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Couillard dit non !

Le coeur du rapport Castonguay rejeté

Robert Dutrisac   20 février 2008  Santé
Tout en rejetant les principales recommandations du rapport Castonguay hier à Québec, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a dit ne pas partager «les constats un peu apocalyptiques que certains font d’un effondrement» du système de santé
Photo : La Presse canadienne (photo)
Tout en rejetant les principales recommandations du rapport Castonguay hier à Québec, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a dit ne pas partager «les constats un peu apocalyptiques que certains font d’un effondrement» du système de santé
Québec — Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, n'a pas tardé à rejeter les propositions les plus spectaculaires du rapport du groupe de travail sur le financement de la santé ou encore à émettre de sérieuses réserves à leur sujet. Seules les recommandations visant à améliorer la productivité du système de santé ont reçu de sa part un appui non équivoque.

Quelques heures à peine après que le président du groupe de travail, Claude Castonguay, flanqué des deux vice-présidents Michel Venne et Joanne Marcotte, eut dévoilé officiellement le rapport, Philippe Couillard a d'emblée repoussé une de ses principales recommandations: hausser la taxe de vente du Québec (TVQ) de 0,5 % ou de 1 %, ce qui fournirait 650 millions ou 1,3 milliard, selon l'option choisie, dans un fonds de stabilisation réservé à la santé.

Le ministre a été moins assassin en ce qui a trait à une autre proposition du groupe de travail, celle d'imposer une franchise ou une contribution dont le montant serait fonction du nombre de visites médicales effectuées par le citoyen. Mais il doute sérieusement qu'il soit possible d'appliquer une telle contribution. «Telle que présentée, nous considérons cette mesure difficilement applicable et même critiquable, mais cependant nous désirons que le débat se fasse», a-t-il dit. Les expériences internationales «sont très mitigées en ce domaine», et cette formule veut qu'on soit «forcé par nature à multiplier les exemptions».

Claude Castonguay a présenté cette franchise non pas comme un ticket modérateur mais comme une charge fiscale qui ne violerait pas, à son avis, la Loi canadienne sur la santé. Selon les calculs du groupe de travail, une famille qui a deux enfants et gagne 65 000 $ paierait une franchise de 175 $ pour sept visites par an. À l'instar de la prime d'assurance médicaments, cette franchise serait perçue à même la déclaration de revenus et les démunis en seraient exemptés. Elle serait plafonnée à 1 % ou 2 % du revenu en sus de l'exemption de base. En outre, les visites médicales des enfants ne seraient pas comptabilisées. Cette franchise pourrait varier selon l'endroit où s'effectue la visite — à la clinique ou à l'urgence, par exemple — et pourrait ainsi servir à «orienter» l'utilisation des services médicaux, a mentionné M. Castonguay. Les sommes recueillies par cette franchise seraient versées au fonds de stabilisation de la santé.

«Ça va être interprété par la classe moyenne comme une nouvelle charge fiscale», a résumé M. Couillard qui, décidément, n'est pas très chaud à l'idée.

Le ministre a réitéré son opposition à la mixité de la pratique médicale qui permettrait à un médecin de pratiquer dans le régime public et de traiter des patients à leurs frais dans une clinique privée, ce qui lui est interdit à l'heure actuelle. Le rapport contient d'ailleurs trois verrous qui, dans les faits, rendent impossible cette mixité pour l'heure: qu'il y ait assez de médecins dans une région donnée, que le médecin ait signé une entente avec un établissement pour assurer le maintien des effectifs et, enfin, que les revenus tirés de cette pratique privée soient limités à un pourcentage des revenus que le médecin touche du régime public.

«Nous ne sommes pas à la veille de voir autoriser ce type de pratique médicale», juge M. Couillard. «J'attends qu'on me nomme la région au Québec où, actuellement ou au cours des prochaines années, on estime que les effectifs médicaux seront suffisants pour assurer les services.»

Le rapport propose d'associer à cette mixité le droit de souscrire à de l'assurance privée pour tout traitement couvert par le régime public. Selon Claude Castonguay, ce recours au privé serait toutefois «marginal».

Quant à la proposition de permettre aux cliniques médicales d'exiger une cotisation annuelle de 100 $ à ses patients, M. Couillard n'est pas contre, en autant qu'elle n'accorde aucune priorité, dans le régime public, à celui qui a choisi de la verser. Il ne faut jamais que «cette cotisation soit vue comme une condition pour voir le médecin», a-t-il. Le ministre assimile ce moyen de financement à la «pensée magique», en ce sens que «ce n'est pas 100 $ par année qui va faire apparaître par magie des médecins disponibles 24 heures par jour, sept jours par semaine».

Dans son rapport, le groupe de travail rappelle que la croissance annuelle des dépenses en santé — une moyenne de 5,8 % pour les dix prochaines années — dépasse largement le rythme de croissance des revenus de l'État, soit 3,9 %. À terme, il existera un écart de 7 milliards sur une base annuelle. Cette situation menace la pérennité su système public ainsi que les autres missions de l'État, note le rapport.

Le groupe de travail propose d'augmenter les dépenses de la santé au même rythme que la croissance des revenus de l'État. La hausse de la TVQ et l'imposition d'une contribution de l'usager permettraient de faire 30 % du chemin, tandis que la diminution des dépenses et l'amélioration de la productivité assureraient le reste.

