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Vaccins: la victoire finale approche

Pauline Gravel   7 mai 2008  Santé
Les vaccins actuels ne sont pas pleinement efficaces parce que leur action se limite à la production d’anticorps.
Photo : Agence Reuters
Les vaccins actuels ne sont pas pleinement efficaces parce que leur action se limite à la production d’anticorps.
Québec — Les vaccins demeurent encore aujourd'hui impuissants à nous protéger de façon durable contre des maladies infectieuses, comme la grippe, le sida ou l'hépatite C. La raison: les pathogènes responsables de ces pathologies évoluent rapidement et parviennent ainsi à déjouer les armes vaccinales dont nous disposons. Dans le cadre du congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se déroule toute la semaine à Québec, un chercheur de l'Université Laval a annoncé hier avoir élaboré une nouvelle stratégie susceptible d'engendrer une vaccination universelle contre toutes les souches émergentes de ces pathogènes dévastateurs. Cette véritable révolution vaccinale nous permettrait notamment de faire face à la menace d'une pandémie de grippe en toute quiétude.

Subissant sans cesse de nouvelles mutations qui changent la configuration de leur surface, les virus de la grippe, du sida et de l'hépatite C, ainsi que la salmonelle, bactérie responsable de la fièvre typhoïde, finissent un jour ou l'autre par échapper aux anticorps produits à la suite de l'administration d'un vaccin. Car ces anticorps n'ont pour cible que des protéines situées à la surface du virus, lesquelles sont susceptibles de subir des mutations.

«On sait aujourd'hui que les prochains vaccins devront s'attaquer à des cibles qui sont conservées au cours de l'évolution de la souche virale», a expliqué Denis Leclerc, virologue au Centre de recherche en infectiologie de l'Université Laval. «On connaît déjà plusieurs de ces cibles. Le problème est que nous n'arrivons pas à déclencher une réponse immunitaire suffisamment vigoureuse contre ces cibles pour assurer une bonne protection. C'est là la grande problématique dans le domaine de la vaccination aujourd'hui.»

Lors de l'émergence de nouveaux virus de la grippe, par exemple, ce sont les protéines de la surface des virus qui se modifient. Les protéines qui participent à la structure interne du virus demeurent quant à elles intactes. «Le virus ne peut se permettre de modifier ses protéines internes car il perdrait ainsi son potentiel infectieux, a expliqué le chercheur. Il nous faut donc orienter la réponse immunitaire contre ces protéines qui sont conservées malgré les mutations successives qui transforment la surface du virus.»

Mais pour atteindre ces protéines internes, appelées épitopes, la réponse immunitaire ne devra pas se réduire à la production d'anticorps qui neutralisent l'infection en s'attachant spécifiquement à certaines protéines situées à la surface du virus, a poursuivi M. Leclerc. La réponse immunitaire doit aussi comporter un deuxième volet, cellulaire celui-là, au cours duquel un bataillon de cellules est dépêché sur les lieux de l'infection pour y éliminer les cellules infectées.

Pour le moment, il n'existe aucune technologie vaccinale capable de provoquer une réponse immunitaire de type cellulaire contre les cibles conservées, a rappelé Denis Leclerc. «Tous les vaccins disponibles sur le marché ne génèrent que des anticorps. Or, comme les virus mutent très rapidement, les anticorps que vous avez générés à la suite de votre vaccination ne reconnaîtront pas les nouvelles souches qui émergent.»

Pour provoquer une réponse cellulaire, il faut aider le système immunitaire au moyen d'un adjuvant, un stimulant pourrait-on dire. Et l'adjuvant qu'a choisi le virologue Denis Leclerc est un «pseudovirion», c'est-à-dire une molécule ayant la forme d'un virus infectant spécifiquement les végétaux.

Pour produire cet adjuvant en quantités suffisantes pour la préparation de vaccins, le scientifique a introduit le gène responsable de la structure de ce virus végétal dans des bactéries qui ont reproduit en de multiples exemplaires la forme exacte du virus végétal. «Ce pseudovirion ayant la forme d'un bâtonnet a le potentiel de déclencher les deux volets de la réponse immunitaire, a affirmé le virologue. Le système immunitaire des mammifères, y compris l'humain, reconnaît ce genre de structure cristalline et hautement répétitive comme un grand danger puisqu'il n'en a jamais rencontrée [les humains ne sont jamais exposés aux virus infectant les végétaux]. Au fond, ce pseudovirus végétal n'est absolument pas dangereux pour les mammifères, mais quand on l'injecte sous la peau d'un mammifère, il déclenche la forte réponse immunitaire de type cellulaire que l'on recherchait. Et si on y associe une cible — un épitope conservé — appartenant au pathogène, la réponse immunitaire sera alors dirigée contre cette cible», et donc contre les cellules infectées par ce pathogène.

