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Le pôle Nord perd sa calotte

Il pourrait être couvert d'eau d'ici 15 jours

Louis-Gilles Francoeur   30 août 2008  Santé
Un iceberg dans le fjord de Jacobshavn, au Groënland. Un peu plus au Nord encore, la fonte de la calotte polaire atteint cette année des proportions inédites.
Photo : Agence Reuters
Un iceberg dans le fjord de Jacobshavn, au Groënland. Un peu plus au Nord encore, la fonte de la calotte polaire atteint cette année des proportions inédites.
La fonte de la calotte polaire de l'Arctique est si phénoménale cette année que d'ici 15 jours, certains chercheurs estiment que le pôle Nord pourrait se retrouver couvert d'eau pour la première fois depuis des dizaines de milliers d'années.
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  • jpthoma1
    Abonné
    samedi 30 août 2008 07h14
    D'autres scientifiques pensent différemment!
    D'autres scientifiques croient que la calotte glaciaire avait disparue lors du dernier réchauffement climatique survenu entre les 8è et 11è siècles (donc moins de mille ans).

    On sait qu'à cette époque, le Groënland avait perdu une partie de sa calotte glaciaire aussi. Groënland signifie "terre verdoyante, terre verte", n'oublions pas!

    Des scientifiques de l'U. Laval auraient aussi trouvé au Nunavik des souches d'épinettes dont la grosseur du tronc démontre clairement des températures beaucoup plus chaudes qu'aujourd'hui dans cette région.

    Le réchauffement qu'on connait n'est pas le premier et ne sera pas le dernier!

  • Steve Dubois
    Abonné
    samedi 30 août 2008 10h21
    Le canari dans la mine, ou le début de la fin
    La calotte glacière fond, et la première chose qui vient à l'esprit de notre gouvernement conservateur est le potentiel d'exploitation de nouveaux gisements pétrolier? C'est ahurissant. Ne leur a-t-il pas effleuré l'esprit que la fonte totale de la calotte glacière annonce que le réchauffement du climat a atteint un niveau de risque alarmant, et qu'il faudrait en conséquence prendre des mesures radicales pour réduire nos émissions de GES - et donc réduire notre consommation de pétrole?

  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 30 août 2008 14h21
    Ce texte est rempli d'erreurs, c'est l'an passé, en 2007, qu'il y a eu la pire période de fonte de glace.
    Pour faire changement, on se base sur des données arrangées pour faire peur. Premièrement, il faudrait être en mesure de comprendre les données que vous avancez monsieur Francoeur ce qui n'est pas si évident.

    Il faut savoir que ce n'est pas en 2005 qu'il y a eu un record de disparition de la banquise, mais en 2007. D'ailleurs vous faites référence à 2007 dans votre texte. 2005 est le second record, le record étant en 2007.

    Je cite mots pour mots votre propre source

    August 26, 2008
    Update 9:15 am MT August 27: See below.
    Arctic sea ice now second-lowest on record

    Sea ice extent has fallen below the 2005 minimum, previously the second-lowest extent recorded since the dawn of the satellite era. Will 2008 also break the standing record low, set in 2007? We will know in the next several weeks, when the melt season comes to a close. The bottom line, however, is that the strong negative trend in summertime ice extent characterizing the past decade continues.

    Overview of conditions
    With several weeks left in the melt season, sea ice extent dipped below the 2005 minimum to stand as the second-lowest in the satellite record. The 2005 minimum, at 5.32 million square kilometers (2.05 million square miles), held the record-low minimum until last year.
    Recent ice retreat primarily reflects melt in the Chukchi Sea off the Alaskan coast and the East Siberian Seas off the coast of eastern Russia.
    Update 9:15 am MT August 27:
    Arctic sea ice extent on August 26 was 5.26 million square kilometers (2.03 million square miles), a decline of 2.06 million square kilometers (795,000 square miles) since the beginning of the month. Extent is now within 430,000 square kilometers (166,000 square miles) of last year's value on the same date and is 1.97 million square kilometers (760,000 square miles) below the 1979 to 2000 average.


    http://nsidc.org/arcticseaicenews/

    Dans les faits, on a pas une diminution de 5,26 millions de mètres carrés de glace, il en reste ça. Il en restait 5,32 le 21 septembre 2005, donc, ce deuxième record a été battu, cette année, pour l'instant, on est deuxième, derrière 2007, le record de tous les temps, l'étendu de la banquise était très réduite, on était en deçà des 5 millions de Km2.

    Les graphiques de votre source sont très clair.

    http://nsidc.org/data/seaice_index/images/daily_im
    http://nsidc.org/images/arcticseaicenews/20080827_

    Vous saviez par contre que 2007 a aussi extraordinaire du coté de la formation de la glace ? Le graphique élaboré par l'équipe de recherche arctique de l'université de l'Illinois est fort démonstratif.

    http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IMAGES/cur

    L'étendue de glace de l'hiver 2007-2008 était semblable à celle du début des années 2000 et ce bien qu'on ai perdu un millions de km2 de plus lors de l'été 2007. Il est vrai qu'une bonne partie de la glace actuelle est nouvelle de l'an passé, puisqu'elle a fondu et regelé l'an passé, pour l'instant, cette glace il en reste encore, et la plus ancienne, elle est encore intacte(Contrairement à ce que raconte Mark Serreze à L'AFP), on l'oubli dans le texte de monsieur Francoeur. Il y a plus de glace qu'il y en avait l'an passé. Il est normal par contre que la glace nouvelle ai tendance à fondre plus rapidement puisqu'elle est moins dense et moins compacte. Pour l'instant, il en reste encore et si à la fin de la période de fonte, il en reste encore, le tout va être très positif, ça va être le signe que la fonte de 2007 ne va avoir été qu'un accident. On veut toujours rendre les choses pire qu'elles sont.

