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L'entrevue - Sollicitude pour la solitude

Stéphane Baillargeon   2 juin 2008  Santé
La psychiatre et psychanalyste Marie-France Hirigoyen, spécialisée dans l'étude de «toutes les formes de violence», notamment morales ou psychologiques, s'intéresse de plus en plus aux nouvelles formes de la solitude, grand mal du siècle.

Béatrice, 57 ans, infirmière française, se confie à sa thérapeute. «Je ne mets pas en doute l'amour de ces hommes, mais c'est un amour qui implique que je m'occupe d'eux, et ça, j'en ai marre. J'ai élevé mes enfants, je me suis occupée de mes parents malades tout en travaillant, désormais j'aimerais rencontrer quelqu'un qui s'occupe de moi et, comme je sais que ne l'aurai pas, je préfère rester seule.»

Laura, 46 ans, préfère aussi rester seule. «Parce que mon mari ne le faisait pas, j'ai appris à gérer seule toute l'organisation de la maison, les courses, les réparations, les devoirs des enfants. [...] Son départ n'a rien changé sur un plan pratique, j'ai toujours les mêmes soucis, les mêmes corvées, mais je peux m'organiser comme je veux.»

Ces deux témoignages apparaissent l'un après l'autre dans la même page du livre Les Nouvelles Solitudes (La Découverte) de Marie-France Hirigoyen, qui les accumule à la pelle. Paradoxale et labyrinthique solitude, qui renvoie à la fois à une aspiration de paix et à une réalité de souffrance de plus en plus prégnantes. Un mariage sur deux se termine maintenant par une rupture, et les relations se durcissent au travail comme à la maison. En France comme ici, une personne sur sept vit seule, deux fois plus qu'il y a 30 ans.

«Certaines personnes viennent me voir pour que je répare leur machine et la rende encore plus performante, raconte la thérapeute, jointe à Paris. Je n'y peux rien. Au fond, la vraie difficulté, c'est d'accepter notre vulnérabilité à une époque qui ne valorise que la performance et le rendement. Les rencontres se tissent autour de cette fragilité humaine qui finit par nous singulariser. Les clones n'intéressent personne.»

Malaise au travail

Formée aux États-Unis à la victimologie (l'étude des victimes de délits ou de crimes), docteure en médecine, Mme Hirigoyen s'est rendue célèbre avec son essai sur Le Harcèlement moral: la violence perverse au quotidien (Syros, 1998), vendu à près d'un demi-million d'exemplaires dans plus de vingt langues. Elle y étudie les effets destructeurs du phénomène (jusqu'au suicide de certaines victimes) en milieu conjugal, familial, éducatif ou professionnel.

Son analyse a encouragé la formation de groupes d'entraide et finalement d'un amendement contre le harcèlement moral dans le Code du travail français. Le Québec, guidé par la spécialiste, a aussi pris des dispositions contre ce qui est appelé ici le harcèlement psychologique dans sa Loi sur les normes du travail. Depuis leur entrée en vigueur, la Commission des normes du travail a reçu des milliers de plaintes, dont une forte majorité (93 %) pour «conduite vexatoire à caractère répétitif». Les femmes forment les deux tiers (62 %) des plaignants et les gestionnaires la majorité (81 %) des personnes dénoncées.

Mme Hirigoyen revient sur ce problème dans son livre Malaise dans le travail (La Découverte) en utilisant notamment les innombrables témoignages livrés depuis une dizaine d'années. Elle prononcera vendredi une allocution sur le thème dans le cadre de la 6e Conférence internationale sur le harcèlement psychologique-moral au travail, organisée par l'École des sciences de la gestion de l'UQAM. La rencontre s'ouvre après-demain avec 300 participants de 23 pays.

«La violence ne commence pas toujours avec des coups, dit-elle. La violence, c'est un mode de relation fait d'emprises psychologiques. Dans mon premier ouvrage, j'analysais au fond le fonctionnement de la perversion narcissique, comment un individu en arrivait à en détruire un autre par des procédés assez subtils de destruction morale. J'ai été assez étonnée de l'écho mondial de cette analyse. Les gens se reconnaissaient soit dans des situations privées, soit dans des situations sur des lieux de travail. Maintenant, c'est un succès mondial, comme le prouve le congrès de Montréal. Même les Japonais discutent d'une loi sur le harcèlement moral.»