Philippe Couillard trouve cette cible trop contraignante. Il veut que la croissance des dépenses de son ministère «s'approche» du taux d'augmentation des revenus de l'État. «Il faut accepter le fait qu'il y a une croissance structurelle [du coût] des soins de santé», a fait valoir M. Couillard, qui dit ne pas partager «les constats un peu apocalyptiques que certains font d'un effondrement» du système. Le Québec est «une société prospère» qui est en mesure de financer «correctement» son système de santé.

Pour l'essentiel, Philippe Couillard souscrit aux recommandations qui visent à améliorer la productivité du système public de santé ou celles qui vont dans le sens des objectifs connus du gouvernement, notamment celui de s'assurer que tous les Québécois disposent d'un médecin de famille. Il est d'accord pour que son ministère cesse de faire la micro-gestion pour se consacrer à ses fonctions fondamentales: établir les grandes orientations, les priorités et les grandes lignes budgétaires. «Un changement de culture médiatique» s'impose, a-t-il plaidé. «C'est très rare dans le monde [...] qu'un ministre au sommet de l'autorité politique soit questionné presque quotidiennement sur la situation à tel ou tel hôpital, ou à telle ou telle salle d'urgence. En soi, c'est un facteur de dysfonction.»
 
 
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  • André Doré
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 01h05
    Des solutions... sans injections...
    Pour une fois, je suis d'accord avec le Ministre Couillard. Nous en avons tous marre de ceux pour qui la solution aux problèmes se traduit toujours par une "injection" d'argent. Il y a beaucoup d'endroits où on peut améliorer la productivité du système de santé. Qu'on regarde du côté des corporations professionnelles et de leurs chasses-gardées par exemple. Qu'on regarde aussi du côté du maintien à domicile qui coûte beaucoup moins cher que de dispenser des soins en institution, lorsque c'est possible. Qu'on maximise l'utilisation des salles d'opération. Qu'on forme plus de médecins de famille et qu'on ouvre les facultés et les hôpitaux aux médecins étrangers déjà formés, qui ne nous ont encore rien coûté, pour qu'ils se familiarisent avec notre façon de faire et notre technologie. Que le ministre "civilise", s'il le faut, les facultés et les hôpitaux récalcitrants qui nous empêchent de les mettre à profit. Faudra-t-il demander l'assistance à Fidel, avant qu'il ne meure, pour qu'il nous prête des médecins de famille comme il le fait pour le Vénézuela? On ne veut pas se faire taxer la maladie; le ministre l'a compris. Et pour une fois qu'un ministre pouvait nous expliquer clairement sa pensée, lors de sa conférence de presse, directement et franchement. Un exemple pour bien des politiciens. Bravo!

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 01h52
    Un rapport inutile et une réponse de politicien
    Le ministre Couillard a beau rejeter les recommandations du rapport Castonguay (faire autrement ne serait pas rentable au plan électoral !), mais il sait très bien que les coffres de l'État sont vides, que notre programme de santé gratuit pour tous ne peut plus être maintenu et que, tôt ou tard, il faudra bien imposer une franchise à tous ceux qui voudront se faire soigner. Cependant, avant d'en arriver là, n'y aurait-il pas lieu de couper dans l'appareil bureaucratique très coûteux qui gère la santé au Québec ?

    Quant au rapport Castonguay lui-même, pourquoi l'avoir commandé ? les rapports Clair et Ménard, déjà produits sur le sujet, en étaient venus aux mêmes conclusions que celui qui a été remis hier au Gouvernement.

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 06h52
    HARO sur les «baudets-commissionnaires» de la gouvernance.
    Le MSSS est gravement malade et sa cure est en liste d'attente «sine die». Un véritable charnier de cimetière abandonné. Un Norbourg scandaleusement déguisé. L'argent de nos impôts, l'argent de nos taxes, «NOS PIASTRES», siphonnées de nos poches et versées dans des fonds sans fond, partout ailleurs que dans «NOTRE SANTÉ». Par les plus scandaleuses manigances bourgeoises et manipulations norbourgeoises qui tiennent du détournement et qui s'inspirent du blanchiment, NOS PIASTRES s'engouffrent, par milliards, dans le graissage salarial des richissimes médecins spécialistes, entre autres, graissage dans lequel s'est commis le ministre neurologue PHILIPPE COUILLARD, celui qui a le culot pontifical de fustiger les Québécois, en se disant exaspéré par leur négativisme et leur morosité galopante, CE dont les Québécois de la Cité de Champlain et, plus spécifiquement, ceux et celles de JEAN-TALON, se souviendront, au jour venu des prochaines élections, non seulement en regard de la pédanterie frondeuse du parachuté, mais aussi en regard des royaux capitalistes libéraux qui font faire leur job par des Commissaires / Commissionnaires / Thuriféraires de l'invisible Pope de l'actuel gouvernement. Ce que les Landry et Charest ainsi que leurs suppôts doivent savoir, c'est, en effet, que les Québécois sont exaspérés et tourmentés par le laxisme de politiciens sans conscience, qui camouflent leur irresponsabilité crasse et «tout le reste innommable», sous les protectorat scandaleux de l'immunité et de l'impunité.

    À plus d'un égard, cet intrigant scénario d'oppression qui a tenu l'affiche sous les péquistes et qui la tient encore et davantage sous les libéraux, est similaire à celui qui sévissait dans un pays nordique qui s'est explosé, en 1917. La Russie.