Toutes les structures cristallines et hautement répétitives comme celle du pseudovirion végétal ont la capacité de déclencher de vigoureuses réponses immunitaires comportant à la fois la production d'anticorps et la réponse cellulaire ou cytotoxique qui tue les cellules infectées que le système immunitaire a repérées, a résumé le conférencier.

Un vaccin universel

Le futur vaccin qu'a mis au point l'équipe de Denis Leclerc se composera donc de pseudovirions auxquels on attachera une cible, en l'occurrence une protéine appartenant à l'intérieur du pathogène à abattre et qui est commune à toutes les différentes souches de ce pathogène parce qu'elle n'est pas soumise à cette évolution constante et rapide que subissent les souches virales, comme l'influenza. «Si on veut préparer un vaccin contre la grippe, on accolera à la surface de l'adjuvant, c'est-à-dire du pseudovirus végétal, les protéines structurales internes M1 ou NP présentes chez tous les virus de l'influenza. On obtiendra ainsi un vaccin universel qui devrait nous protéger contre toutes les souches de grippe qui pourraient émerger, y compris une grippe aviaire. Peu importe la souche qui circule, on administrera chaque année le même vaccin», a souligné le chercheur avant d'ajouter que l'adjuvant du vaccin induit également une longue mémoire immunologique (assurée par la présence de cellules-mémoires) pouvant atteindre de trois à cinq ans. Ce qui veut dire que le système immunitaire d'une personne vaccinée reconnaîtra tout nouveau virus de la grippe qui pourrait infecter cette personne dans les années suivant sa vaccination et déclenchera une réponse immunitaire efficace (comportant ses deux volets) contre lui.

La technologie imaginée par Denis Leclerc et ses collègues possède plus d'un atout. Elle est aussi très polyvalente car il est possible de l'adapter à n'importe quelle maladie infectieuse. Présentement, le chercheur mène de front des programmes de recherche non seulement sur la grippe, mais aussi sur la fièvre typhoïde, avec un collègue mexicain, Constantino Lopes-Macias, de l'IMSS de Mexico, et sur le cancer du sein en collaboration avec l'immunologiste Réjean Lapointe, du CHUM. «Quand mon collègue du CHUM aura identifié une cible interne aux cellules cancéreuses, je la couplerai à mon adjuvant, qui alors déclenchera une réponse immunitaire contre la tumeur cancéreuse», a ajouté Denis Leclerc pour expliquer que sa technologie vaccinale pourrait aussi servir d'immunothérapie contre le cancer.

Les succès obtenus jusqu'à maintenant en recherche fondamentale permettent désormais à Denis Leclerc et à ses collègues de démarrer des études cliniques. «Nous sommes rendus à l'étape où nous avons besoin d'un financement industriel parce que ce ne sont pas les Instituts de recherche en santé (IRSC) qui vont payer pour les phases cliniques», a annoncé le virologue, qui affirmait avoir discuté la veille avec un investisseur potentiel . La révolution vaccinale est vraiment en branle.






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  • JM
    Abonné
    mercredi 7 mai 2008 08h38
    Il faudra attendre les vrais résultats avant de crier victoire.
    « Rien ne dit que les pathogènes dont on parle dans cet article ne sont pas en train de rire dans leur barbe. Il s'agissait d'y penser pour que le miracle s'accomplisse.

    Dans l'article en question, on écrit: « Le futur vaccin qu'a mis au point l'équipe de Denis Leclerc se composera donc de pseudovirions auxquels on attachera une cible, en l'occurrence une protéine appartenant à l'intérieur du pathogène à abattre et qui est commune à toutes les différentes souches de ce pathogène parce qu'elle n'est pas soumise à cette évolution constante et rapide que subissent les souches virales, comme l'influenza.» Comment peut-on parler d'un « futur vaccin qu'on a mis au point... se composera »? Je souhaite très sincèrement bonne chance au docteur Leclerc.