Et puis après? Y a-t-il un lien entre ces premiers travaux sur le harcèlement et les derniers sur la solitude? «Au fond, je me demande encore pourquoi il y a toutes ces violences et pourquoi il y a de plus en plus d'isolement, répond Mme Hirigoyen. Pour moi, il y a un fil entre mes différents livres. Ce fil, c'est la société narcissique. Nous sommes dans un monde où l'individualisme, prôné comme valeur suprême, finit par isoler les individus. Cet isolement entraîne une insécurité dans tous les domaines et une fragilisation des personnes.»

Seul dans un monde de performance

Cette «invasion de la société par le moi», cette «obsession narcissique» se retrouvait déjà au centre de l'oeuvre du sociologue américain Christopher Lasch. Pour Marie-France Hirigoyen, le narcissisme aussi finit par composer une sorte de réalité sociale totale, un point focal par où comprendre les forces et les faiblesses de tout un type social. «Nous sommes à la fois beaucoup plus libres, beaucoup plus fragiles et beaucoup plus solitaires, résume la psy. Nous sommes passés de la sujétion brutale du patriarcat et du paternalisme, à une sujétion beaucoup plus subtile de la marchandise et de la compétition.»

Elle suit ce travers postmoderne au travail, dans les nouvelles techniques du management qui formatent les travailleurs mis en concurrence entre eux. «Les collègues deviennent des rivaux permanents. Au travail, on en vient à se méfier de tous et de soi-même. On est dans la performance. Les personnes sont par là même fragilisées, vulnérables, face à un monde de plus en plus dur, de plus en plus envahissant, qui vous dit comment vous habiller, comment vous comporter. Il faut aussi être beau et performant et, si vous ne correspondez pas à ce profil, vous risquez d'être éjecté.»

Le couple concentre aussi au pur jus cette mutation narcissique. «La précarisation et la fragilité des liens intimes demeurent des grandes réalités de notre temps, dit la thérapeute qui reçoit tant et plus d'épaves de ces infinis naufrages dans son cabinet de consultation. Partout, le nombre de séparation et de divorces ne cesse de croître.»

Son panorama du couple contemporain, lieu de toutes nos grandes et petites misères, multiplie les analyses fines et brillantes. Quand elle écrit sur les relations de plus en plus dures entre les hommes et les femmes, elle synthétise le désarroi des conjoints remplacés comme des Kleenex avec cette phrase-choc: «La décision de préférer quelqu'un d'autre est plus mutilante qu'un deuil, car c'est un jugement qui écarte volontairement l'autre.»

Mme Hirigoyen ne jargonne jamais et multiplie les jolies formules éclairantes. Elle parle des rencontres éphémères d'aujourd'hui comme des «contrats à durée déterminée» et des vies de couple séquentielles comme d'une «polygamie successive». Elle parle aussi de notre époque comme celle du «bricolage affectif».

Une impossible rencontre

Comment en sommes-nous collectivement et personnellement arrivés là? La spécialiste recense plusieurs causes. Elle observe par exemple la puissance des effets pervers induits par les nouvelles techniques de communication qui isolent encore davantage les individus et leur imposent des modèles, notamment sexuels. C'est la faute d'Internet, encore une fois...

«On peut consommer des relations sur la grande Toile, consommer du sexe aussi. On peut rêver à un partenaire idéal. Seulement, souvent, on bascule dans l'utilitaire et l'éphémère. On instrumentalise l'autre. On devient des consommateurs de relations.»

L'analyse ne ménage personne, ni les hommes ni les femmes, avec tout de même un petit supplément pour les unes quand il s'agit de comprendre les causes de la révolution en cours. «Je crois que cette situation vient des femmes qui ont théoriquement obtenu une autonomie financière et sexuelle et qui refusent maintenant de sacrifier leur indépendance pour le confort du couple, dit-elle en datant le début du grand bouleversement aux années 1960-70. Le féminisme fait prendre conscience que la vie en couple traditionnelle est tout à l'avantage des hommes et tout au désavantage des femmes. Devenues autonomes, les femmes sont devenues beaucoup plus exigeantes sur la qualité de leurs relations, ce qui a fragilisé les hommes. Elles leur demandent d'être tout: forts, solides et entreprenants comme dans l'ancien modèle et, en même temps, sensibles, vulnérables et même de savoir parler.»

