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Crise aux urgences - Évitez l'Hôtel-Dieu, dira une campagne publicitaire du CHUM

Jacinthe Tremblay   9 juillet 2008  Santé
Malgré les appels pressants du ministre Yves Bolduc aux urgentologues à «faire des efforts de plus» pour venir à la rescousse du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), l'urgence de l'Hôtel-Dieu pourrait malgré tout se retrouver sans urgentologue pendant la nuit cet été.

«Nous continuons de recevoir des offres de collaboration de médecins pour aider l'Hôtel-Dieu, mais il n'est pas impossible que, certaines nuits d'ici le mois de septembre, les patients soient accueillis par des infirmières qui se chargeront, au besoin, de les transférer vers Saint-Luc ou Notre-Dame», a reconnu la porte-parole du CHUM, Chantal Huot.

C'est précisément ce scénario qui avait été mis au point par la direction du CHUM et les responsables de ses services d'urgence avant que le ministre Yves Bolduc et le p.-d.g. de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, le Dr David Levine, décident de remuer ciel et terre pour garder les portes des trois pavillons du CHUM ouvertes sans interruption pendant l'été.

Guy Brochu, président de la section locale de la Fédération interprofessionnelle du Québec (FIQ), connaissait bien ce plan. En plus de représenter les 2700 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du CHUM, il travaille à l'urgence de Notre-Dame. «Aucun patient ne se serait heurté à des portes closes à l'Hôtel-Dieu. Des infirmières devaient recevoir les gens. Notre-Dame et Saint-Luc sont en mesure de prendre en charge la majorité des cas habituels de l'Hôtel-Dieu», expliquait-il au Devoir lundi.

Alors qu'il a à maintes reprises affirmé que les lacunes de la gestion sont le problème numéro un du CHUM, le ministre Bolduc a reconnu, à la suite de ses deux jours de rencontres avec ses dirigeants administratifs et médicaux, que «la crise actuelle de l'urgence de l'Hôtel-Dieu n'en est pas une de processus, mais de pénurie de médecins».

Après dimanche matin?

En fin de journée hier, le CHUM avait trouvé des médecins spécialistes pour tenir le fort jusqu'à dimanche matin seulement. Les efforts immenses déployés par les autorités québécoises et montréalaises de la santé depuis plusieurs jours n'ont donc réussi qu'à combler sept quarts de nuit jusqu'à maintenant. Si les résultats sont si modestes, ce n'est pas faute d'altruisme de la part des médecins: ils font déjà «les efforts de plus» réclamés par le ministre Bolduc dans leurs propres établissements, si on en croit le portrait de la situation dressé par la porte-parole de l'Agence de Montréal, Emmanuelle Carrier. «La majorité des urgences débordait sur l'île de Montréal hier», a-t-elle indiqué. Comble de l'ironie, l'urgence de l'Hôtel-Dieu n'avait aucun patient sur une civière de plus que le nombre prévu à son permis, alors que Notre-Dame en avait 27 de plus et Saint-Luc, 4.

Ne pouvant écarter le scénario du recours éventuel à un plan B, le CHUM se prépare donc à lancer une campagne de publicité pour inviter les Montréalais à ne pas se présenter à l'urgence de l'Hôtel-Dieu la nuit au cours des prochaines semaines.






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  • Gilles Delisle
    Abonné
    mercredi 9 juillet 2008 07h23
    Quel désastre!
    « Comment peut-on concevoir que dans une ville comme Montréal, il y ait un des plus importants centres hospitaliers qui annonce, tout bonnement à la population qu'il n'y a pas de service à l'urgence pour toutes les nuits de l'été? Imagine-t-on que les services policiers, ambulanciers ou de pompiers puissent annoncer une telle nouvelle à une population d'une grande ville? »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 11h31
    Soyez rassurés
    « Le nouveau ministre dit que tout est sous contrôle.
    La chanson ne change pas, tout va bien de dire le ministre.
    Et la farce continue sous tous les gouvernements depuis bientôt vingt ans, vingt ans, vingt ans... »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 9 juillet 2008 12h16
    à qui la faute?
    « Donnez moi une entrepriae privée qui dirait à ses client: Ne faite pas affaire avec moi car je n'ai pas assez d'employés pour vous servir, ils sont en vacance?

    Depuis quand laisse-t-on partit trop d'employés en vacance au point de ne pas pouvoir offrir de service. Il devrait yu avoir une limitte sur le nombre de semaine et d'employés qui part ensem,ble en vacance. Dans le privé la norme est qu'en été on ne peu prendre pas plus de 2 semaines consécutives et que la couverture dans le département soit suffisante pour que les vacance soit accordé.

    Avoir des vacances est un droit, d'avoir des vacances en été est n'est pas un droit. »

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