    Depuis que l'Émir Rabaska Couillard a eu accès aux ponts de la capitainerie libérale du Québec et qu'il occupe de façon aussi ostentatoire que péremptoire, les «salons de Jean-Talon», à Québec, il ose se croire justifié d'insulter et d'outrager les Québécois qu'il prend pour ses galériens, en les traitant de pessimistes, de négatifs et d'apocalyptiques.

    Par devant comme par derrière, l'avocat Charest préside minoritairement un gouvernement qui a doublé les salaires de «ses patrons», les magistrats de la Cour du Québec, alors qu'il s'apprête à leur accorder une nouvelle grosse augmentation pouvant satisfaire la très haute opinion qu'ils ont d'eux-mêmes. Le même minoritaire s'apprête à endetter, encore davantage, les Québécois à demeure. En appauvrissant la classe estudiantine, la classe moyenne, les personnes âgées et les démunis (85% de la population) à tout jamais, il versera, à la tonne, des milliards qu'il puisera dans «l'hypothèque du Québec sur-hypothéqué et au bord d'étouffements qui justifieraient quasiment sa mise en tutelle», dans les comptes en banque des incompétents ingénieurs et des ineptes inspecteurs pppéistes, les téteux du pouvoir, qui se spécialisent dans la construction de ponts qui s'effritent, qui s'effondrent et qui tuent ainsi que dans le «lifting» de la face routière qui s'affaissera aussi tôt, à la faveur des nids des poules.

    Alors que les médecins spécialiste, les magistrats, les goujats du privé, les millionnaires et milliardaires tizamis du politique qui se décorent et se médaillent entre eux, à Paris comme par ici; alors que tous ces héritiers des gracieusetés financières et économiques qui occupent tous les abris fiscaux et les loggias de l'évasion fiscale (15% de la population), auront les moyens de se barricader de toutes les assurances privées dont le «docteur» Claude Castonguay a eu le mandat de la promotion privée et celui de la propagande publique; alors qu'ils seront fort aise de se payer tous les spécialistes ainsi que toutes les interventions médicales et plasties, dans les heures qui suivront leurs demandes, LA POPULATION OTAGE DES AUTOCRATES DE LA GOUVERNANCE, depuis Landry et son releveur Charest, est condamnée au silence, et refoulée derrière les barreaux de l'impuissance esclavagiste, devant se contenter des misères noires de l'oppression et des merdes de l'étouffement social... CONDAMNÉE à ravaler ce que recommande le soi-disant rapport pré-dicté que vient de remettre l'ex-ministre libéral Castonguay, dans le seul but de justifier les $$$émoluments$$$ de ses appointements dont, à n'en pas douter, une très forte partie sera inscrite aux livres des remboursements de frais de dépenses, de déplacements et de consultations externes «non imposables»?

    En somme, le PUBLIC POUR LA PLÈBE et le PRIVÉ POUR LES PACHAS? Un instant! Les orageuses réactions immédiates du GBS et surgissant spontanément de toutes parts, ne laissent-elles pas clairement entendre que ÇA RESTE À VOIR. Cette malheureuse tentative du TOÉ, TAIS-TOÉ échouera lamentablement.

    Alors que les petits Tsars de l'actuel gouvernement viennent à peine de faire la pitre démonstration de leurs hypocrisies et collusions, dans la conduite du projet polluant de la Rabasquaise des richissimes pppéistes, ils récidivent en faisant la clownesque projection de leurs sournoiseries bluffeuses jusqu'en «2017». Dans leur conduite tout aussi laxiste qu'hébétée des Misérables Servitudes et Souillures de la Santé (MSSS), ne réalise-t-ils pas que, par l'étalage de leurs inepties, par l'avalanche de leurs provocations et par les affronts de leur suffisante arrogance, ils sont en train de souffler sur les braises fumantes d'une révolte, aux abords d'une révolution implosive. Une révolution qui risque fort de n'avoir rien de «l'évolution tranquille» des années 60. L'incurie dont ils confient le blanchiment à leurs $amis-commissaires$ et $dévoués commissionnaires$ ainsi que leurs échéances apocalyptiques et leurres de «2017» dont ils brandissent les épouvantails en signe de menaces, ne sont-elles pas sans évoquer les feux de l'enfer de corsaires défroqués? «L'année butoir 2017» n'est-elle pas sans rappeler, pure coïncidence ou pas, le 100ième anniversaire de la Révolution Russe de «1917», révolution dont le peuple oppressé ne s'est d'ailleurs jamais remis?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 07h01
    Nous endetter et notre descendance pour se faire élire
    Tout est dans cette phrase : «Ça va être interprété par la classe moyenne comme une nouvelle charge fiscale», a résumé M. Couillard qui, décidément, n'est pas très chaud à l'idée.»

    Est-ce que vous avez déjà vu un politicien, qui songe prioritairement à la façon de se faire réélire, chaud à imposer une nouvelle charge fiscale ni à signer un cheque dans son compte personnel pour balancer le déficit de son gouvernement, il espère seulement qu'un miracle va arriver et que le cauchemar des finances gouvernementales va ainsi cesser.

