lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les urgences restent engorgées - Les directeurs d'hôpitaux fautifs devront s'expliquer

Des correctifs sérieux feront partie des contrats de performance que le ministère signera avec les hôpitaux

Isabelle Paré   15 janvier 2003  Santé
Les urgences se portent plus mal que jamais à Montréal. La Régie a fait son mea-culpa hier et affirme vouloir se tourner vers des solutions permanentes. Le ministre de la Santé devrait quant à lui rencontrer les hôpitaux fautifs sous peu pour exiger des explications.

Le ministre de la Santé, François Legault, rencontrera au cours des prochains jours les directeurs généraux des hôpitaux dont les urgences affichent les pires performances. Il exigera d'eux des correctifs sérieux dans le cadre des premiers contrats de performance qui doivent être signés au printemps dans le réseau de la santé.

C'est ce qu'a fait savoir hier l'attachée de presse du ministre Legault dans la foulée du bilan désastreux observé depuis quatre ans dans les urgences montréalaises, dont Le Devoir faisait état hier.

Ce bilan démontre en effet que les cas d'attente de plus de 48 heures ont triplé dans les urgences montréalaises depuis 1998, malgré tous les discours et les efforts déployés pour éviter les sempiternels engorgements dans les urgences des hôpitaux.

«Le ministre estime que les choses n'avancent pas et va exiger un plan clair pour que la situation se rétablisse», a fait savoir à ce sujet Anne Marcotte, au cabinet du ministre Legault, hier.

Mme Marcotte n'a pas voulu nommer les directions d'hôpitaux qui seront rencontrées au cours des prochains jours mais a soutenu qu'il s'agit des établissements dont les urgences sont les plus problématiques, à Montréal et ailleurs.

Ces rencontres doivent servir de base aux contrats de performance que le ministre Legault, dans la foulée de la publication de son bulletin annuel des hôpitaux, veut maintenant imposer aux hôpitaux afin de cibler des objectifs de performance.

En conférence de presse hier, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a quant à elle fait son mea-culpa en ce qui a trait à la détérioration marquée vécue dans ses urgences depuis 1998. Son président-directeur général, David Levine, a lui aussi soutenu que les contrats de performance, qu'on prévoit signer en avril prochain, seront la voie privilégiée pour redresser la situation.

«On va signer des ententes de gestion pour travailler avec nos hôpitaux. On va y définir un volume d'activités avec des cibles à atteindre pour chacun des hôpitaux. Les ententes seront signées dès le 1er avril. Ça va être un work in progress», a indiqué M. Levine hier.

M. Levine s'est toutefois refusé à dire si certains hôpitaux seront pénalisés financièrement en raison de leur piètre performance. Au cabinet du ministre Legault, on indiquait hier que cette solution, prisée par certains, n'est pas étudiée pour le moment.

Arrivé en poste l'été dernier, David Levine a indiqué que seules des mesures structurantes pourront résoudre les problèmes chroniques des urgences. Il n'est d'ailleurs pas question d'y injecter d'autre argent. «Le vrai changement, c'est à l'extérieur de l'hôpital qu'il doit se produire», a-t-il dit, répétant les propos tenus la veille en entrevue au Devoir à propos d'un nécessaire changement de culture dans les hôpitaux.

Le Dr Claude Poirier, coordinateur du Centre de coordination nationale sur les urgences (CCNU), créé il y a deux ans, abonde tout à fait dans ce sens.

Après avoir fait la tournée des urgences de la province et développé, avec l'expert Marc Afilalo, un guide de gestion des urgences, il estime que certains établissements et certains individus font preuve d'un manque de volonté dans certains établissements. «On a développé des outils et des guides pour aider les hôpitaux. Mais si les hôpitaux ne veulent pas aller plus loin, on a un problème!», a dit le Dr Poirier.

Il a aussi affirmé que des hôpitaux, comme la Cité de la Santé de Laval, ont réussi à résoudre leurs problèmes en quelques mois. D'autres, comme Maisonneuve-Rosemont et Sacré-Coeur, avaient commencé à prendre le taureau par les cornes mais ont soudainement relâché la bride, avec les résultats que l'on sait.

«Il faut une plus grande imputabilité des gestionnaires face à leurs urgences. Je suis encore optimiste, mais si on n'a pas freiné la dégradation dans un an, il faudra se poser de sérieuses questions», a-t-il dit. Le Dr Poirier, qui quittera bientôt son poste de coordinateur du CCNU, estime que le temps est peut-être venu d'être plus coercitif. «Est-ce que ça pourrait aller jusqu'à stopper le développement dans certains hôpitaux? C'est à voir.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012