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Votre cancer en vente au coin de la rue

Du biberon au shampooing en passant par la poêle en téflon et la bouteille d'eau haute performance, les composantes toxiques cancérigènes se déclinent presque à l'infini

Louise-Maude Rioux Soucy   17 avril 2008  Santé
Bon nombre de bouteilles réutilisables comme celle-ci sont faites d’un plastique dur transparent ou coloré appelé polycarbonate, dont une des composantes est un perturbateur endocrinien appelé bisphénol A.
Photo : Jacques Nadeau
Bon nombre de bouteilles réutilisables comme celle-ci sont faites d’un plastique dur transparent ou coloré appelé polycarbonate, dont une des composantes est un perturbateur endocrinien appelé bisphénol A.
Peut-on magasiner son cancer à l'épicerie ou à la quincaillerie du coin? La formule peut paraître excessive, mais elle n'est pas si folichonne quand on fait la liste des produits cancérigènes qui meublent notre train-train quotidien. Que ce soit dans le biberon du petit dernier, dans l'ordinateur portable de l'aîné ou encore dans le shampooing, la poêle en téflon ou la bouteille d'eau haute performance qui garnissent les armoires des Québécois, les composantes toxiques cancérigènes se déclinent presque à l'infini.

Hier encore, un rapport préliminaire du gouvernement américain est venu jeter un doute sur la sécurité du bisphénol A (BPA), un polycarbonate déjà mis à mal la veille par un comité scientifique de Santé Canada qui recommande de classer cette molécule dans la catégorie des produits dangereux. Présent dans des biberons, des bouteilles d'eau, des boîtes de conserve et même des cuves à vin, le bisphénol A pourrait provoquer «des problèmes hormonaux et neuronaux» importants, écrivent les scientifiques du National Toxicoly Program.

Prudents, ces derniers précisent que d'autres travaux devront être menés pour documenter l'impact complet de bisphénol A sur l'humain. Ce qui n'écarte nullement «la possibilité que ce produit chimique puisse altérer le développement» des enfants et des nouveaux-nés, ajoutent-ils du même souffle. En attendant que leurs scientifiques tranchent la question, Washington comme Ottawa s'en remettent donc au jugement des consommateurs, qui sont pourtant loin d'être outillés pour prendre des décisions éclairées.

Et pour cause. Les cinquante dernières années ont vu l'introduction de dizaines de milliers de substances chimiques apparaître, dont certaines se sont révélées hautement toxiques. Ceci explique-t-il cela? Une personne sur cinq courait le risque de développer un cancer dans sa vie dans les années 1970. En 2010, ce sera une personne sur deux. D'où toute l'attention que reçoivent aujourd'hui les facteurs environnementaux et les substances toxiques.

Cela dit, mis à part l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui tient une liste exhaustive des substances cancérigènes à éviter dans un jargon souvent bien difficile à maîtriser, le consommateur est généralement laissé à lui-même. Avec tout ce que cela suppose d'approximations et de contre-vérités.

Bien peu de gens, en effet, comprennent le jargon technique des industriels. Le bisphénol A, par exemple, s'affiche rarement en toutes lettres. Il se cache plutôt derrière le sigle du recyclage à l'intérieur duquel on retrouve le chiffre 7 ou encore sous le vocable plus générique de polycarbonate. Ça, c'est quand il s'y retrouve, déplore Nalini Vaddapalli, analyste chez Option consommateurs. «Tous les produits utilisés dans les milieux de travail doivent être accompagnés d'une fiche technique complète. Mais cette obligation ne tient plus quand il s'agit des produits destinés à la consommation courante.»

Pour Rose-Ann Cohen, qui a survécu à un cancer du sein, ce laisser-faire est tout à fait inacceptable. «Lutter contre le cancer a été la chose la plus difficile et la plus terrifiante de mon existence. Ce fut un lourd fardeau à porter et il est hors de question que je continue à mettre la vie de ma famille en danger en attendant que le gouvernement et les compagnies négocient des portes de sortie pour toutes ces substances.» La militante au sein d'Action cancer du sein Montréal a fait son choix: elle «n'achètera plus son cancer au coin de la rue».

