Lettres: Un système de santé coûteux ?
Je ne suis pas un spécialiste, mais je suis activement le débat sur la santé qui a cours en ce moment dans les médias. Dans la plupart des interventions publiques sur le sujet, je pense que l'on oublie quelques données pourtant essentielles quand on parle de coût, d'argent et de budgets en santé. En fait, on occulte très souvent le fait que c'est l'explosion du coût des médicaments qui est le premier facteur responsable de la pression exercée sur le système.
Également, le ministre de la Santé et des Services sociaux rappelait récemment que les coûts reliés aux «services sociaux» sont en nette progression au Québec et accaparent une partie très importante du budget global de la santé. Ces deux prémisses apportent, selon moi, un éclairage plus juste de la situation financière de notre système. Pour corroborer le fait que les coûts du système sont relativement maîtrisés, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques mentionnait récemment que les dépenses en santé en proportion du PIB du Québec n'ont pratiquement pas augmenté dans les 25 dernières années. Donc ça ne va pas si mal, ou à tout le moins les problèmes sont peut-être ailleurs!
Ce n'est pas en dépréciant un système qui marche quand même relativement bien (on peut se comparer avantageusement je pense) que nous allons trouver des solutions à nos problèmes, mais plutôt en motivant tous les acteurs du système autour d'une même cause. Ces mêmes acteurs ont besoin de soutien et de messages clairs, car ils sont pour la plupart démobilisés. Même si effectivement, notre système subit quand même une pression financière importante, il faudrait peut-être revoir un peu les prémisses de départ
et nous concentrer à aider les individus femmes et hommes, médecins, infirmières et professionnels de la santé qui travaillent d'arrache-pied pour offrir un service de qualité à la population.
En terminant, pour moi, le privé n'est pas la solution, il ne faut pas transformer un droit social du citoyen en bien de consommation.
Également, le ministre de la Santé et des Services sociaux rappelait récemment que les coûts reliés aux «services sociaux» sont en nette progression au Québec et accaparent une partie très importante du budget global de la santé. Ces deux prémisses apportent, selon moi, un éclairage plus juste de la situation financière de notre système. Pour corroborer le fait que les coûts du système sont relativement maîtrisés, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques mentionnait récemment que les dépenses en santé en proportion du PIB du Québec n'ont pratiquement pas augmenté dans les 25 dernières années. Donc ça ne va pas si mal, ou à tout le moins les problèmes sont peut-être ailleurs!
Ce n'est pas en dépréciant un système qui marche quand même relativement bien (on peut se comparer avantageusement je pense) que nous allons trouver des solutions à nos problèmes, mais plutôt en motivant tous les acteurs du système autour d'une même cause. Ces mêmes acteurs ont besoin de soutien et de messages clairs, car ils sont pour la plupart démobilisés. Même si effectivement, notre système subit quand même une pression financière importante, il faudrait peut-être revoir un peu les prémisses de départ
et nous concentrer à aider les individus femmes et hommes, médecins, infirmières et professionnels de la santé qui travaillent d'arrache-pied pour offrir un service de qualité à la population.
En terminant, pour moi, le privé n'est pas la solution, il ne faut pas transformer un droit social du citoyen en bien de consommation.
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