Juste assez gais, quoi, comme disent les Anglos. Mme Hirigoyen reconnaît le pari très difficile à tenir, assez rarement réussi d'ailleurs. Elle ajoute cependant que la mutation se poursuit avec d'incessantes améliorations.

«Les plus vieux et les plus vieilles ont du mal, n'y arrivent pas souvent, mais je constate que les très jeunes ont déjà intégré ces nouveaux modèles. Le rapports hommes-femmes se modifient. Je crois aussi que les plus jeunes ont des rapports plus lucides par rapport au monde du travail. Ils savent par exemple qu'il y a une vie en dehors du boulot. Ils ont moins d'illusions et plus de sagesse. Bref, il y a un changement social, mais qui n'est pas encore abouti.»

Et puis, l'enfer, parfois, c'est encore et toujours les autres. Finalement, la bonne docteure ne fait pas la morale à ceux qui optent pour la solitude en toute connaissance de cause et d'effets, y compris une vie asexuée. «Il y a de plus en plus de personnes qui font ce choix de vivre seules. Face à l'abondance et aux multiples sollicitations, on peut avoir envie de se poser. D'autres ont eu des expériences plus ou moins heureuses et ont envie de se reconstruire dans la solitude, sans isolement, faite de disponibilité aux autres, dans l'amitié par exemple.»






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  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 2 juin 2008 06h03
    La solitude
    « C,est en raison de la mentalité selon laquelle chaque personne doit d'abord penser à son bonheur alors que les personnes âgées (dont je suis) ont appris que pour vivre heureux, il faut rendre nos proches heureux. L'égoisme est la principale raison pour laquelle les gens vivent seules. Pas de responsabilité envers qui que ce soit. Je suis certain que les gens qui vivent seules sont en général moins heureux que ceux qui vivent en couple, et les plus heureux sont ceux qui ont aussi des enfants.
    P. Lafrance
    Québec »

  • JM
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 08h17
    On a mis la religion dehors non sans motif, mais on n'a pas rempli le vide qu'elle a laissé dans la société.
    « Permettez-moi de vous écrire dans un langage télégraphique. C'est simple, un homme et une femme se connaissent. Ce sont comme deux planètes qui se rencontrent. Prenons l'exemple des valeurs en soi de chacune de ces deux personnes, c'est souvent dans leur non-dit, alors que pour l'un ça peut être le cash, l'ambition de gravir les échelons; pour l'autre ça peut être l'éthique, la morale, la famille, l'éducation, l'être plutôt que l'avoir, etc.

    On a fait prendre le bord à la religion, non sans motif. Elle a cependant laissé un vide dans la société. La nature a horreur du vide. Pour les humains qui ont une nature à combler, chacun essaie de tirer son épingle du jeu dans le vide de son quotidien, pour le meilleur et pour le pire. De toute façon, le plus important, ce n'est pas ce que les gens vivent. Ma question: les couples se forment-ils souvent dans un même milieu social, notamment celui du travail?

    Fondamentalement, pour en revenir à nos moutons, c'est plutôt la façon heureuse ou malheureuse dont les gens le vivent qui fait la différence. Dans la société, les gens sont portés plus ou moins consciemment à se comparer. Cela dit, parfois la raison cherche à mettre un couvert sur les émotions en mal d'être. La solitude pèse à beaucoup de gens. D'autant plus quand on ne l'a pas vraiment choisi. »

  • Charles Marsan
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 08h19
    Ce qui me dérange...
    « Ce que je constate, souvent, lorsque je lis ceux qui osent parler du harcèlement moral ou psychologique, c'est cette référence à des gestes subtils (que dieu seul peut voir, presque) et qui semblent créer des dommages (troubles) chez certains "hyperfragiles". On ajoute : aujourd'hui les jeunes sont mieux adaptés à la réalité. Comme si on parlait de l'inévitable, d'une normalité à laquelle faut s'adapter!