Un guide pour avertis

Pour ce faire, elle a dû apprendre à séparer le bon grain de l'ivraie. Un vrai travail de moine qui a été repris pour la première fois au Québec par Option consommateurs. L'organisme a en effet annoncé hier la publication d'un guide spécifiquement consacré aux substances cancérigènes. Écrit en collaboration avec la Labour Environnemental Alliance Society, cette publication est un vrai petit bijou de vulgarisation aux visées pratico-pratiques indéniables.

Le guide, d'une cinquantaine de pages, ratisse en effet très large: des pesticides aux produits nettoyants en passant par les aliments, les jouets et une panoplie d'objets courants. Il fait aussi le point sur le téflon et son petit cousin moderne, le PFC, un composé d'alkyle perfluoré. Il revient également sur le plomb, qui a conduit à de nombreux retraits de jouets dans les derniers mois, et sur les phtalates, ces substances très prisées des industriels qui rendent les plastiques plus souples.

«Le problème, c'est que les phtalates sont difficiles à identifier», note Nalini Vaddapalli. On les retrouve pourtant un peu partout, dans les cosmétiques, les produits pour le corps et même dans certains plastiques, notamment dans les jouets sous les acronymes DINP et DEHP. Or les phtalates ont un impact direct sur le système hormonal et reproducteur. En 2003, le Japon les a carrément interdits dans les jouets flexibles pour enfants, suivi deux ans plus tard par l'Union européenne. Santé Canada a plutôt choisi d'imposer à son industrie une concentration maximale de 0,1 %.

Tout cela et bien d'autres informations ont été colligées par Sean Griffin, qui a ainsi voulu redonner un peu de pouvoir aux consommateurs. «Le cancer a toujours fait partie de ma vie. Mon épouse et ma soeur ont toutes deux survécu à un cancer du sein, ma mère en est morte alors que j'étais encore enfant.» Conscient que la lutte ne se fera jamais à armes égales, ce dernier estime toutefois que les gens «ont le droit de savoir ce à quoi ils s'exposent et ce par quoi ils peuvent les substituer.»

Son guide met donc des mots sur des concepts autrement indéchiffrables pour le commun des mortels. Et tous ont été scientifiquement validés, affirme Nalini Vaddapalli. «La plupart des données proviennent directement du Centre international de recherche sur le cancer de l'OMS, qui fait la recension des produits cancérigènes probables ou reconnus. Nous avons voulu rester loin de la controverse pour nous concentrer sur ce qui fait consensus.»

Mais il ne s'agit là que d'un premier pas, estime l'analyste. «Je pense qu'il faut réclamer plus de transparence de la part des industriels et exiger qu'ils publient leur fiche technique complète.» Ottawa doit aussi sortir de sa léthargie. «Santé Canada considère de plus en plus la pertinence d'évaluer les effets à long terme de certaines substances autorisées. Elle l'a fait pour le bisphénol A et c'est un pas très significatif dans la bonne direction, mais cela ne cache en rien son retard sur les pays européens.»

++++++++

Vous pouvez vous procurer le guide (en français) «Diminuer les risques de cancer: guide du consommateur averti» sur le site d'Option consommateurs à www.option-consommateurs.org ou par téléphone au 514 598-7288 ou au 1 888 412-1313.
 
 
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  • Yvon Montoya - Abonné
    17 avril 2008 06 h 43
    On se smogue de nous.
    Ç a ne sert strictement à rien d'éviter puisque le cancer vient à nous par la fumée des voitures et autres moteurs à explosion. Ne pas laisser un enfant avec une bouteille contenant du bisphénol A (BPA) et le laisser respirer un air saturé de pollution. C'est autour de nous, chez nous, l'air pollué est partout. Bientôt l'Été et le smog avec son SO2.
    Merci pour votre bon article informatif.
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  • jpthoma1 - Abonné
    17 avril 2008 06 h 49
    La silice cancérigène????????
    Mais alors, tous ces québécois qui se frottent la bédaine sur le sable des plages floridiennes risquent de revenir avec un cancer!

    Ridicule ce document. À continuer de faire peur au monde comme ça, on va tous finir paranoïaques.

    Ah oui, pour ceux qui ne le sauraient pas, la silice c'est du sable! Le silicium est un des éléments les plus commun dans la croûte terrestre, après l'oxigène.

