Deux régions se liguent contre les poux
Depuis la rentrée scolaire de 2007, tous les parents de l'Abitibi-Témiscamingue peuvent se faire rembourser l'achat de produits tueurs de lentes et de poux grâce à une ordonnance collective régionale acceptée dans toutes les pharmacies. Le Bas-Saint-Laurent se prépare à mettre en oeuvre la même mesure dès septembre.
«L'élément déclencheur de cette mesure a été un appel de l'hôpital nous disant que les urgences étaient débordées à cause de l'affluence de parents venus réclamer d'un médecin une ordonnance de shampooing pour se débarrasser des poux», a raconté la Dre Nicole Bouchard, responsable des maladies infectieuses transmissibles à l'Agence de l'Abitibi-Témiscamingue.
Bien que les flacons de 50 ml des produits les plus courants, comme le Nik et le Kwellada, coûtent moins de 10 $ et soient offerts en vente libre, certains parents ont de la difficulté à les payer, notamment s'il faut répéter le traitement plusieurs fois, et réclament une ordonnance, laquelle permet de se faire rembourser le produit. En 2007, la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ) a remboursé près de 15 000 ordonnances de ces shampooings. La RAMQ assure 3,2 millions de Québécois alors que les assureurs privés en couvrent 4,3 millions, dont le nombre d'ordonnances remboursées par produit n'est pas rendu public. C'est toutefois la RAMQ qui a remboursé le prix des consultations médicales requises pour les obtenir, soit un minimum de 17,25 $ la visite simple.
«Nous avons choisi de passer directement par le pharmacien car il ne faut pas un doctorat en médecine ou un baccalauréat en nursing pour établir un diagnostic de poux, a-t-elle expliqué. Les poux sont vus davantage comme une nuisance que comme un problème de santé publique. Or c'est une nuisance qui préoccupe bien du monde et qui a une très fâcheuse tendance à la récidive», a-t-elle ajouté.
Des constats similaires ont conduit l'Agence du Bas-Saint-Laurent à préparer l'introduction d'une mesure identique pour la rentrée de septembre. «L'an dernier, dans une école de Rimouski d'un quartier qui est loin d'être défavorisé, il y a eu une épidémie de poux qui a duré cinq mois, a rapporté la pharmacienne Marie-Josée Papillon, de la Direction de la santé publique. Pour éradiquer les poux, il faut que tout le monde se traite en même temps. L'ordonnance collective, en enlevant la barrière financière et la visite chez le médecin, nous donne de meilleures chances de succès.»
Dans ces deux régions, les directeurs de la santé publique des agences de la santé et des services sociaux, qui sont médecins, ont signé le document qui assure cet accès simple, rapide et gratuit. Aucun des ordres professionnels engagés dans des processus d'ordonnances collectives, soit les médecins, les infirmières et les pharmaciens, n'était en mesure de faire le portrait de la situation québécoise en matière de lutte contre les poux.
«L'élément déclencheur de cette mesure a été un appel de l'hôpital nous disant que les urgences étaient débordées à cause de l'affluence de parents venus réclamer d'un médecin une ordonnance de shampooing pour se débarrasser des poux», a raconté la Dre Nicole Bouchard, responsable des maladies infectieuses transmissibles à l'Agence de l'Abitibi-Témiscamingue.
Bien que les flacons de 50 ml des produits les plus courants, comme le Nik et le Kwellada, coûtent moins de 10 $ et soient offerts en vente libre, certains parents ont de la difficulté à les payer, notamment s'il faut répéter le traitement plusieurs fois, et réclament une ordonnance, laquelle permet de se faire rembourser le produit. En 2007, la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ) a remboursé près de 15 000 ordonnances de ces shampooings. La RAMQ assure 3,2 millions de Québécois alors que les assureurs privés en couvrent 4,3 millions, dont le nombre d'ordonnances remboursées par produit n'est pas rendu public. C'est toutefois la RAMQ qui a remboursé le prix des consultations médicales requises pour les obtenir, soit un minimum de 17,25 $ la visite simple.
«Nous avons choisi de passer directement par le pharmacien car il ne faut pas un doctorat en médecine ou un baccalauréat en nursing pour établir un diagnostic de poux, a-t-elle expliqué. Les poux sont vus davantage comme une nuisance que comme un problème de santé publique. Or c'est une nuisance qui préoccupe bien du monde et qui a une très fâcheuse tendance à la récidive», a-t-elle ajouté.
Des constats similaires ont conduit l'Agence du Bas-Saint-Laurent à préparer l'introduction d'une mesure identique pour la rentrée de septembre. «L'an dernier, dans une école de Rimouski d'un quartier qui est loin d'être défavorisé, il y a eu une épidémie de poux qui a duré cinq mois, a rapporté la pharmacienne Marie-Josée Papillon, de la Direction de la santé publique. Pour éradiquer les poux, il faut que tout le monde se traite en même temps. L'ordonnance collective, en enlevant la barrière financière et la visite chez le médecin, nous donne de meilleures chances de succès.»
Dans ces deux régions, les directeurs de la santé publique des agences de la santé et des services sociaux, qui sont médecins, ont signé le document qui assure cet accès simple, rapide et gratuit. Aucun des ordres professionnels engagés dans des processus d'ordonnances collectives, soit les médecins, les infirmières et les pharmaciens, n'était en mesure de faire le portrait de la situation québécoise en matière de lutte contre les poux.
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