    Moi, la réalité du harcèlement moral que je connais, c'est tout sauf subtile et ça dépasse l'entendement. La coalition qui orchestre le "mobbing" (to mob) dans le but de détruire un individu, cette inhumanité flagrante collective qui mène à tant de suicides, on ne parle jamais de ça. Et pourtant! S'il existe un sujet passionnant, c'est bien ces attentat collectifs et écoeurements prémédités qui mènent à la destruction d'une personne.

    Je suis extrêmement heureux de l'arrivée de cette Conférence internationale biennale qui se tient pour la première fois en Amérique. C'est probablement grâce au docteur Angelo Soares de l'UQAM, qui a su intéresser les Européens avec ses travaux sur le harcèlement psychologique au Québec, que cette prestigieuse rencontre se tient chez nous. Il prononcera mercredi à 13 h 30 une conférence intitulée : « Les blessures psychiques et le harcèlement psychologique : un degré en dessous de l'humanité ».

    Sachez qu'il reste des places pour participer à ces trois journées d'activités. Les étudiants peuvent s'inscrire pour 250$, le jour même du début de l'évènement, le 4 juin. Pour consulter le programme complet aller sur ce lien :

    http://www.bullying2008.uqam.ca/programme.asp

    Six sommités invitées, dont madame Hirigoyen à 15 h 45 vendredi, 88 conférences dans 22 sessions parallèles et 27 affiches seront présentées. Mercredi soir aura lieu, faut le mentionner, la première assemblée générale de l'Association Internationale sur le Harcèlement Psychologique au Travail qui aura lieu à 18 h 30 à la salle Marie Guérin Lajoie de l'UQAM.

    Voyons si les médias vont en parler!

    Bonne semaine!

    Charles Marsan »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    lundi 2 juin 2008 10h16
    L'être humain n'est jamais seul.
    « La religion a été mise dehors parce qu'elle manipulait l'être humain au lieu de lui faire savoir sa Grandeur personnelle. Elle le fait encore et elles le font toutes d'ailleurs.

    L'¨être humain a besoin d'être guidé dans sa vie terrestre. Il n'est pas nécessaire d'avoir des enfants et d'être en couple pour être bien dans sa peau, si vous avez vraiment le talent et le goût de vous occuper des autres sans jamais oublier de faire le travail que vous avez à faire sur vous-mêmes.

    La plupart des parents ne sont que des géniteurs biologiques. Le monde est plein d'enfants. Ëtre à l'écoute des autres, c'est full cool, mais cela ne doit pas se faire à vos dépens. Chacun suit sa voie. La solitude implique le détachement. L'agir sans émotion.

    Faut pas se prendre pour des sauveurs de peur de vivre seul. C'est une illusion de croire qu'une autre personne puisse nous rendre bien dans notre
    peau.

    En somme, il faut être bien seul avant de s'embarquer dans la grande aventure à deux et plus. C'est l'histoire d'une vie, me direz-vous, mais c'est la vôtre via vos propres expériences.

    Refuser de s'adapter à ces changements, c'est se soumettre à un pouvoir au-dessus de soi qui n'a plus sa place. C'est ne pas se reconnaître comme un être entier à qui, il ne manque rien.

    Les harceleurs et les harceleuses ne font que répéter l'ancien système des croyances. Ils et elles savent ne pas être bien.

    La solitude, ç'a n'existe pas. C'est créé de toutes pièces par notre pensée.

    Valdor Lagacé »

  • Michel Samson
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 10h59
    Pourquoi dire de la solitude...
    « ...qu'elle est un grand mal ? Et si c'était seulement en fonction du couple qu'elle devient une option parfaitement valable, parce que même vivre en ermite ne laisse jamais seul. La solitude n'est pas nécessairement une neurasthénie. Excellent questionnement, brillant par moment. »