    Mais au fait, l'oxygène est-elle cancérigène?
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  • marie-claude leclerc - Inscrite
    17 avril 2008 07 h 00
    certification
    Il est temps que ces informations sortent publiquement et non uniquement dans les réseaux qui défendent les produits naturels sans tomber dans l'excès de la surexploitation de certaines plantes pour y parvenir évidemment. Certains compagnies vertes restent douteuses,,,
    Les industries doivent s'adapter et cesser de vendre des produits cancérigènes.
    En espérant que les consommateurs forcent le virage aussi. Il y a des avancées mais c'est long. Il y a toute une culture des produits "puissants" qui suivent les modes selon leurs parfums. Il y aura bien des nettoyeurs à cuvette probiotique à la canneberge sauvage éventuellement. À moins que je ne sois déjà dépassée !

    Avant de consommer la question est simple : Ce produit soit-disant efficace est-il nocif pour ma santé et celle de l'environnement ?Mieux vaut payer un peu plus et souvent pour une meilleure concentration pour un produit inoffensif et certifié.
    Quand on pense que le Coke est utilisé comme produit détergent pour diluer la peinture ou comme pesticide dans certains pays en plus de commanditer les Olympiques de Pékin. On imagine l'effet à l'intérieur du corps et celui des autres produits !
    Au bout du compte, quelques bons produits peuvent très bien remplacer la panoplie incroyable actuellement sur le marché. L'économie est réelle et durable quand on effectue le virage au vert !
    Marie-Claude Leclerc
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  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné
    17 avril 2008 07 h 19
    Homo toxicus
    Le film de la réalisatrice Carole Poliquin, Homo toxicus, présenté aux Rendez-vous internationaux du documentaire cet automne et qui prendra l'affiche au cinéma Ex-Centris à compter du 16 mai prochain, traite en profondeur de cette réalité et mérite d'être vu par le plus grand nombre de gens intéressés par cette question.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    17 avril 2008 07 h 51
    Les causes du cancer?
    Depuis des années, on fait des recherches et la population envoie de l'argent pour financer la recherche. On a accusé le tabac et avec justesse mais rarement, les autres causes qui se retrouvent dans les aliments et les produits ménagers ne sont mentionnées. Veut-on protéger les multinationales?
    Il est urgent de renseigner le public et de commencer par l'eau qui sort du robinet remplie de chlore et de produits chimiques. On vante les qualités de notre eau mais on répand une fausseté. L'eau est incolore, inodore et sans saveur. C'est H2O.
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  • Stéphane Sauvé - Inscrit
    17 avril 2008 07 h 52
    ...vers une simplicité involontaire....
    ...il est assez clair qu'avec la conjoncture actuelle (hausse du prix du pétrole, dégradation environnementale, consommateur plus informé, etc.), nous n'aurons d'autres choix que simplifier notre vie, réduire notre consommation et retourner au bon sens...utiliser ce que nous avons vraiment besoin et oublier le superflu...cette crise économique éminente servira probablement l'intérêt de l'humanité....
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  • Danielle Shelton - Inscrite
    17 avril 2008 08 h 16
    Guide des produits cancérigènes d'Option consommateurs
    Où peut-on se procurer ce guide?
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  • Francine Cousteau Serdongs - Abonnée
    17 avril 2008 08 h 17
    Question à la journaliste
    Merci de nous informer... mais encore, où peut-on se procurer ce guide de survie?

    NDLR
    Vous pouvez vous procurer le guide (en français) «Diminuer les risques de cancer: guide du consommateur averti» sur le site d'Option consommateurs à www.option-consommateurs.org ou par téléphone au 514 598-7288 ou au 1 888 412-1313.
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  • jpthoma1 - Abonné
    17 avril 2008 08 h 19
    La silice cancérigène ??????
    Alors, tous les québécois qui se frottent la bédaine sur le sable des plages floridiennes risquent de revenir avec un cancer. Et que dire des carrés de sable dans lesquels nos enfants s'amusent!

    Pour ceux qui ne le savent pas, la silice c'est du sable.

    La silice est, après l'oxygène, l'élément qu'on retrouve le plus dans la croûte terrestre.

    Ce genre de rapport irresponsable ne fait que créer une paranoïa collective.

