La pandémie du sida a révélé la faiblesse des systèmes de santé
4 août 2008
Santé
Mexico — Des infirmières payées trois dollars par jour au Malawi, des malades qui attendent des mois pour être soignés, faute de personnel médical: des participants à la conférence sur le sida de Mexico ont souligné hier les lacunes des systèmes de santé révélées par la pandémie.
«Une infirmière garde en vie 400 patients en leur donnant leur traitement, mais elle n'est payée que trois dollars par jour», a noté le Dr Moses Massaquoi, coordinateur de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) au Malawi, en préambule à l'ouverture de la conférence, hier soir.
Tesfa Ghebrehiwet, du Conseil international des infirmières, a souligné la «double crise» que connaissaient les pays en développement: manque d'infirmières et de médecins, et désir des personnels de santé de quitter un pays où ils sont sous-estimés. «Surchargés de travail, sous-payés et sous-évalués», a résumé le Dr Mit Philips, de MSF.
Le virus du sida a aggravé la situation, d'autant plus qu'il s'est attaqué au premier chef au personnel de santé.
Mais le virus a aussi imposé de réfléchir à l'amélioration des systèmes de santé, ont souligné plusieurs participants, et a permis, selon l'ancien ministre de la Santé du Mexique Julio Frenk, de «transformer le système de santé pour tous».
Le Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a récemment autorisé l'utilisation des fonds qu'il distribue pour améliorer les systèmes de santé.
Une des améliorations possibles consiste à décentraliser les tâches, en en confiant certaines à un personnel peu diplômé mais formé.
Ainsi le ministre éthiopien de la Santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebeysus a estimé que «la stratégie essentielle, c'est la prévention», pour laquelle on n'a pas besoin de «professionnels de haut niveau». De même, pour MSF, il faut mieux utiliser les travailleurs de la santé, spécialement dans les zones rurales, «en les formant mieux et en leur donnant davantage de soutien» afin qu'ils puissent prendre en charge des tâches que l'on réservait au corps médical.
Dès avant la conférence, le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence française de recherches sur le sida et les hépatites virales, soulignait qu'il fallait «sortir du modèle du Nord» avec médecins et personnel très spécialisé.
«Une infirmière garde en vie 400 patients en leur donnant leur traitement, mais elle n'est payée que trois dollars par jour», a noté le Dr Moses Massaquoi, coordinateur de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) au Malawi, en préambule à l'ouverture de la conférence, hier soir.
Tesfa Ghebrehiwet, du Conseil international des infirmières, a souligné la «double crise» que connaissaient les pays en développement: manque d'infirmières et de médecins, et désir des personnels de santé de quitter un pays où ils sont sous-estimés. «Surchargés de travail, sous-payés et sous-évalués», a résumé le Dr Mit Philips, de MSF.
Le virus du sida a aggravé la situation, d'autant plus qu'il s'est attaqué au premier chef au personnel de santé.
Mais le virus a aussi imposé de réfléchir à l'amélioration des systèmes de santé, ont souligné plusieurs participants, et a permis, selon l'ancien ministre de la Santé du Mexique Julio Frenk, de «transformer le système de santé pour tous».
Le Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, a récemment autorisé l'utilisation des fonds qu'il distribue pour améliorer les systèmes de santé.
Une des améliorations possibles consiste à décentraliser les tâches, en en confiant certaines à un personnel peu diplômé mais formé.
Ainsi le ministre éthiopien de la Santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebeysus a estimé que «la stratégie essentielle, c'est la prévention», pour laquelle on n'a pas besoin de «professionnels de haut niveau». De même, pour MSF, il faut mieux utiliser les travailleurs de la santé, spécialement dans les zones rurales, «en les formant mieux et en leur donnant davantage de soutien» afin qu'ils puissent prendre en charge des tâches que l'on réservait au corps médical.
Dès avant la conférence, le Pr Jean-François Delfraissy, directeur de l'Agence française de recherches sur le sida et les hépatites virales, soulignait qu'il fallait «sortir du modèle du Nord» avec médecins et personnel très spécialisé.
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