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Un appareil est développé à Québec pour traiter le «pied tombant»

La Presse canadienne   9 juillet 2008  Santé
Québec — Des neurochirurgiens de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus ont récemment implanté à un premier patient québécois un dispositif de stimulation nerveuse qui pourrait traiter la paralysie partielle du pied résultant d'un accident cérébro-vasculaire.

Le patient, dans la soixantaine, souffrait du problème du «pied tombant», qui frappe environ un quart des personnes ayant subi un ACV et nuit aux déplacements en plus d'augmenter les risques de chutes.

Il a pu quitter l'hôpital au lendemain de la chirurgie, qui s'est déroulée il y a une dizaine de jours. Il devra, au cours des prochaines semaines, se familiariser avec le fonctionnement du Neurostep, un appareil fabriqué par l'entreprise Victhom (TSX:VHB), dont le siège est à Québec.

L'intervention a permis d'insérer le neuromodulateur dans la cuisse du patient, au-dessus du genou, a indiqué hier, lors d'une conférence de presse, le neurochirurgien Jean-François Turcotte, responsable de l'opération.

Des électrodes installées sur les nerfs détectent les mouvements du pied et envoient des stimulations permettant à l'extrémité de se soulever, a-t-il affirmé.

«C'est une chirurgie assez simple et le patient s'est rapidement remis de celle-ci dans les heures suivant son anesthésie», a dit le docteur Turcotte.

D'autres essais sur la sécurité et l'utilité de l'appareil doivent encore être effectués avant qu'il puisse obtenir les autorisations réglementaires obligatoires et être disponible de manière plus large.

Le neurochirurgien Michel Prud'Homme, responsable du projet à l'Enfant-Jésus, s'est montré optimiste quant aux retombées du neuromodulateur. Selon lui, les patients devraient pouvoir se déplacer plus normalement et avoir moins de risques de chute entraînant des fractures.

Il a toutefois expliqué qu'il était difficile de prévoir avec certitude le moment où toutes les démonstrations cliniques et réglementaires pourront mener à la commercialisation du Neurostep, dont la valeur pourrait osciller entre 15 000 $ et 35 000 $.

«Il y a toujours des impondérables et, selon les résultats, Santé Canada et les autres agences gouvernementales vont peut-être demander des précisions. C'est pourquoi il est difficile de dire, au moment où on fait l'étude, si on va pouvoir en vendre», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'hôpital.

Le gouvernement devra aussi évaluer les impacts des coûts par rapport aux bénéfices pour déterminer si l'opération doit être remboursée par l'État, a affirmé le docteur Prud'Homme.

«Si on diminue le risque de fracture de la hanche, on peut diminuer les coûts sur le système de santé, a-t-il dit. On peut aussi améliorer l'impact, s'il y a des personnes qui peuvent retourner travailler, sur la société en général.»

À la suite d'un trouble neurologique venant du cerveau ou de la moelle épinière, les patients présentent souvent des séquelles dont ils ne récupèrent que partiellement.

«L'une d'elles est le «pied tombant», une faiblesse qui atteint plusieurs dizaines de milliers de personnes, au Québec, ayant subi un ACV», a dit le docteur Prud'Homme.

Dans le cadre de recherches en cours au Canada, en Grande-Bretagne et en Inde, un premier neuromodulateur a été implanté chez un patient d'une clinique de Vancouver, en décembre dernier.
 
 
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  • Francois Nadeau - Inscrit
    23 novembre 2009 15 h 49
    Des équipments existent pour le pied tombant
    Des équipements tels que le Bioness NESS L300 ou le WalkAid sont déjà disponibles sur le marché. Ces équipements ont des électrodes sur la peau et peuvent vous éviter la chirurgie.
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