    Mais au fait, l'oxygène est peut-être cancérigène?
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  • Un faillible contre une armée d'infaillible - Abonnée
    17 avril 2008 09 h 43
    du cancer aux cancers
    La formule semble être commune au XXI siècle. En effet, alors que le progrès technologique est exponentiel, on parle même «d'hypertechnologie», la connaissance technique a désormais dépassée même les cadres suggérés a priori. Nous sommes en quelque sorte baignés dans une société de progrès qu'elle touche les nanotechnologies ou la mécanique aérospatiale. La question se situe dans cet ordre : alors que nos modes de socialisation s'accroissent de plus en plus à travers une société dite «médicalisé», où le progrès médical est la mesure étalon en quelque sorte de notre progression scientifique en générale, par quel moyen peut-on juger, valider notre propre connaissance -celle de l'homme depuis des millénaires- alors que l'on découvre du même coup une myriade de composantes de nature chimique ou naturelle, d'objets, etc. qui comportent des risques pour notre vie? Autrement dit, alors qu'on tend à vouloir prolonger notre existence par les biens fait du progrès médical, on découvrirait en même temps certaines conditions qui mettraient en danger notre vie, de nouveaux éléments qui puissent faire obstacle à notre existence : parfums, produits laitiers, plastiques composites, désodorisant, etc. Bref, les molécules en sont infinies.

    Médicalement parlant, l'idée de cancer est d'abord intériorisée, c'est-à-dire qu'au tout début, qu'il soit latent ou non, il prolifère dans l'organisme à une certaine période de sa vie. Le cancer, comme toute autre maladie, est individuel et unique par expérience en chacun de nous. Or, les avancées du savoir scientifique laissent suggérer que le cancer peut être provoqué non seulement de l'intérieur (dégénérescence des cellules, hérédité issue des gènes, etc.) mais qu'il peut a priori être produit de l'extérieur, c'est-à-dire par des composantes exogènes, qui par la suite contaminent l'organisme humain. Ceci alourdit donc la liste des possibilités des causes du cancer et démontre d'emblée la fragilité humaine contre son savoir scientifique. Cette idée laisse donc croire à une conception du cancer qui n'est plus médicale seulement, mais qui dépasse ses propres frontières en se retrouvant dans le social, dans la culture et nos mythes. Cette même idée renvoie donc à la multiplicité des définitions du cancer entre être ici et là-bas. Le cancer peut-être en nous comme il peut, loin de notre corps physique, le pénétrer et y germer.

    En définitive, le cancer témoigne peut-être malgré notre potentiel, de notre incompréhension de la maladie -du cancer ou des cancers- et de son caractère multiformes. Car certains, ne l'oublions pas, indiquent que s'il y a maladie, il faut essentiellement qu'il y ait médecine pour la reconnaître et la circonscrire. Sommes-nous ainsi les propres artisans de nos maladies?

    Guillaume Durou
    Université Laval
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  • Normand Chaput - Abonné
    17 avril 2008 09 h 52
    le soleil est cancérigène
    je ne sais pas pour le sable ou pour l'oxygène mais je sais que le soleil est cancérigène. Et ne mettez pas de crème solaire parce que ça pourrait aussi être cancérigène. Il y a sûrement un ministère en quelque part qui s'occupe de cela. Pourquoi ne pas les laisser travailler avant de crier au loup. S'ils voulaient nous empêcher de manger du fromage au lait cru pour notre santé, je pense qu'on peut leur faire confiance.
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  • Pierre-Jules Lavigne - Abonné
    17 avril 2008 10 h 11
    Surpassement
    Notre civilisation se surpasse. Que c'est excitant tous ces nouveaux produits conçus pour améliorer notre vie. Nous avons grandi avec l'idée que le progrès procurera les solutions à tout. Nous avons étudié, nous avons apporté notre contribution à cet extraordinaire avancement. "Rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme" . NOus pensons créer, nous ne faisons que transformer, sans répression, sans répresseur, seulement animé par une seule évidence: si c'est rentable, ça se vend . Mais à quel prix ?

    "50 % des personnes risquent de mourir du cancer "

    Personne ne mérite de finir sa vie dans une atroce et douloureuse agonie.

    Rendu à ce stade, constatons que la civilisation agonise.La Chine, l'Inde ne font que répéter les modèles qui ont émergés au 18e sciècle. L'agonie se mondialise.

    Et ce n'est pas l'idéal démocratique qui anime cette civilisation qui y changera quelque chose...
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  • bourgajd@ete.inrs.ca - Abonné
    17 avril 2008 11 h 35
    Un guide à 12$...
    Excellente opération marketing pour Option Consommateurs. En plus de rendre le sable (silice) cancérigène, ils se font offrir un mégapub pour un guide qu'ils vendent... 12$ sur leur site web!!!