    Notre gouvernement fédéral vient de réduire la TPS de 2 % ce qui laisse un énorme montant qui pourrait être récupéré en TVQ par notre gouvernement provinvial mais il a peur des réactions et à la prochaine élection...il ne va pas récupérer ça pour éviter ses trous de budget. Il aime mieux endetter les futures générations.

  • Robert De Blois
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 07h22
    Le rapport Castonguay
    J'ai rarement vu un rapport aussi volumineux se faire tabletter pour ne pas dire déchiqueté aussi rapidement, faut-il croire que le ministre Couillard et son équipe n'y ont vu que des platitudes et des niaiseries qu'aucune personne le moindrement au courant des us et coutumes du domaine ne saurait souscrire, c'est à y penser.
    Je crois personnellement que le rapport est au fond assez intéressant, en ce sens qu'il pose les vraies questions qui en sont une de ressources disponibles, autant en ressources humaines que financières, et ce n'est pas peu dire, quand on se compare aux autres provinces et autres pays.
    C'est vrai que le débat idéologique sur la place du privé vs la place du public en est un qui obscurcit les vrais enjeux et qui colore un peu trop les points de vue soi disant objectifs. En réalité, les deux secteurs sont et seront toujours complémentaires et ne peuvent être visualisés séparément, comme des entités autonomes. C'est la réalité acutelle et ce sera encore plus la réalité de demain, au Québec, tout comme dans tous les pays de l'OCDE,
    La faiblesse du rapport réside probablement dans le fait que chacun des commissaires s'est efforcé de faire valoir son point de vue en fonction des valeurs et des programmes de parti que ceux-ci représentent, tout comme le président Castongay s'est efforcé de mettre de l'avant les idées pro-privées qu'il défent depuis nombre d'années.
    En somme, c'est un rapport plutôt courageux dans le contexte actuel, mais avec des propositions plutôt fort discutables pour le moment, dans un contexte d'une importante pénurie de ressources et d'un effort considérable de réorganisation du système actuel mis en place par le gouvernement actuel et tous les participants à cet immense travail d'amélioration de l'efficacité et de la productivité des nos institutions de santé.

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 08h04
    Où est M.Charest ?
    Il me semble que la décision d'augmenter ou non la TVQ relève des prérogatives du Premier Ministre agissant au nom du gouvernement.M.Couillard est-il devenu PM à notre insu ?

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 08h20
    Paralysie
    Le débat sur la santé est mort-né au Québec: l'agenda est contrôlé, d'une part par les syndiqués du secteur public, qui ont le pouvoir de faire baisser ses culottes à n'importe quel gouvernement, et d'autre part par une puissante corporation, le Collège des médecins, dont est d'ailleurs issu le ministre de la santé.

    Les syndiqués du public ne veulent aucune remise en cause du statut du système public actuel, aucun changement. Le Collège des médecins lui, n'acceptera de changement que si c'est pour se diriger vers un système à l'américaine, le plus rentable pour les médecins, mais aussi le plus dispendieux, c'est à dire un duopole (= cartel) du public et du privé fonctionnant de façon strictement indépendante.

    On peut comprendre les points de vue des syndiqués et des médecins, mais le pouvoir concentré entre les mains de ces deux groupes fait qu'une évolution vers un système 'à l'européenne' (je pense à la Norvège ou à la Suède, en particulier), qui serait le plus adapté aux valeurs et au portefeuille des Québécois, est tout simplement impossible.

    Naguère, les gouvernements ont pu s'appuyer sur les masses populaires pour imposer le système public contre la volonté des médecins, parce que ces derniers étaient alors seuls contre tous; mais défier à la fois la corporation des médecins ET les syndicats, ce serait un suicide politique... même pour les Libéraux.

    Or, le résultat des courses pour les patients, c'est donc le choix entre le système actuel - qui ne fonctionne pas bien -, ou un système qui marcherait peut-être un peu mieux, mais dont beaucoup seraient exclus financièrement.

    Dans ces conditions, il existe un équilibre naturel entre les stratégies des deux groupes susmentionnés, étant donnée la préférence des électeurs: c'est le statu-quo - un système public et un système privé qui s'ignorent mutuellement -, qui apparait donc comme la 'moins pire option' à la majorité, car entre deux maux il faut choisir le moindre.

    Malheureusement, c'est aussi pour cette raison que la commission Castonguay a perdu son temps, c'est pour celà que le ministre Couillard continue obstinément à voir l'urgence de ne rien faire, et c'est pour ça que le Québec va rester paralysé sur cette question, comme sur beaucoup d'autres.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 08h23
    Il me semble que c'est clair
    Coudonc, va t-il falloir encore gaspiller des million$ dans cette "industrie" privée en "rapports tablettés" avant que ça rentre bien dans la tête de ces Desmarais-Power Corporation et ces Chaoulli financiers-exploiteurs de la souffrance des malades qui se prétendent encore médecins ?

    Si vous voulez un système de santé privé, pas de problème, mais alors investissez et financez vous-mêmes vos propre institutions privées de formation de médecins, infirmières, spécialistes, privés et formés par des enseignants privés ! Même chose pour vos assurances et tout le reste.

    Financement privé pour business de services privés.

    Pas un sous, ni service, ni médecin, ni infirmière, ni spécialiste, du public. Pas touche !

    Ça va faire, les magouilles de chercher à avoir le beurre et l'argent du beurre !