    Il y a loin cependant de la coupe au lèvre. On se croirait en train de lire un journal à sensation comme ceux que je lisais naïvement dans mon adolescence. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mercredi 7 mai 2008 09h53
    Allergique, s'abstenir?
    « Tant que cela ne déclenche pas une réaction auto-immune... bref une allergie au vaccin! Enfin moi, je n'en sais rien, sauf que l'analogie s'est imposée à moi si fortement que je soulève cette question, voilà tout! Au risque d'avoir l'air ignorant dans le domaine, ce que je suis de toute façon... Mais parfois... »

  • nicole ouellet
    Inscrite
    mercredi 7 mai 2008 11h35
    la preuve est faite
    « ce sont les vaccinés contre la méningite qui font la méningite. Ce sont les vaccinés contre la grippe qui font les plus mauvaise grippe. Alors les promesses n'impressionnent plus personne. Passer à autre chose. »

  • FABIEN TREMBLAY
    Inscrit
    mercredi 7 mai 2008 12h42
    LES VACCINS CONTIENNENT DES POISONS
    « les medecins considerent les vaccins comme une bonne protection contre les souches de virus . Ils soutiennent que sans eux nous serions plus malades et que ces derniers nous protegent contre les pandemies de grippes. He bien , je crois que les virus sont moins ruses que les propos des medecins car eux n attaquent que lorsqu il y a un terrain faible a savoir lorsqu un individu est affaibli. Le fait de croire que toujours la medecine peut nous soigner est erronnee en soi car nous oublions du coup de prendre soin de notre propre corps, nous manquons d amour envers nous meme, et les medecins le savent bien , c est notre faille. Imaginez lorsque vous ne prenez pas soin de vous, que vous voulez en finir avec la vie, et bien allez chez le medecin , vous verrez bien ce qu il vous proposera, un cocktail massif de medicament afin de vous endormir , de geler vos emotions afin de ne plus vouloir les sentir. En fin de compte, nous recoltons ce que nous semons, et si ces dits puissants virus et vaccins sont si dangereux, pourquoi les avoir repandu de cette maniere. Rappelez-vous l episode des medecins dans les annees 50 qui ont utilise un dispositif base sur les surrenales des singes afin de vacciner les populations , c est probablement de cette facon qu ils ont passe le VIH aux etre humains, tout cela pour les miracles de la science. Voyons ne soyons pas dupes, maintenant c est la version vegetale, et qui sait les mutations et les virus qu ils mettront en nous afin de repondre a notre manque de respect pour notre corps. »

  • Christian Rheault
    Abonné
    mercredi 7 mai 2008 19h32
    Un peu de retenu messieurs dames ...
    « Bien que je ne sois pas en désaccord avec certaines de vos affirmations de prudences envers les vaccins, je vous rappelle que l'on parle ici d'une possible thérapie efficace contre le cancer.

    Je répète, le cancer.

    Juste ça c'est suffisant pour attendre et espèrer des résultats positifs.

    A ce que je sache, aucune thérapie alternative n'est efficace contre un mélanôme malin. Les cures de raisins et les tisanes, c'est bien beau mais ce que la recherche scientifique apporte, c'est de la compréhension nouvelle, bien qu'imparfaite, du fonctionnement réel des choses.

    Bref, vigilance ? Certainement. Dogmatisme ? Pas lorsqu'il est question d'un remède possible contre le cancer.

    Merci et bonne soirée. »

  • Fernande Trottier
    Abonnée
    mercredi 7 mai 2008 21h52
    je me réjouis...
    « une bonne nouvelle cela est bon de temps en temps.. La révolution vaccinale est prometteuse et j'espère qu'ele sera menée à bon terme..!
    Les québécois sont malheureusement des éteignoirs.. dès qu'une recherche
    va bon train et sur le point d'aboutir, on entend les hauts cris.. vous les trouverez dans certains messages qui me précèdent.. vaccin contre la grippe = La pire des grippes.. etc., Mme Ouellet comment pouvez-vous prouver ce que vous avancez, donnez-nous vos sources s.v.p. »

  • nicole ouellet
    Inscrite
    jeudi 8 mai 2008 08h14
    DES PREUVES
    « elles abondent. Qui a fait vacciner ses enfants le savent: la fille et le fils de ma soeur, le gars de mon frère, mes 3 enfants ont tous été malades (fièvre, douleurs, cris) après vaccination. En 1980, le président Reagan a annoncé la décennie qui vainc le cancer, 28 ans plus tard il y a plus de cancers que jamais....
    alors les bons coups de cette médecine sont les publicités avant, après force est de reconnaitre qu'il y a recrudescence de tuberculose, recrudescence de maladies dites éteintes.
    Alors vos belles promesses qui n'ont pas tenu la route, seront demain nos déceptions car une pichette même auréolée demeure une pichette, mauvais vin ne saurait mentir. »

  • nicole ouellet
    Inscrite
    jeudi 8 mai 2008 17h08
    Le Journal Vert en remet
    « Dans son édition du printemps, la rubrique ''Mention d'Honneur et de Déshonneur'' fait mention d'un Déshonneur aux pédiatres américains et canadiens qui ont tenté d'empêcher la diffusion d'une émission de télévision sur ABC, laquelle établissait un lien entre les vaccins et l'autisme. »

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