    Rien à redire sur les autres aspects de l'article si ce n'est que le "rapport préliminaire du gouvernement américain" spécifie clairement "This DRAFT NTP Brief is distributed solely for the purpose of public comment and pre-dissemination peer review. It should not be construed to represent final NTP determination or policy" (http://cerhr.niehs.nih.gov/chemicals/bisphenol/BPA
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    17 avril 2008 12 h 05
    @ Pierre-Jules Lavigne
    Pierre-Jules Lavigne écrit : «"50 % des personnes risquent de mourir du cancer ".

    Oui mais, 100 % des personnes risquent de mourir...point.

    Si on enlève tout ce qui peut faire mourir, est-ce qu'on risque de vivre jusqu'à 150 ans et est-ce qu'on va avoir la force de se regarder dans le miroir à cet âge là ? Comment nos gouvernements vont pouvoir nous payer des pensions tout ce temps dans des foyers ou autrement ? Grosse réflexion !

    Fait que, je crois que je vais aller me faire bronzer là.
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  • Marc Lavallée - Inscrit
    17 avril 2008 12 h 12
    S'empoisonner, c'est le lot de la vie dite "civilisée"
    Les "civilisés" s'empoisonnent, c'est comme ça. Les anciens romains et Beethoven avec le plomb, les écolos du dimanche avec des bouteilles d'eau. Demain ce sera avec autre chose. Et comme ce n'est jamais assez, l'être humain se drogue. Étonnamment, il pullule. Plus il est inconscient, plus se reproduit, et plus il transmet ses habitudes en les amplifiant, croyant en sa capacité à "s'augmenter". Alors comment rester "civilisé" sans mener le monde "libre" à sa perte? Comment faire perdurer l'illusion de la civilisation et de la liberté, deux choses qui n'existent pas plus que la santé? Peut-être par le respect de la vie, cet accident chimique qui parfois manifeste des signes d'intelligence.

    @ J.P. Thomassin : la silice, c'est un composé chimique, qui existe sous d'autres formes que le sable, et qui réagit avec d'autres composés chimiques. Le silice est la cause de la silicose, une maladie industrielle qui n'est pas une maladie de champion de surf... Vous raisonnez comme Bob Gratton qui croit qu'un réservoir à essence qui coule n'a pas de conséquence parce "le gaz, ça vient de la terre"... Ôtez vos lunettes fumées un instant, les sciences peuvent vous éclairez, pas seulement vous aveuglez. Si vous cherchez une raison de limiter vos voyages en Floride, considérez l'option de moins générer de gaz à effet de serre, pas d'éviter tout contact avec le sable.
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  • Patrick Cigana - Abonné
    17 avril 2008 14 h 16
    Précision - Identification du polycarbonate
    Une précision s'impose quant à la signification du chiffre 7 sur les produits en plastique. Il est vrai que les produits en polycarbonate seront identifiés par le chiffre 7 entouré des trois flèches symbolisant le recyclage. Par contre, d'autres matières plastiques porteront aussi le 7. En fait, le 7 représente tous les "autres plastiques", c'est-à-dire, autres que les six principaux matériaux plastiques d'emballage (de 1 à 6, respectivement, le PET, le polyéthylène haute densité, le vinyle, le polyéthylène basse densité, le polypropylène et le polystyrène). Tout autre plastique sera identifié 7 : par exemple, le nylon, le PLA (un plastique biodégradable), le PVDC (Saran Wrap), et même un mélange de plastiques 1 à 6 (ou autre), ou un plastique avec carton et/ou aluminium, comme dans les boîtes TetraPak. Pour identifier avec certitude le polycarbonate, il faut chercher les lettres "PC" sous le 7. Malheureusement, ce ne sont pas tous les fabricants qui identifient le matériau derrière le 7; souvent, on n'y trouve que la mention "OTHER", ou alors rien du tout.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    17 avril 2008 14 h 44
    Et si tout est aussi dangereux?
    Alors avec tous ces poisons chimiques, ce chlore dans l'eau, ces pesticides et toute cette pollution dite moi, Pourquoi l'espérance de vie augmente-t-il d'année en année ?

    Il faudra bien mourir un jour, et de quoi allons-nous mourir ?