  • Jean-Philippe Vaillancourt
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 08h43
    Bravo...mais faire un autre pas en avant
    Bravo au ministre Couillard pour cette sortie. Neanmoins, il devient imperieux de faire quelque chose de concret pour ameliorer notre systeme de sante. La premiere serait, comme l'a mentionne monsieur Andre Dore, intervenir au sein des corporations professionnelles et de leur chasses gardes. Il serait interessant maintenant que les clients des hopitaux ne soient plus les medecins mais plutot les gens qui s'y presentent pour obtenir des services.

    De plus, le college des medecins n a aucun interet a avoir plus de medecins et encore moins de donner acces a la profession pour ceux qui ont ete formes a l'etranger. Pourquoi? Partager la meme enveloppe budgetaire avec un plus grand nombre d'individu? Jamais...ils n'ont sans doute pas assez de leur 150 000$ par annee alors que tous les autres professionnels gagne moins de 80 000 avec 18 ans de service...meme ceux qui ont obtenu un doctorat de 3ieme cycle cummulant 8 annees d'etude universitaire exactement comme les medecins mais avec 75 000$ en moins chaque annee.

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 08h56
    Power Corp. + Assurances Privées = Futur du système de santé
    Combien de temps croyez-vous que la meute d'analphabètes fonctionnels, que Mindfuck Inc. nous fait encore passer pour des citoyens, pourra résister à l'assaut combiné de Gesca, de l'Institut Économique de Montréal et de l'aplaventrisme de nos élites ?

    Le génocide politique, culturel et économique du Québec se poursuit à une vitesse ahurissante.

    La toute dernière analyse de Parizeau est pourtant d'un réalisme et pragmatisme exemplaire.

    PARIZEAU DÉPLORE LA FIN DE QUÉBEC INC
    http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&am

    « Le seul instrument dont les Québécois disposent vraiment c'est leur État » - René Lévesque

    Pas surprenant que le Québécois qui a le plus accomplit pour le Québec moderne soit méprisé de la sorte par nos pleutres de con-citoyens alimentés à ce que René Lévesque appelait déjà dans son temps du pablum journalistique !

    Parizeau nous met face à notre médiocrité de façon si concrète et irréfutable que l'on préfère l'honnir que de faire face à notre réalité de peuple en voie d'instinction.

    C'est minable et ça confirme de plus en plus que l'on ne mérite tout simplement pas d'exister !

    « Les peuples ne disparaissent pas parce qu'ils sont vaincus ou conquis, mais parce qu'ils se suicident. » - Albert Brie

    Un suicide assisté par la droite et le fédéral mais suicide tout de même... Combien de fois peut-on assister au retour consentant d'une entité abusée vers son tortionnaire avant de perdre tout intérêt et respect pour elle...

    C'est pour ÇA que Hubert Aquin a pris la poudre d'escampette.

    C'est pour ÇA que l'on va disparaître.

    « Le choix à opérer n'est pas entre le Québec et le Canada, mais entre le Québec et le néant. » - Jean-Marc Léger

    Pendant ce temps au Danemark, l'éducation est gratuite (Université comprise) , les étudiants sont même payés pour leurs succès et le système de santé est universel et aussi gratuit.

    Pendant ce précieux temps, le paupérisation culturelle et économique du Québec au main de ses ennemis et collabos se poursuit allègrement...

    Notre élite est malheureusement et à l'image du peuple qu'elle est supposé servir devenu majoritairement... MINABLE !

    «Quand on a réussi à faire croire à l'esclave que ses chaînes sont disparues, il ne croit plus à la liberté. » - Doris Lussier

    L'indépendance, c'est le saut que doit faire le Québec hors de la "survivance" pour entrer dans l'existence normale...Sinon, ce qui nous attend, c'est l'extinction graduelle, avec tous les soubresauts de violence anarchique qui accompagnent l'agonie insensée d'un organisme bâti pour vivre. -René Lévesque

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 09h09
    Et le financement?
    J'approuve M.Couillard de rejeter plusieurs moyens de financement pouvant pénaliser les plus démunis, cependant le problème reste entier au niveau du financement.En viendrons-nous à mettre les 2/3 du budget provincial dans la santé? Comment M.Couillard rendra plus productif la bureaucratie étatique et syndicale, quand gestionnaires et boss syndicaux ne veulent pas VRAIMENT participer à cet exercice essentiel qui pourrait remettre en cause leurs privilèges?

    Une immense proportion des citoyens qui travaillent seraient prêts à payer 100$ par année pour avoir un accès rapide à un médecin de famille dans une clinique privé.Je ne vois pas comment l'état pourrait empêcher les citoyens de se payer ces services? La bureaucratie étatique ne réussira pas seule à fournir les services que les citoyens veulent et pour lesquels ils sont prêts à payer. La liberté des citoyens doit primer sur l'idéologie et la bureaucratie!

