Le CHUM acquiert une caméra spécialisée pour mieux diagnostiquer le cancer
21 janvier 2003
Santé
Photo : Jacques Nadeau
L’appareil coûte 2,5 millions et environ 2000 patients atteints du cancer pourront en profiter chaque année.
Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal vient d'acquérir une caméra TEP, la troisième au Québec, qui offre une technologie de pointe fort prisée dans les domaines de l'oncologie, de la neurologie et de la cardiologie.
La caméra TEP — pour tomographie par émission de positrons — coûte environ 2,5 millions de dollars. Le CHUM a pu l'acquérir grâce à sa fondation et à des partenariats, ont expliqué hier en conférence de presse des médecins du CHUM et le président de la fondation.
Au Québec, seuls l'Université de Sherbrooke et l'Institut de neurologie de Montréal étaient dotés jusqu'ici d'une telle caméra. C'est d'ailleurs à Sherbrooke que le joueur du Canadien Saku Koivu avait dû se rendre pour subir des tests à l'aide de la caméra TEP.
Cette caméra offre un diagnostic très précis et décèle les changements physiologiques aux cellules avant même que les changements anatomiques ne surviennent, a expliqué le Dr Raymond Taillefer, chef du Service de médecine nucléaire au CHUM.
La caméra permet par exemple de mieux préciser la localisation des métastases et le site idéal pour une biopsie. Elle permet aussi de mieux distinguer un nodule bénin d'un malin. Ses principales indications ont trait aux examens des poumons, des seins, de la tête et du cou, et ce, pour l'oncologie dans plus de 85 % des cas.
Cette caméra permettra de traiter 2000 patients par année. Les besoins sont cependant plus grands et peuvent atteindre entre 4000 et 6000 patients au CHUM seulement, a noté le Dr Taillefer. «Il faudrait au moins trois caméras TEP, juste pour le CHUM», a-t-il noté. En attendant, l'hôpital «va y aller selon une liste d'urgence prioritaire».
Pour contribuer à assumer le coût de la caméra, le CHUM la rendra accessible aux autres hôpitaux, qui lui paieront alors une redevance. Le CHUM permettra aussi que la caméra serve à des projets de recherche, les soirs et les fins de semaine.
L'avènement de la TEP ne rend pas pour autant désuètes les autres technologies d'imagerie médicale. Les autres technologies ne sont pas moins performantes non plus. Celles-ci sont simplement «complémentaires» et dépendent de ce que les médecins recherchent, a expliqué le Dr Taillefer.
La caméra TEP est une technologie éprouvée; on en retrouve partout dans le monde, dans 650 centres aux États-Unis, mais seulement huit au Canada.
Le Dr Taillefer déplore le fait que le Canada — non seulement le Québec — accuse du retard en équipement médical, un retard qu'il évalue à cinq ans, peut-être même sept ans.
La caméra TEP — pour tomographie par émission de positrons — coûte environ 2,5 millions de dollars. Le CHUM a pu l'acquérir grâce à sa fondation et à des partenariats, ont expliqué hier en conférence de presse des médecins du CHUM et le président de la fondation.
Au Québec, seuls l'Université de Sherbrooke et l'Institut de neurologie de Montréal étaient dotés jusqu'ici d'une telle caméra. C'est d'ailleurs à Sherbrooke que le joueur du Canadien Saku Koivu avait dû se rendre pour subir des tests à l'aide de la caméra TEP.
Cette caméra offre un diagnostic très précis et décèle les changements physiologiques aux cellules avant même que les changements anatomiques ne surviennent, a expliqué le Dr Raymond Taillefer, chef du Service de médecine nucléaire au CHUM.
La caméra permet par exemple de mieux préciser la localisation des métastases et le site idéal pour une biopsie. Elle permet aussi de mieux distinguer un nodule bénin d'un malin. Ses principales indications ont trait aux examens des poumons, des seins, de la tête et du cou, et ce, pour l'oncologie dans plus de 85 % des cas.
Cette caméra permettra de traiter 2000 patients par année. Les besoins sont cependant plus grands et peuvent atteindre entre 4000 et 6000 patients au CHUM seulement, a noté le Dr Taillefer. «Il faudrait au moins trois caméras TEP, juste pour le CHUM», a-t-il noté. En attendant, l'hôpital «va y aller selon une liste d'urgence prioritaire».
Pour contribuer à assumer le coût de la caméra, le CHUM la rendra accessible aux autres hôpitaux, qui lui paieront alors une redevance. Le CHUM permettra aussi que la caméra serve à des projets de recherche, les soirs et les fins de semaine.
L'avènement de la TEP ne rend pas pour autant désuètes les autres technologies d'imagerie médicale. Les autres technologies ne sont pas moins performantes non plus. Celles-ci sont simplement «complémentaires» et dépendent de ce que les médecins recherchent, a expliqué le Dr Taillefer.
La caméra TEP est une technologie éprouvée; on en retrouve partout dans le monde, dans 650 centres aux États-Unis, mais seulement huit au Canada.
Le Dr Taillefer déplore le fait que le Canada — non seulement le Québec — accuse du retard en équipement médical, un retard qu'il évalue à cinq ans, peut-être même sept ans.
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