    Il ne faut pas prendre la vie trop au sérieux, je ne connais personne qui en sort vivante.
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  • Maurice Monette - Abonné
    17 avril 2008 15 h 11
    Le CANCER se propage parce qu'on auraient perdus ses MOYENS de DÉFENSE NATURELLE !
    Par cette dernière tentative de "faire peur" aux gens avec une RÉPONSE à une MAUVAISE utilisation de son "LIBRE-ARBITRE" qui est l'OUTIL mis à la disposition des esprits / âmes que NOUS sommes, pour faire des "LIBRES-CHOIX" qui NOUS permettent normalement d'ÉVOLUER en GRÂCE et en $age$$e (SAGESSE), on tentent encore de faire GA$PILLER la $ociété Humaine $aine sur un MAL qui relève de l'ASPECT SPIRITUEL de nos PASSAGES INCARNÉS(ES).

    Tant que certains(es) gens ne comprendront pas et surtout, n'accepteront pas que NOUS sommes des esprits / âmes venus(es) ICI-BAS pour GRANDIR en GRÂCE et en $age$$e(SAGESSE) et qu'on continura de GA$PILLER tout cet ARGENT pour contrer des CONSÉQUENCES NÉFASTES pour avoir MAL AGI , MAL UTILISÉ son "LIBRE-ARBITRE" en faisant des "LIBRES-CHOIX" ÉGOCENTRIQUES ou PERVERS ou qui SOUHAITENT / FONT du MAL à AUTRUI et les autres, en fait, tout ce qui est contraire à l'AMOUR FRATERNEL de CEUX / CELLES-ci et des autres, il y aura une continuelle DÉGÉNÉRESCENCE, en RÉPONSE CÉLESTE à ces MANQUES.

    Un CODE COMPORTEMENTAL sous forme des DIX COMMANDEMENTS DIVINS NOUS avait été transmis et les différentes ÉGLISES étaient CHARGÉES de NOUS en faire l'INTERPRÉTATION mais, comme CELLES-CI sont devenues victimes du laisser-aller de l'époque et qu'ELLES se conduisent contrairement aux MESSAGES d'AMOUR FRATERNEL qu'ELLES sont censées TRANSMETTRE aux gens, en toute HUMILITÉ alors, plein de MAUX DÉGÉNÉRATEURS sont les conséquences pour beaucoup de personnes qui ont agi et / ou agissent en TRANSGRESSANT ces LOIS DIVINES d'INCARNATION.

    Donc, les gens ont beau chercher "midi-à-quatorze-heures" pour trouver des $olution$ MÉCANIQUE$ mais, RIEN ne pourra CONTRER ces divers MAUX, si ce n'est qu'un CHANGEMENT d'ATTITUDE FACE À LA VIE avec ses PROCHES et moins proche.

    Apprendre à vivre en CONTINUEL ÉTAT de partager son AMOUR FRATERNEL avec les AUTRES qui NOUS entourent, c'est le MEILLEUR MOYEN de se PROTÉGER contre ces DÉGÉNÉRESCENCES...par une AURA / une AURÉOLE PROTECTRICE.

    Merci de votre ATTENTION,je l'ai PROUVÉ depuis le 16/12/82 !

    Votre Ami, SAGE, lui,
    MAURICE MONETTE
    BIOLOGISTE #939
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  • Jacqueline Émond - Inscrite
    18 avril 2008 13 h 03
    Réponse à : @ Pierre-Jules Lavigne - par Gilles Bousquet
    Ne pas confondre espérance de vie et longévité.
    En vivant sainement, en conformité avec notre génome [nous ne gérons pas si bien les produits toxiques], nous pouvons atteindre la limite de la durée de notre espèce (longévité : 110-120 ans) en meilleure condition.
    Mieux vaut mourir en bonne santé que de traîner péniblement sa vie, même en mourant plus jeunes.
    J. Émond
    P.S. L'espérance de vie est une donnée actuarielle, moyenne tenant compte de tous les décès à tous les âges, même ceux des nouveaux-nés.
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  • Chryst - Abonné
    30 juin 2008 10 h 42
    Se méfier plus que moins
    Il peut être plus facile de vous procurer un véritable poison sans être aucunement prévenu de la nocivité du produit que d'acheter une simple pilule inoffensive sans ordonnance en pharmacie. C'est le monde à l'envers. La morale de tout cela, ne se fier à aucune institution quelle qu'elle soit mais seulement en des individus connus.
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