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 09h24
    Il faut choisir entre le public ou le privé, pas les 2
    Nous avons un exemple dans la «fameuse» SAAQ!
    Selon Madame Payette le prix des «assurances-auto» allait baisser! Ha! La belle affaire! On paie 2 fois, on paie plus cher pour moins en retour et pour nourrir une armée de fonctionnaires. Alors...? La santé, ça sera pareil.
    Au lieu de chercher des revenus pour régler le problème, il faut commencer par réduire les coûts. Après on avisera.
    Si votre toit coule et se détériore de plus en plus...la solution est-elle de trouver des chaudières de plus en plus grandes et de les vider plus souvent ou de profiter du répit offert par la plus grande chaudière pour colmater la fuite?
    Dans un cas, on ne s'en sortira pas et la situation empirera, dans l'autre on s'améliore de jour en jour.
    C'est simple, mais la grande emprise syndicale empêche d'être efficace parce que si on est 10 à faire la job de 2, c'est plus payant en cotisations et...ça crée des jobs! Brillant comme raisonnement.
    Donc, que l'état dégraisse en coupant dans son système administratif et sa bureaucratie-santé, sans s'en prendre au personnel soignant, entendons nous bien; sauf que ça fera perdre des jobs qui nuisent au bon fonctionnement et les syndicats vont gueuler car ils perdront leurs sacro saintes cotisations.
    Où, on s'assure au privé et la cotisation de «l'assurance maladie privée» sera utilisée beaucoup mieux plutôt qu'à payer des jobs «non soignantes».
    Mais si on va au privé on y va à 100%. Je ne vois pas pourquoi payer «des 2 bords».
    Ce n'est pas la faute des employés de l'état s'ils sont mal utilisés, sauf que c'est bibi (et vous) qui paie, et cela, j'ai le droit d'avoir mon mot à dire là dessus.
    Bref, le gouvernement, je crois bien, ne peut rien faire mais il doit faire comme s'il voulait faire quelque chose, sinon il reconnaitrait ne servir à rien et que les syndicats mènent le bal!

  • réal rodrigue
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 10h36
    Tenez bon, M.Couillard
    Incidemment, il faut choisir entre le bien de l'ensemble et les intérêts de ceux qui attendent l'occasion propice pour s'immiscer dans le système des soins de santé dans le seul but d'en profiter financièrement. M.Couillard a la bonne attitude, il refuse de marginaliser les moins nantis, il tient le cap en réaffirmant que le financement du système doit se faire normalement, selon la croissance de notre économie. Pourquoi en effet compliquer le système davantage en ajoutant une franchise qui par ailleurs va pénaliser les plus pauvres ? Que l'on mette donc l'accent sur une meilleure organisation des ressources actuelles, à rendre les administrateurs plus sensibles aux justes requêtes de «leurs subordonnés», à devenir moins tatillons et plus créatifs !... M.Couillard, tenez bon !
    Réal Rodrigue
    37 chemin des Ostryers
    Mansonville, canton de Potton
    J0E 1X0
    montagneux@distributel.net

  • Isabelle Lefebvre
    Inscrite
    mercredi 20 février 2008 10h39
    Pourquoi faire simple quand on peut compliquer?
    Si on exigeait seulemen 5.00$ (dollars) à chacune des visites au bureau du médecin ou à l'urgence, on constaterait une diminution importante des consultations dîtes mineures.
    Les gens soi-disant démunis se verraient attribuer trois visites gratuites par année et devraient payer les autres. Il serait intéressant de savoir combien cette contribution ou ticket modérateur de cinq dollars aiderait à désengorger les urgences et les bureaux des médecins. Ces derniers, seraient beaucoup plus disponibles ayant moins de clients à s'occuper et en même temps, on réglerait la pénurie de médecins.
    Le rhume, l'orteil foulé etc. pourraient être soignés à la maison avec les bons conseils des infirmières du CLSC. Quand on a l'impression que c'est une maladie qui demande un avis plus sérieux, on n'hésitera pas à dépenser cinq dollars pour consulter. Après tout, ce n'est même pas la moitié d'un paquet de cigarettes, une location d'un vidéo, deux bières etc.
    Dire qu'on a sûrement généreusement payé Monsieur Castonguay pour des recommandations compliquées et difficiles à appliquer
    .
    Pourquoi pas essayer un ticket modérateur de 5.00$ pour tous, tout-à-coup que ça fonctionnerait?

  • Pierre Germain
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 10h47
    Beaucoup de salive et peu de bienveillance
    Beaucoup de médecins (très épuisés d'ailleurs, voir mon autre intervention d'aujourd'hui au sujet de l'article "Couillard manque de courage, accuse le président des médecins spécialistes") salivent à l'idée de mettre la main sur le financement manquant du système de santé.

    Mais voilà: ce financement manquant devrait servir à former plus de médecins, d'infirmiers, etc. et à acheter des équipements tels des tomographes, etc.; pas à favoriser l'enrichissement de certaines personnes étant plus bienveillantes envers leurs profits personnels qu'envers l'amélioration globale du système de santé actuel.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 11h47
    Le privé veut ponctionner les revenus de la population et en faire de surcroît des malades pris en otages.
    Les promoteurs qui cherchent à instaurer le privé dans le milieu de la santé, je les appellerais des spécialistes en ponctions de revenus à partir d'un raisonnement complètement bancal. Une fois la table mise et une mise en scène médiatisée qu'on nous sert au quotidien, on leur accorde une tribune pour tenter de nous faire avaler le menu déjà apprêté par les défenseurs du privé pour la circonstance.

  • Jacques Godin
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 13h18
    Pourquoi faire des comissions?
    Pourrait-on m'expliquer le pourquoi des commissions si c'est pour les rejeter en moins de 24 heures? Qu'est-ce que le gouvernement attendait de M.Castonguay? On devait bien avoir une petite idée de ce qu'il allait proposer mais on allait quand même dépenser l'argent du contribuable en se doutant que le rapport ne répondrait pas aux attentes et à ce que l'on voulait entendre. Au fait qu'est-ce que le gouvernement voulait entendre?

