Vers un dépistage précoce de l'alzheimer
Après avoir mené des études sur les personnes âgées atteintes d'alzheimer à un stade avancé, place aux plus jeunes! Les chercheurs de l'Institut Douglas en sont à élaborer un protocole permettant d'encadrer le dépistage précoce de l'alzheimer, qu'ils présenteront au prochain congrès international sur la maladie qui aura lieu à Chicago du 26 au 31 juillet.
Les études sur des traitements pour les personnes atteintes d'alzheimer — l'immunothérapie, ou les suppléments de certaines huiles naturelles, par exemple — n'ont pas été concluantes chez les personnes à un stade avancé de la maladie, mais elles pourraient l'être chez des personnes atteintes d'un stade précoce d'alzheimer. Comment dépister la maladie plus tôt et surtout, comment préparer ces individus à recevoir un tel diagnostic de dépistage précoce? C'est précisément ce que tente de déterminer le Dr Serge Gauthier, chercheur à l'Institut Douglas et directeur de l'Unité de recherche sur la maladie d'alzheimer du Centre McGill d'études sur le vieillissement, en compagnie de son collègue Pedro Rosa-Neto.
«On prépare le terrain pour effectuer ces nouvelles études cliniques. On essaie de définir la population à traiter et d'évaluer quelles seront les mesures à prendre pour que le traitement soit efficace», a confirmé le chercheur. «C'est bien beau de dire à quelqu'un qu'il présente plus de risques, mais que fait-on après?» Car se faire dire «deux ans plus tôt qu'on a l'alzheimer a un impact psychologique, et même sur la vie professionnelle», reconnaît le Dr Gauthier, en se disant très préoccupé par les questions éthiques que le dépistage précoce soulève. D'autant qu'il n'existe pas encore de remède pour guérir la maladie.
«Établir un canevas concernant la prochaine génération d'essais, ça n'a jamais été fait. Et il faut que ça soit bien fait», a souligné le chercheur en précisant que le but n'est pas de tester des nouveaux traitements qui pourraient améliorer sommairement la mémoire, mais bien d'essayer de retarder d'au moins un an ou deux la progression de la maladie. «Et ça presse. Les baby-boomers vieillissent. On ne peut pas attendre dix ans.»
Les études sur des traitements pour les personnes atteintes d'alzheimer — l'immunothérapie, ou les suppléments de certaines huiles naturelles, par exemple — n'ont pas été concluantes chez les personnes à un stade avancé de la maladie, mais elles pourraient l'être chez des personnes atteintes d'un stade précoce d'alzheimer. Comment dépister la maladie plus tôt et surtout, comment préparer ces individus à recevoir un tel diagnostic de dépistage précoce? C'est précisément ce que tente de déterminer le Dr Serge Gauthier, chercheur à l'Institut Douglas et directeur de l'Unité de recherche sur la maladie d'alzheimer du Centre McGill d'études sur le vieillissement, en compagnie de son collègue Pedro Rosa-Neto.
«On prépare le terrain pour effectuer ces nouvelles études cliniques. On essaie de définir la population à traiter et d'évaluer quelles seront les mesures à prendre pour que le traitement soit efficace», a confirmé le chercheur. «C'est bien beau de dire à quelqu'un qu'il présente plus de risques, mais que fait-on après?» Car se faire dire «deux ans plus tôt qu'on a l'alzheimer a un impact psychologique, et même sur la vie professionnelle», reconnaît le Dr Gauthier, en se disant très préoccupé par les questions éthiques que le dépistage précoce soulève. D'autant qu'il n'existe pas encore de remède pour guérir la maladie.
«Établir un canevas concernant la prochaine génération d'essais, ça n'a jamais été fait. Et il faut que ça soit bien fait», a souligné le chercheur en précisant que le but n'est pas de tester des nouveaux traitements qui pourraient améliorer sommairement la mémoire, mais bien d'essayer de retarder d'au moins un an ou deux la progression de la maladie. «Et ça presse. Les baby-boomers vieillissent. On ne peut pas attendre dix ans.»
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