    Et bien certainement, monsieur Francoeur ne parle de l'Antarctique et de ses glaces dans son texte, car contrairement à ce que certains disent, l'étendu de glace augmente en Antarctique, on peut s'en assurer ici :

    http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/IMAGES/cur


    Je me demande d'où ça sort ça « Les glaciologues expliquent la rapidité du changement par la synergie imprévue, qui se produit entre les gaz à effet de serre -- responsables de la fonte de la calotte -- et le fait que cette mer sans cesse plus déglacée absorbe plus de chaleur solaire, ce qui réduit d'année en année l'épaisseur de la calotte de glace et explique sa disparition précoce. »

    Premièrement, on a pas la moindre preuve que les gaz à effet de serre sont responsable des changements climatiques. Ils n'ont pas arrêter d'augmenter, pourtant, la température moyenne globale est sur un plateau depuis 1998 qui a été l'année la plus chaude. De plus, la température des océans n'augmentent plus, une étude scientifique a même affirmé le contraire en 2006, elle disait que les océans se refroidissaient, ça n'a pas été très long, ils se sont fait attaqués par les idéologues du réchauffement climatique causé par l'homme et ils ont révisés leurs résultats. On a conclu que le refroidissement POURRAIT provenir de biais en provenance de certains instruments de mesures... Mais au pire, si biais il y a, on a certes plus de refroidissement, mais on a pas de réchauffement non plus. On peut lire l'étude avec révision comprise ici

    Recent Cooling 1 of the Upper Ocean

    http://oceans.pmel.noaa.gov/Pdf/heat_2006.pdf


    L'océan ne se réchaufferait plus, certes, mais les courants thermohalins eux, sont toujours bien actifs, et justement il en passe un dans le grand nord, dans l'Océan Arctique et aussi entre la péninsule antarctique et la Terre de Feu, la seul endroit où ça fond en Antarctique.

    Une étude de 2006 a démontré que ces courants varient beaucoup et ce de façon naturelle et qu'ils sont plus actif qu'en 1980


    Is the thermohaline circulation changing?
    Résumé / Abstract
    Analyses of ocean observations and model simulations suggest that there have been considerable changes in the thermohaline circulation (THC) during the last century. These changes are likely to be the result of natural multidecadal climate variability and are driven by low-frequency variations of the North Atlantic Oscillation (NAO) through changes in Labrador Sea convection. Indications of a sustained THC weakening are not seen during the last few decades. Instead, a strengthening since the 1980s is observed. The combined assessment of ocean hydrography data and model results indicates that the expected anthropogenic weakening of the THC will remain within the range of natural variability during the next several decades.

    http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=1

    Et, les changements de l'Arctique peuvent être attribué en bonne partie à ces changements dans le courant thermoalins et à d'autre variations d'ordres naturels comme le démontre Igor Polyakov

    Two distinct warming periods from 1920 to 1945, and 1975 to present stand out for the arctic region north of 62N (Figure 1). Compared with global and hemispheric temperature rise, the high-latitude temperature increase was stronger in the late 1930s-early 1940s than in recent decades. A wavelet transform displays strong low-frequency variability on the decadal and multi-decadal time scales with the strongest signal at low-frequency oscillation (LFO) periods (Figure 1). The enhanced warming observed in the 1930-40s and in recent decades, and the strong cooling in the Arctic in the 1960-70s and prior to the 1920s may be associated, at least partly, with the positive (warm) and negative (cold) phases of the LFO superimposed on the background warming trend. The surface-air pressure time series shows fluctuations similar to what one might expect from adding decadal variability to the multi-decadal LFO signal with higher values prior to the 1900s and in the 1940s - mid-1980s (negative LFO phases) and lower values in the 1900-30s and mid-1980s - present (positive LFO phases) [Polyakov et al., 2002, 2003a].

    http://www.frontier.iarc.uaf.edu:8080/~igor/resear


    Tous les changements peuvent être attribués à des phénomènes naturels. Il semblerait aussi que 2007 soit un accident, non pas une référence et surtout, votre texte démontre une incompréhension du sujet.

    2007 est l'année où il y a eu le moins de glace, le 21 septembre 2005, il restait 5,32 millions de kilomètres carrés de glaces dans l'Arctique, aujourd'hui, il en reste 5,26, donc moins, pas plus, mais 430 000 km2 de plus qu'en 2007 à la même période et ce, bien que la glace soit nouvelle, ce qui est encourageant.

  • Chryst
    Abonné
    jeudi 4 septembre 2008 21h33
    La tendance serait la même...
    Merci à M. Francoeur pour nous faire voir les grands enjeux. Réchauffement du climat, passage libre de glaces, espèces menacées, populations en péril, etc.

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