  • Christian (JA) Béliveau
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 13h54
    La mixité existe déja, manque une assurance services et médicament plus juste.
    Les facultés de médecine et de médecine dentaires forment chaque années des professionnels aptent a traiter des patients autant dans le systeme public que privé. Pour ce qui est des dentistes on connait bien la premiere question :avez-vous des assurances ? Et il n'y a rien de catastrophique la dedans, les gens vont voir leur dentiste régulierement et c'est pas la fin du monde. Les dentistes traitent aussi des patients a l'hopital.
    Les facultés de médecine forment des médecins mais aussi d'autres professionnels de la santé qui sont autonomes et peuvent traiter autant dans les deux systemes. Il n'y a pas un role optimum et un statut adéquat pour certains professionnels gradués des facultés de médecine. Les physiothérapeutes entre autres peuvent traiter les clients du réseau, a l'hopital gratuitement, ou par le paiement d'un tier (csst,saaq) et, ou dans des cliniques privées avec facturation aux clients.
    Les gens qui possedent des assurances, ou un tier payeur (csst,saaq) recoivent des rembourssements sur le cout des traitements en cliniques privées. Cela permet aux travailleurs, employeurs ou assureurs de décider
    ou le patient ira se faire traiter pour un retour rapide au travail.
    Sans regler tous les problemes d'accessibilité des patients la mixité ici permet de traiter les patients qui peuvent l'etre pour un retour au travail dans des délais optimum.
    Ce systeme fonctionne tres bien depuis des années aupres des sportifs, des travailleurs et des accidentés de la route. Evidemment ceux qui doivent payer malgré leurs contributions fiscales sans rembourssement d'un tier peuvent recevoir un crédit d'impot en fonction d'un pourcentage de leur revenu en présentant la facturation des couts des services recus lors de leur déclaration de revenu. Ainsi les gens n'attendent pas des années pour retourner au travail ou amorcer la guérison anticipée.
    Il n'y a pas de liste d'attente dans les cliniques de Physiothérapie privées ou le physiothérapeute est propriétaire, consultant et/ou gestionnaire de son cabinet ou son statut est clairement identifié, il est responsable et fonctionne de facon optimale. Pour éliminer completement
    les délais d'attente dans les hopitaux, il y a beaucoup de solutions dont le fait d'etre capable de responsabiliser les professionnels pour qu'ils travaillent de facon optimale selon leur statut respectif a leur champs d'intérets. Ces professionnels pourraient se voir confier plus de responsabilité, voir devenir pratiquement de futurs médecins avec des champs d'intérets particuluiers. L'autonomie étant associée a leur formation et adaptée a leur milieu de travail pour obtenir une productivité optimale. Si l'adéquation entre l'offre et la demande n'est pas en équilibre c'est que la productivité n'est pas optimale. Il faut créer les conditions optimales de productivité. Voila ce qui est fait tous les jours au Québec pour servir la population et éventuellement pourrait améliorer l'accessibilité des soins dans le réseau public de santé.
    Pour les gens a faibles revenus il y a toutefois une injustice car les frais devraient etre rembourssables au complet a bas d'un certain niveau de revenus de ce client non assuré. Ce processus prourrait etre semblable a l'assurasnce médicaments. Une assurance services, médicaments.

  • audet diane
    Inscrite
    mercredi 20 février 2008 13h55
    solutions possibles...
    Un des problemes a évaluer est le trop grand nombre de fonctionnaires au ministere de la santé , dans les agences régionales et dans plusieurs csss.Beaucoup trop de paliers entre le patient et les soins.La personne qui parle des problemes facilement réglés par l'infirmiere du c.l.s.c. n'en fréquente surement pas un régulierement (en tout cas pas a montréal).........Quant a imposer des frais meme de 5.00, tout d'abord, il y aura des exceptions (assistés sociaux, ainés, itinérants,cas psychiatriques etc.etc.) De plus il faudra prévoir ceux qui n'auront pas d'argent sur eux(partis vite ou porte monnaie oublié....) qu'il faudra quand meme soigner ...... et leur envoyer une facture? un avis ? s'ils ne paient pas , ils deviendront "personna non grata"? (encore de la paperasse...)
    il me semble qu'une des solutions serait que les c.l.s.c. soient ouverts 7/7 jours avec tous les services nécessaires sur place et aussi des possibiltés que le personnel et des médecins se rendent a domicile pour des patients, incapables de se déplacer a cause de barrieres architecturales , d'handicaps physiques ou atteints de divers problemes neurologiques, psychiatriques )
    Il y a beaucoup d'argent payé par le gouvernement pour transporter certains de ses patients en ambulance .....
    Des projets a long terme doivent etre planifiés maintenant, comme le maitien a domicile et non pas seulement les soins a domicile....la majorité des c.l.s.c. ne manquent pas d'infirmieres, mais doivent recourir a des agences privées pour l'aide a domicile...... ( C'est quand meme étrange que les soins les moins couteux comme le repit-gardiennage, la préparation de repas , la lessive ) soient les plus compliqués a obtenir et a maintenir)certains professionnels aussi sont sous-utilisés ou insuffisants (ergo,inhalo, physio, t.s. psychologues).
    Donc, plusieurs plusieurs personnes agées ont du se resoudre a aller en hébergement parce que le maintien a domicile est insuffisant... ce qui décourage les aidants naturels, car c'est bien beau leur offrir du soutien de groupe , mais il faut aussi des mesures concretes.
    Finalement, les "fonctionnaires" des agences et du ministere perdent beaucoup de temps en projets divers dont plusieurs resteront sur les tablettes......bref, rendre la machine plus efficace , plus "terrain", moins lourde.
    C'est a se demander si le ministre sait tout ce qui se passe dans la réalité en dehors des comptes-rendus qu'il recoit!!!!

