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Entrevue avec Joël Legendre - Un fils de cultivateur devenu végétarien !

« J'ai opté pour une saine alimentation pour vivre le plus longtemps possible, pour être en forme et pour être énergique dans ma vie quotidienne »

Réginald Harvey   12 mars 2008  Santé
Julien Faugère
«Si on n’entre pas d’aliments malsains dans la maison, l’enfant ne peut pas en manger. Mon fils est tenu de manger des légumes et même s’il pique une crise, il doit manger ce qu’il a dans son assiette», explique le comédie
Julien Faugère «Si on n’entre pas d’aliments malsains dans la maison, l’enfant ne peut pas en manger. Mon fils est tenu de manger des légumes et même s’il pique une crise, il doit manger ce qu’il a dans son assiette», explique le comédie
Comédien et animateur, Joël Legendre fréquente l'Expo Manger Santé depuis 11 ans. Il est végétarien depuis 25 ans. Il a grandi sur une ferme entouré d'un père marathonien et d'une mère attentive à la bonne santé. Il est l'un des deux porte-parole de l'Expo Manger Santé 2008.

L'Expo Manger Santé est centrée cette année sur le thème «La santé des enfants et de la famille». Joël Legendre endosse pleinement ce choix: «Je suis devenu papa il y a trois ans en adoptant un petit garçon qui a cinq ans cette année. Je pense que c'est une préoccupation très présente lorsqu'on est parent de savoir ce qu'on décide de léguer à nos enfants sur le plan de la santé, de l'activité physique, de la nutrition.»

Pour l'instant, il applique la règle du tel père, tel fils: «Pour moi, le choix est clair: je suis un végétarien assidu depuis 25 ans et je suis très heureux là-dedans. Quand cet enfant est arrivé dans ma vie, il était clair pour moi qu'il allait être végétarien par la force des choses jusqu'à ce qu'il puisse lui-même être en âge de poser ses choix. Peu importe ce qu'il décidera, ce sera très correct car ce n'est pas une religion pour moi et il n'y a rien là de dogmatique.»

Il fournit les raisons de son choix: «Pour moi, c'est un plaisir! J'ai choisi de bien m'alimenter et on peut très bien le faire tout en étant carnivore également. J'ai opté pour une saine alimentation pour vivre le plus longtemps possible, pour être en forme et pour être énergique dans ma vie quotidienne. Je crois vraiment qu'il y a un lien entre la santé physique, mentale, voire même spirituelle. C'est donc un honneur pour moi que de répandre la bonne nouvelle de ce salon.»

Il est loin d'être simple d'assumer son rôle de parent: «Ce n'est pas facile de bien nourrir un enfant car autour de nous, tout est axé sur les gâteries à lui offrir en lui donnant de la nourriture malsaine. On est constamment déchiré entre l'option de suivre le courant, ce qui peut s'avérer très bien de temps à autre, ou celle de respecter nos valeurs. Pourtant, il y a aujourd'hui plein de produits qui peuvent servir de substituts aux friandises et à la malbouffe. Au salon Expo Manger Santé, il y a 200 exposants qui sont là pour proposer des solutions de rechange goûteuses et savoureuses. Il est possible de changer nos habitudes de façon amusante.»

Des parents exemplaires

Joël Legendre tient de son environnement familial son engouement pour une saine nutrition. Il a grandi à la campagne, à Sainte-Hélène-de-Bagot, tout près de la technopole agroalimentaire de Saint-Hyacinthe: «Chez nous, on élevait le porc et on avait 3000 cochons; côté volaille, il y avait 12 000 poulets.» Comment devient-on végétarien dans de telles circonstances? «Je dois dire que dans notre rang, les producteurs, de façon générale, ne mangent pas la sorte d'animaux qu'ils élèvent. Par exemple, chez nous, on n'a jamais mangé de porc. Mon père n'en a jamais mangé, probablement parce qu'il savait ce qu'il mettait dans la nourriture pour les engraisser et parce qu'on s'attache aux bêtes. On bouffait plutôt le poulet qu'on élevait dans une ferme à côté et qu'on nourrissait au grain, et non pas celui qu'on envoyait à l'abattoir.»

Il dépeint sa famille: «Ma mère était très, très santé et mon père était marathonien; cela a toujours été sa passion et, aujourd'hui, à 63 ans, il court encore des marathons. J'ai passé ma vie à voir courir mon père et à voir ma mère bien nous alimenter, de telle sorte que, à 16 ans, j'ai décidé que je devenais végétarien; ma mère m'a suivi peu de temps après.» Il a largement été influencé par son entourage: «C'est très clair et ça aide. J'ai deux frères et une soeur et jamais personne n'a fumé la cigarette ou n'a été tenté par les drogues douces. Voilà pourquoi j'ai envie de suivre la même voie avec mon fils.»

Le porte-parole tient ce discours: «Si on n'entre pas d'aliments malsains dans la maison, l'enfant ne peut pas en manger. Mon fils est tenu de manger des légumes et même s'il pique une crise, il doit manger ce qu'il a dans son assiette. Je ne prépare pas de menus spéciaux pour lui et cela se passe comme autrefois dans ma famille.» Il n'en fait pas pour autant une règle absolue et se permet de tricher à l'occasion: «Bien sûr, je mange parfois des patates frites, des "cochonneries" et des friandises, mais c'est vraiment de temps en temps et non sur une base quotidienne.»

Une visite enrichissante

Il existe plusieurs bonnes raisons de visiter le salon et Joël Legendre les décrit: «C'est beaucoup plus facile de suivre le courant et de ne pas changer ses habitudes alimentaires; mais on se retrouve ainsi avec de l'embonpoint ou une maladie quelconque. Il est plus difficile de décider de se prendre en main et le salon Expo Manger Santé fournit une bonne occasion de le faire, d'autant plus que le mois de mars est celui de la nutrition.»

Il vante les mérites de cet événement et lance une invitation: «C'est agréable d'aller au salon. Ce n'est pas une torture et c'est très inspirant. Il ne faut pas manger avant de s'y rendre car les 200 exposants nous offrent à déguster des produits savoureux. On sort de là avec nos sacs recyclables bien remplis et en plus, on a le ventre plein. De plus, il n'y a pas qu'un aspect végétarien au salon; il y a là des éleveurs de viandes biologiques. On rencontre aussi plein de gens qui ont le souci de bien s'alimenter et avec lesquels il est possible d'échanger, ce qui est fort agréable.»

Plusieurs spécialistes profitent de l'occasion pour prendre la parole: «Il y a plusieurs conférences et j'en profiterai pour livrer ma première conférence à vie, qui portera, cela va de soi, sur le végétarisme. Je répondrai aux dix questions qui m'ont été le plus souvent posées depuis 25 ans que je suis végétarien: Où est-ce que je prends mes protéines? Est-ce que je suis souvent malade, etc. Enfin, toutes les questions classiques qui reviennent couramment à ce sujet.»

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