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Québec pousse ses médecins dans les bras du privé

L'État doit rejeter la conscription et jouer la carte de la séduction pour juguler l'hémoragie, dit le Collège des médecins

Louise-Maude Rioux Soucy   2 avril 2008  Santé
Le Collège des médecins du Québec s'inquiète de voir de plus en plus de professionnels succomber aux sirènes du privé ou de l'étranger. Selon son président-directeur général, le Dr Yves Lamontagne, le Québec est devenu une «terre de prospection» pour les gens d'affaires désireux de tirer parti de la brèche laissée par l'arrêt Chaoulli. Un mouvement qui met en péril la bonne pratique médicale et frappe de plein fouet la médecine familiale.
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    mercredi 2 avril 2008 01h37
    Vive les demies véritées
    On oublie de dire que le pourcentage de femme diplomée augmente très rapidement et les femmes sont les seules à faire de quoi de totalement aberrant pour un homme, c'est à dire ne pas pratiquer après l'obtention du diplome.

    On oublie aussi de dire que "l'ouverture" au privé en 2007 est le principal de cette perte de médecin du secteur public.

    Par contre, je suis d'accord avec le docteur Lamontagne que le facteur souplesse d'horraire est primordiale.

    Oui il est normal que le nouveau personnel hospitalier ne bénéficie pas des heures de travail les plus populaire dès le départ, mais il y a quand même place à ouverture et à de la souplesse de ce coté là.

    C'est moins vrai coté salaire, il est vrai que nos médecins et même la plupart des employés des hopitaux du Québec gagnent moins que leur collègues des autres provinces ou des USA.... C'est peut-être aussi vrai avec le privé, mais par contre, si c'est le cas, c'est un état temporaire, car parce que dans toute entreprise, le profit importe, on fait en sorte que le cout de la main d'oeuvre soit le plus bas possible.

    Donc, comme ça serait hystérique de vouloir empecher nos médecins d'aller pratiquer ailleurs, on devrait priorisé des actions ciblées comme étrangler la pratique privée au lieu de lui donner de plus en plus d'espace, faire en sorte que les horraires du personnel hospitalier ne soit pas trop contraignante, et horreur instaurer une autre façon de sélectionner les candidats sans instaurer par contre des quotas, pour rétablir un équilibre homme-femme dans les admissions en médecine, car c'est déséquilibré en faveur des femmes.

  • 93Licar
    Abonnée
    mercredi 2 avril 2008 10h59
    Mal gérer le public afin de permettre au privé de s'installer!
    Nous avons permis que le Gouvernement, tous partis confondus, année après année, laisse la situation se détériorer dans le système public de santé jusqu'à atteindre un point de non retour qui permettra sous peu au privé d'occuper toute la place et de ne laisser au service public de santé que les restes, voire les miettes, pour les moins bien nantis.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    mercredi 2 avril 2008 12h12
    Admission et admissibilité en médecine
    Entre autres parce que la profession médicale est bien rémunérée, beaucoup de jeunes collégiens et collégiennes y sont attirés. Et comme la capacité d'accueil dans les facultés de médecine est limitée ( car le gouvernement, inspiré du Docteur Knock, ne veut qu'il y ait trop de médecins), alors les facultés de médecine écrèment la clientèle en n'acceptant que les premiers de classe. Et comme les premiers de classe sont en fait majoritairement des premières de classe , i.e. des femmes, il en résulte que les jeunes femmes médecins ( de moins de 34 ans) sont de deux à trois fois plus nombreuses que les hommes médecins. Et la tendance s'accentue depuis quelques années.
    ( http://www.cmq.org/CmsPages/PageCmsSimpleSplit.asp
    PageID=33673f17-316a-46b4-b854-7b0cf3e512a8 ) .

    Cependant pour faire un bon médecin, il n'est pas nécessaire d'être un premier de classe, à moins de vouloir poursuivre des études et recherches de vrai doctorat, i.e. de Ph.D.

    Une autre méthode de sélection utilisée dans d'autres pays comme l'Allemagne consiste à déterminer l'admissibilité des candidats en médecine selon des critères variés comme les résultats académiques minimum requis, l'équilibre émotionnel, l'empathie, etc., pour ensuite retenir le nombre requis de candidats par un tirage au sort. Il en résulte un corps médical plus équilibré, plus représentatif de la société sous le rapport hommes-femmes.

    Le quotient intellectuel (QI) élevé et les bonnes notes en classe ne sont pas en soi ni exclusivement une assurance d'obtenir de bons médecins.

  • Maco
    Abonné
    mercredi 2 avril 2008 15h13
    Parlons en de demi-vérités.
    Les autres, toujours les autres. Il font plus d'argent que nous. Les médecins aux USA paient la totalité de leurs assurances professionnelles. Au Québec, elle est payée, en partie, par nous ! Donc, les docteurs US, y faut qu'il fasse un maudit bon salaire, car la note est salée. Les poursuites sont un sport national chez les « Américains ». Ici, on n'a pas vu cela souvent. Mais, attention, ça va commencer. C'est tout naturel, quand on paie pour un service, on veut en avoir pour notre argent. Ne faut pas oublier les assurances... eux aussi ils en veulent beaucoup pour leur (oups... notre argent) argent.

    On ne dit pas toujours toute la vérité. Les horaires ! Pour une fois je suis d'accords avec le ministre. Cette profession que vous avez choisie, elle vient avec des contraintes. Je n'ai pas vu de maladie qui «puch» à 17h pour revenir le lendemain «punché» à 8h.

  • Michel Simard
    Abonné
    mercredi 2 avril 2008 17h57
    Ouvrons les facultés
    C'est un problème qu'il manque de médecins ? Solution : Il faut plus de médecins.
    Le prix d'un produit est élevé, pourquoi ? Parce que la demande est supérieure à l'offre ou, plus exactement, parce que l'offre est inférieure à la demande. Solution : il faut plus d'offre de ce produit; autrement dit, il faut plus de médecins.
    Comment avoir plus de médecins? En en formant plus, donc puvrons les facultés de médecine à beaucoup plus de candidats.

    Comment la profession de la médecine (lire le Collège des médedins et les facultés de médecine) maintient artificiellement la pénurie de médecins : en fixant des contingentements inutilement bas d'admissions dans les facultés de médecine, avec la bénédiction implicite de nos ministres de la Santé successifs.

    Et on sait bien aussi que la biologie de l'homo quebecsensis est beaucoup trop complexe pour des médecins européens, qui viennent de peuplades sous-développées -dixit c'est quoi son nom déjà à ce président du Collège des médecins d'une obscure province des contrées glacées? Complaisons-nous dans notre médiocrité collective!

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