  • Dauphin_fou
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 14h11
    Et si les solutions étaient plus simples...
    J'ai entendu à la radio que le rapport ferait une place à la prévention. Y'était temps!

    La solution est globale : conscientisation, éducation et responsabilisation.

    Dans notre société où les gens sont devenus sédentaires (voire immobiles), on oublie qu'il ne s'agit pas de guérir par la consommation d'un produit "X".

    Et si à la base, on réduisait? Réduire la mauvaise nourriture, réduire l'immobilité, réduire la pollution.

    À vous de juger : dépenser ou jouir...

    Marc

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mercredi 20 février 2008 15h05
    Une nouvelle devise pour le Québec ...
    À voir la vitesse 'grand V' avec laquelle le rapport Castonguay est en train de passer par la déchiqueteuse politique (pour ne pas dire politicailleuse), je crois que nos ineffables partis politiques devraient former une nouvelle Commission d'étude qui s'attablerait à formuler une nouvelle devise pour le Québec.

    Voici trois suggestions pour amorcer le remue-méninges:

    (1) "Il est urgent d'attendre!"
    (2) "Je me souviens d'avancer en arrière..."
    (3) "Ad statu quo usque ad statu quo"

    Toutes autres suggestions seront les bienvenues.

    Par ailleurs, je suis prêt à parier qu'à la réception du rapport de ladite Commission, nos brillants représentants politiques découvriront que le bon vieux « Je souviens » demeure la solution à conserver, coûte que coûte. Faut surtout pas déplaire à personne ! Réélection oblige ...

    Jean Desjardins
    Laval

  • Fleurette Riverin
    Abonnée
    mercredi 20 février 2008 15h18
    À la défense du ministre Couillard
    Le principal problème du système de santé au Québec est le manque de médecins et d'infirmières, et peu importe si on y rajoute des millions cela ne les fera pas apparaître par magie. Monsieur Castonguay le répète: "...nous souffrons aujourd'hui de la mise à la retraite de milliers de médecins et d'infirmières, par le Parti québécois en 1998". Il aurait dû ajouter que le PQ avait aussi bloqué les admissions des médecins et infirmières, empêchant ainsi une relève qui s'avérait d'autant plus obligatoire qu'elle devait pallier à ces mises à la retraite massives. Il faudra donc attendre la nouvelle cohorte de médecins et d'infirmières avant de redonner de l'oxygène à la santé (il faut 12 années pour la formation d'un médecin spécialiste.)

    Un autre sérieux problème est la toute-puissance syndicale, on les a vus dans la rue avant même la publication du rapport et promettant déjà la guerre si on daignait toucher à leurs acquis ou augmenter les charges fiscales. Aucun gouvernement ne peut gouverner avec les syndicats sur le dos et ils le savent très bien, leur puissance les rend très arrogants et agressifs.

    La ministre Jérôme-Forget avait bien dit au président Castonguay qu'il était hors de question de hausser la TVQ, il aurait donc dû chercher d'autres avenues, quoiqu'à mon avis il n'y en ait guère, sinon de toujours fouiller dans les mêmes goussets du 52% des payeurs d'impôt que nous sommes, suscitant d'autres cris et hurlements.

    Le ministre Couillard doit donc tenter de colmater les brèches qui fendillent le système de santé de toutes parts, il a déjà apporté une contribution immense dans la restauration du système de santé mais il reste encore tant à faire, le rapport Castonguay comporte des idées intéressantes qui devraient être débattues avec les partis d'opposition qui devraient mettre la partisannerie de côté pour une fois, car la santé c'est la seule richesse du riche comme du pauvre.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 16h27
    @ M. Jean Desjardins
    Autres suggestions de devises pour le Québec :

    Je ne me rappelle plus si je m'en souviens

    Une omission vaut mieux qu'une commission

    J'attendrai le jour et la nuit le restant de mes jours

    Ta TVQ n'est pas une taxe mais une vache

  • jacques noel
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 16h36
    quelques pistes de solutions
    1) Un ticket modérateur qui rapporterait 800 millions par année et qui surtout réduirait la demande de soins en tranquilisant un peu nos hypocondriaques qui engorgent le système
    2) Une privatisation optimale de tout ce qui peut être privatisé, à commencer par les services de buanderie et d'alimentation dans les hopitaux
    3) Le transfert de la taxe olympique (10 cents le paquet) à un fonds pour améliorer l'équipement de nos hopitaux
    4) La réduction de 50 à 15,000 immigrants par année, ce qui nous permettrait de sauver 100 millions par année en soins de santé (chaque carte-soleil coute 3000$)
    5) Une sorte de REER de soins de santé qu'on pourrait utiliser à partir de 55 ans pour se payer des soins privés de santé

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