  • mimi caouette
    Inscrite
    lundi 2 juin 2008 12h46
    Quand la solitude nous aide à VOIR
    « J'aurais tendance à glorifier la Solitude au soir de mes soixante-dix ans. C'est elle qui m'accompagne tout au long de ma vie dans mon regard sur le monde, la Nature, les autres. C'est elle qui m'aide à entendre à écouter parler le silence, les cris et les chuchotements des autres. Encore aujourd'hui, la solitude se fait nourriture de l'esprit et de la créativité. Elle est la mère de mes passions. La Solitude, c'est mon amie qui stimule mes réflexions, ma passion dans mes activités créatrices, d'animatrice et de recherchiste. C'est elle qui permet de me donner à fond en tant que communicatrice. C'est elle, la Solitude qui permet de donner et de recevoir.
    mimi »

  • Maurice Monette
    Abonné
    lundi 2 juin 2008 13h06
    En réalisant ce qu'est réellement la vie ICI-BAS, il pourrait en être tout autre...
    « Comme la VÉRITÉ de ce qu'est la VIE n'est plus transmise alors, il y a une perte constante de conscience de notre rôle et tout est devenu uniquement du mercantili$me pure et simple et de là la recherche de la solitude.

    Pourtant, quand on réalisent que la VIE est une suite d'incarnations de notre esprit ou âme dans un véhicule charnel(le) ou corps physique, pour acquérir des expériences de vie fraternelle dans différentes conditions de partage avec les membres qui composent la société humaine contemporaine alors, notre passage incarné(e) actuel prend une toute autre DIMENSION. Mais, pour accéder à cette philosophie de vie, il faut avoir la FOI en notre état d'esprit / âme incarné(e), venu(e) ICI-BAS pour essayer de bonifier notre baggage d'expériences en communauté humaine saine, qui transcende différents aléas, auxquels NOUS devons tenter de pallier dans un esprit d'AMOUR FRATERNEL de nos PROCHES et moins proches. En agissant ainsi, avec beaucoup d'abnégation, il est possible d'atteindre un niveau de MATURITÉ qui se rapproche de l'ÉTAT de MAÎTRE et effectivement, c'est le BUT ULTIME que NOUS devrions toutes et tous avoir comme OBJECTIF. C'est pour ÇA que la VIE INCARNÉE ICI-BAS NOUS est offerte ! Acquérir plus de MATURITÉ ...

    Donc, la solitude est devenue prioritaire pour plusieurs(es) car, on auraient perdue cette VÉRITÉ que NOUS sommes des esprits ou âmes et que seul le côté mercantile compte, d'où ce besoin maladif de s'isoler, pour performer et faire le plu$ d'argent po$$ible, le plu$ vite po$$ible... Allant même jusqu'à oublier les côtés festifs de notre présence actuelle. Tout comme le manque de temps pour jouer, lire, méditer, réfléchir, contempler, en fait, tout ce pourquoi la VIE ICI-BAS devrait être consacrer, après avoir travailler assez pour pouvoir se payer de tels divertissements.. L'argent rapporté par le TRAVAIL n'est que pour permettre d'accomplir ces dernières activités que plusieurs(es) jugent improductive$ mais, ÇA devrait être remis en EXERGUE dans la VIE des gens. Celles-ci sont en fait Celles qui souvent permettent de GRANDIR en GRÂCES et en SAGESSE et rendent le temps passé au travail plus motivateur...

    D'ailleurs, depuis qu'elle consacre tout son temps à s'enrichir, la Société humaine canadienne n'a eu de cesse de DÉGÉNÉRER. Même si elle voit des performances au niveau technique s'accomplir, d'un autre côté, les gens sont de plus en plus confronter à la SOLITUDE qui est le sujet de cet Article.

    Donc, n'y aurait-il pas lieu de réviser ses priorités et trouver un ju$te milieu...?

    Merci de votre ATTENTION & EXAMEN de CONSCIENCE peut-être !

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939 »

  • Michel Thibault
    Abonné
    mardi 3 juin 2008 13h00
    Individalisme ou isolement
    « J'avais l'habitude d'un certain isolement pour effectuer un travail qui me passionnait et ne pas perdre de vue mes objectifs.

    La technique et la performance ne sont pas des fins en soi.

    Tout dépend du sens qu'on leur donne. De plus, je ne me suis jamais senti en concurrence avec qui que ce soit. »

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