dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 12h20
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Ouverture de la 17e Conférence mondiale sur le sida à Mexico - La prévention et la recherche d'un vaccin seront au coeur des discussions

4 août 2008  Santé
Plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans les rues de Mexico à la veille de l’ouverture de la 17e Conférence mondiale sur le sida.
Photo : Agence Reuters
Plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans les rues de Mexico à la veille de l’ouverture de la 17e Conférence mondiale sur le sida.
Mexico — La 17e Conférence mondiale sur le sida s'ouvrait hier soir à Mexico en présence du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, du président mexicain, Felipe Calderon, et de milliers de participants, chercheurs, médecins et autres représentants d'associations.

C'est la première fois qu'un pays d'Amérique latine accueille ce grand rendez-vous international de la lutte contre la pandémie de sida.

Cette année, une jeune séropositive hondurienne de 12 ans, Keren Dunaway, l'une des plus célèbres militantes antisida du continent, devait monter à la tribune lors de la séance inaugurale de la conférence aux côtés du président mexicain et du secrétaire général e l'ONU.

Cette jeune fille est devenue le héraut de la cause des enfants infectés par le VIH dans une Amérique latine où peu d'enfants contaminés par le virus du sida osent briser le silence et révéler leur séropositivité à leurs camarades de classe par crainte d'être rejetés et montrés du doigt.

Keren Dunaway, dont les deux parents sont séropositifs, est porteuse du virus depuis sa naissance. «C'est comme une petite balle avec des petits points, qui est en moi, qui nage en quelque sorte en moi», explique la jeune fille dans une interview accordée à l'Associated Press avant la conférence.

Keren Dunaway veut encourager d'autres enfants séropositifs à suivre son exemple et à sortir du silence, mais ce n'est pas chose aisée dans une Amérique latine où il est souvent encore tabou de parler ouvertement de sexualité.

Les efforts de Keren pour briser le silence autour des enfants séropositifs interviennent sur fond d'une pandémie qui touche de plus en plus de jeunes. Ainsi, en 2007, près de la moitié (45 %) des séropositifs dans le monde étaient âgés de 15 à 24 ans, selon le rapport 2008 de l'ONUSIDA publié quelques jours avant l'ouverture de la conférence de Mexico. En Amérique latine, seulement un tiers des enfants séropositifs bénéficient d'un traitement antirétroviral (contre 60 % des adultes infectés).

Prévention et vaccin

La conférence mondiale sur le sida est une rencontre «qui n'est pas pour les spécialistes, qui mêle tous les genres de sujets», notait auprès de l'AFP un participant.

Si en effet, pendant six jours, des résultats de recherches sur des médicaments devraient être rendus publics, on parlera aussi de leur coût, de la situation des enfants orphelins du sida, de l'utilisation du football pour combattre la maladie, de la Chine qui interdit son entrée — même pendant les jeux — aux séropositifs, du nombre croissant de femmes contaminées...

La prévention — circoncision, préservatifs — sera au premier rang des préoccupations, mais on évoquera aussi les défis à affronter pour parvenir, un jour, à trouver un vaccin ou élaborer un gel microbicide.

Zeda Rosenberg, responsable d'un groupe spécialisé dans les microbicides, reconnaissait cependant samedi soir devant quelques journalistes que «ce n'est pas simple».

La première réunion à se tenir en Amérique latine se déroule sur le thème «Agir partout maintenant», avec en toile de fond l'objectif que se sont fixé il y a deux ans les États membres de l'ONU, d'offrir à tous ceux qui en ont besoin prévention et traitement d'ici 2010.

Objectif impossible, diront des économistes, qui rappelleront les accords signés sur la propriété intellectuelle qui devraient empêcher les pays en développement de contourner les règles sur les brevets.

Stephen Lewis, ancien envoyé spécial de l'ONU en Afrique sur le sida, notait samedi que le dernier rapport de l'ONUSIDA, faisant le point de la pandémie, était «en retrait» par rapport à l'engagement pour 2010, repoussé de fait à 2015. «On risque de «couper l'élan», estimait-il.

Avant de quitter son poste pour l'ONU, il avait déjà, il y a deux ans, dénoncé les promesses non tenues du G8 à l'égard des pays pauvres.

Le nombre des personnes affectées atteignait 33 millions en 2007, avec l'an dernier pas moins de 2,7 millions de nouveaux cas. Samedi, les chiffres concernant les États-Unis ont été révisés à la hausse, de 40 000 personnes infectées à 56 300 en 2006.

En préambule à la conférence, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans les rues de Mexico contre la discrimination sexuelle et l'homophobie, une réalité régulièrement dénoncée en Amérique latine. «L'homophobie tue, tuons l'homophobie, le silence tue, tuons le silence», a lancé Peter Piot, directeur exécutif de l'ONUSIDA, avant le départ de la marche.

Plusieurs «premières dames» d'Amérique latine et des Caraïbes ont aussi dénoncé à Mexico la menace que représente le virus pour les femmes de la région, du fait notamment d'un manque d'information. Les femmes comptent pour la moitié des personnes atteintes par le VIH dans le monde, et pour près d'un tiers en Amérique latine et dans les Caraïbes.

La conférence s'achèvera vendredi.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012