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Prétexte ou raison valable?

Jean-Robert Sansfaçon   30 juin 2008  Santé
Le Devoir a révélé vendredi que le CHUM n'avait pas satisfait aux exigences de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) et n'aura donc pas droit aux 112 millions de dollars demandés dans le cadre du programme de soutien aux infrastructures de recherches. Ces 112 millions constituaient la part fédérale attendue pour la construction du centre de recherche du CHUM, dont le coût est évalué à 320 millions.

La nouvelle n'a pas encore été confirmée par la FCI, mais les acteurs eux-mêmes ont admis faire face à cette difficulté peu banale. Faute d'avoir obtenu la contribution attendue d'Ottawa via la FCI, il faudra que Québec emprunte un autre corridor d'accès, beaucoup plus politique et aléatoire celui-là, pour obtenir le montant qu'il a lui-même inscrit au budget des deux centres hospitaliers universitaires.

Contrairement au CHUM, le CUSM anglophone a obtenu la totalité des 100 millions demandés.

Cette nouvelle tuile est d'autant plus regrettable que Québec a tenu à construire deux grands hôpitaux universitaires à Montréal, l'un francophone et l'autre anglophone. Il serait vraiment absurde et inconcevable que le fédéral ne finance que l'hôpital anglophone sous prétexte que c'est le meilleur projet!

C'est vrai que, depuis la fusion des trois hôpitaux généraux francophones du centre-ville sous un même chapeau administratif, les déboires se sont multipliés. On se souviendra que les conflits internes entre médecins et gestionnaires des trois hôpitaux fondateurs ont même fait partie des arguments pour la construction du futur grand hôpital francophone sur un seul emplacement. La querelle qui a suivi quant au choix de cet emplacement n'a fait qu'accroître la tension.

Le motif invoqué par l'organisme fédéral au nom de l'excellence, c'est la mauvaise gestion du CHUM. On ne remet donc pas en question la qualité de la recherche qui s'y fait.

La direction de l'établissement montréalais nie le problème, mais, du côté du cabinet du nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc, on est moins catégorique et on aurait même laissé planer l'hypothèse de la destitution du directeur général du CHUM, le Dr Denis Roy.

Tout ne tourne pas rond au sein du CHUM, où il est toujours aussi difficile d'être soigné dans des délais médicalement acceptables. Les chicanes internes des dernières années ont beaucoup nui à la gestion de l'hôpital et à l'avancement du projet de construction. Mais Québec aurait tort de jeter tout le blâme sur le dos de l'actuelle direction générale. Bien des intervenants ont mis le nez dans le dossier, telle l'agence des PPP, dont l'entrée en scène a retardé de plusieurs mois le début des travaux.

Avec le départ de Philippe Couillard, la tentation est forte, dans le clan de ceux qui défendaient les PPP et le projet Outremont, de prendre prétexte de l'actuel refus d'Ottawa pour donner un grand coup de balai à la tête du CHUM, où M. Couillard avait ses alliés. Le temps serait venu de placer, enfin, des «gens de confiance» à la direction d'un établissement à très haut risque politique. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.






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  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 30 juin 2008 01h21
    À bas les CHUMS
    « On a pas de besoin de plus de béton, celui qu'on a déjà est vide de personnel et souvent délabré.

    On a besoin de médecins, d'infirmières et de rénovations dans les hopitaux.

    Mais bon, je ne sais trop pour quelle raison valable, le gouvernement s'est impiètrer dans deux mégas flops, deux mégas inutilités.

    Et les PPP, eux vont nous couté beaucoup plus cher que si le gouvernement aurait été le contractant pour la simple et bonne raison que le gouvernement bénéficie d'un meilleur taux d'intérêts que la quasi totalité des compagnies privées et qu'il n'a pas de besoin de faire des profits..... Bien des gens vont s'en mettre plein les poches avec ses projets inutiles.... même que pour plusieurs, le party est déjà commencé, pis nous, ben on paie.

    On aime ça. »

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    lundi 30 juin 2008 08h08
    Il y a de plus en plus anguille sous roche...
    « Autant de bois dans les roues devient de plus en plus suspect...!!!

    Curieux tout de même et c'est trop facile d'accuser notre incompétence.

    De grands projets québécois tournent souvent en bouillie pour les chats.

    Cherchons, il doit bien y avoir une raison, peut-être une raison d'État...

    Marie Mance Vallée »

  • Francis Déry
    Inscrit
    lundi 30 juin 2008 09h40
    Concentrons tous les fonds sur le CUSM
    « Et oublions le CHUM.

    Nous bilinguiserons le CSUM et l'UDM s'en servira pour les stages et recherches.

    Nous ferons ainsi des économies d'argent et de débats. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    lundi 30 juin 2008 19h04
    Un complexe hospitalier suffit
    « @Francis Déry
    C'est le CUSM qu'il faut éliminer. Depuis quand 85% d'une
    population francophone a besoin d'un complexe anglophone.
    Il s'agit aussi de chasser du pouvoir ce petit gouvernement
    paresseux et ultra fédéraliste et faire du Québec un pays
    pour régler tous ces problèmes d'un seul coup.
    Simple hein!
    Réjean Grenier. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 30 juin 2008 20h10
    @ M. Dery... @ M Sansfaçon
    « @ M. Dery
    Très bonne idée, de toute façon le CUSM est déjà bilingue, tous les services y seront fait dans les deux langues officiel du Pays et la recherche est de niveau international donc se publie en anglais.

    M. Sansfaçon

    Vous dite de un : Il serait vraiment absurde et inconcevable que le fédéral ne finance que l'hôpital anglophone sous prétexte que c'est le meilleur projet !

    Pourquoi pas??? Il serait beaucoup plus absurde de financer un mauvais projet mal administré même si la recherche y est excellente, car si l'administration est pourrie, seul une petite portion des fonds iront à la recherche. Et de plus il serait encor plus absurde si seul le critère de la langue et de l'équité entre en jeu. Avec mon argent je veux qu'on la dépense avec la tête et non le coeur. Vous voyez ici au Québec le coeur passe trop avant la tête et c'est pour cela que la province est dans le trou et le CHUM est dans le trou et que l'UQAM est dans le trou. Avant toute considération de langue, d'équité, de fiertés nationales, la seule et unique considération qu'un gouvernement qui administre MON argent doit être MON PORTEFEUILLE les autres seront satisfaites si mon portefeuille est satisfait car aucune de ces considérations ne donnera de la nourriture sur la table.

    Par contre vous dite aussi : Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.

    C'est drôle, car c'est un peu ce que plusieurs ici ont fait à ce sujet au courant des derniers mois, et ce que vous aussi avez été coupable, mais à l'inverse, le chien n'avait ni la rage ni aucune maladie, le chien avait du succès et parlait anglais, quel horreur il faut l'éliminer car le CHUM parait mal.

    Et à tous BONNE FÊTE DU CANADA »

  • Jasette
    Abonné
    mardi 1 juillet 2008 09h41
    Sans pass.é ni futur, le fil de la pensée de nos dirigeants politiques, de nos intervenants économiques et sociaux devient de plus en plus court.
    « Nous sommes bien loin des Bâtisseurs de cathédrales. »

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 1 juillet 2008 23h14
    La preuve est faite : Les Canadiens français sont des incapables
    « Toujours le même type d'argument des antifrancophones à la Archambault et Déry »

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