires à entamer dans le monde pour 2020, particulièrement dans les pays en voie de développement. Dans ces pays, «les percées ne naissent pas de nouveaux médicaments spectaculaires, a affirmé la Dre Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé. Les vraies percées surviennent quand la recherche démontre comment utiliser les outils existants et les adapter pour qu'ils soient efficaces dans des milieux pauvres en ressources.»

À Montréal en 2012

Après Genève, cette année, et Beijing, en 2010, L'UICC a choisi Montréal pour accueillir la conférence internationale sur le Cancer, en 2012. La Fédération québécoise du cancer pilotera l'événement. Michel Gélinas et Daniel Cauchon, respectivement fondateur et vice-président exécutif, se sont rendus à Genève cette semaine afin de se préparer à accueillir les quelques milliers de scientifiques et de décideurs du monde entier. L'annonce officielle et le dévoilement du comité scientifique sont prévus pour septembre.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Steve Dubois
    Abonné
    samedi 30 août 2008 10h08
    Prévenir ou guérir
    « Il me semble décevant que l'on ne mentionne point la nécessité de réduire la pollution, cause importante du cancer. Pourtant, plusieurs études ont montré que les cas de cancer sont beaucoup plus fréquents dans les régions plus polluées. Les industries pétro-chimiques, l'automobile, les déchets toxiques produits par l'industrie de l'électronique, notamment, sont des facteurs de risques importants. Malheureusement, comme le fait remarquer Devra Davis (The Secret History of the War on Cancer),la lutte contre le cancer est devenue une affaire très lucrative. Les acteurs de cette "lutte" auraient donc davantage intérêt à la perpétuer, plutôt que de s'attaquer aux causes. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
1 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009