jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h43


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le système de santé dans la mire des spéculateurs

Louise-Maude Rioux Soucy   15 février 2008  Santé
Photo : Agence France-Presse
Notre réseau de cliniques et de laboratoires médicaux intéresse un nombre grandissant d'investisseurs, alléchés par le branle-bas de combat qui se dessine avec la publication prochaine du rapport Castonguay. Ceux-ci cherchent d'ores et déjà à se faufiler à travers les balises édictées par la loi 33. Et ils vont y parvenir, croit le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), Gaétan Barrette, qui réclame plus de dents pour cette loi controversée.

L'opération de charme des gens d'affaires n'est pas récente, mais elle est certainement plus intensive que jamais depuis que les termes de la loi 33 ont été fixés, a confié le Dr Barrette au Devoir. «Il y a énormément de gens qui poursuivent des buts lucratifs, qui veulent intervenir et agir dans la médecine. Aujourd'hui, je vous le dis, il y a une flopée de gens d'affaires québécois, canadiens et aussi étrangers qui nous appellent pour savoir comment on peut faire des "takeovers", et nous jugeons cela très inquiétant.»

Si elles s'avéraient, ces prises de contrôle donneraient lieu à des achats multiples, synchronisés et volontaires destinés à créer de petits et grands empires de la santé. Certains des groupes qui souhaitent ouvertement se lancer dans cette aventure ne font d'ailleurs pas que tâter le pouls des médecins et des investisseurs intéressés: ils militent carrément jusque dans certains cabinets ministériels, lobbys à l'appui, a affirmé le Dr Barrette.

Ces démarches en haut lieu l'inquiètent parce qu'il juge que Québec a mal balisé le terrain. La loi 33, pourtant destinée à préserver l'étanchéité entre le privé et le public, comporte en effet des trous par lesquels ces entreprises pourront se faufiler, croit le président de la FMSQ. «La loi 33 prévoit déjà l'obligation de la majorité à 51 % de l'actionnariat des médecins dans une entreprise médicale. C'est bien, mais ça ne vise en fait que les centres médicaux spécialisés. Tous les autres domaines de pratique échappent donc à la loi, et c'est un marché suffisamment vaste pour intéresser beaucoup d'investisseurs.»

La simple perspective de voir des gens d'affaires détenir le contrôle majoritaire de certaines cliniques paraît tout à fait irrecevable aux yeux du Dr Barrette. Un médecin demeure constamment assujetti à ses règles déontologiques, même dans une activité extrahospitalière. Ce n'est pas le cas de l'entrepreneur, pour qui le profit l'emporte. «J'ai vu ce genre de "takeover" en Europe. Et partout — j'insiste: partout — dans les cliniques où les actionnaires majoritaires étaient des entrepreneurs, il y avait une pression pour tourner les coins ronds et abaisser la limite inférieure de la qualité médicale.»

Si jamais la formule se répand, c'est tout le monde médical québécois qui, tôt ou tard, va y goûter, croit le Dr Barrette. «Il va arriver un moment où, obligatoirement, on va être obligé de travailler avec un employeur dont les intérêts ne sont pas les mêmes que ceux prescrits par la bonne pratique médicale. Et ça n'arrivera pas qu'au privé: le public aussi sera touché.»

Un filet de sécurité... et vite!

La FMSQ demande à Québec de réagir. À son avis, il est encore temps d'élargir le champ d'action de la loi 33 de façon à ce qu'elle donne le contrôle majoritaire aux médecins, et ce, dans tous les secteurs de soins. Au bureau du ministre de la Santé, Philippe Couillard, le plaidoyer de la FMSQ a reçu une oreille attentive, bien qu'on voie mal comment l'intégrer à la loi 33. «Son explication nous a intéressés. On pourrait d'ailleurs être appelés à faire des choses plus concrètes dans ce domaine, mais ce sera probablement avec un encadrement différent», a précisé l'attachée de presse du ministre, Isabelle Merizzi.

Pour le Dr Barrette, il faudra toutefois que Québec agisse vite parce qu'il est minuit moins cinq. «Le véritable danger, il est là, dans la perte de contrôle de nos soins de santé, pas dans la supposée ouverture aux hôpitaux privés dont on entend tant parler ces jours-ci.»

Le président de la fédération croit en fait qu'il n'y aucune raison de croire que les règlements édictés par le ministre de la Santé permettront à des hôpitaux privés de fleurir au Québec, pour la simple raison qu'il n'y aura pas de marché. «On fait croire au public qu'il y aura des hôpitaux privés demain matin, mais les chances que cela arrive sont ipso facto inexistantes aujourd'hui d'un point de vue économique. Pour cela, il faut beaucoup de gens riches ou encore beaucoup de gens assurés, et on n'a ni l'un ni l'autre au Québec.»

Au final, même les CMS risquent de ne pas avoir la faveur d'un grand nombre de médecins, croit le Dr Barrette. La FMSQ juge que les 5000 $ nécessaires pour avoir un permis — 10 000 $ pour les CMS non participants qui feront de l'hébergement — constituent un frein trop puissant. «C'est une taxe qu'on nous impose. Des médecins me le disent déjà: ils vont retourner à l'hôpital plutôt que de payer cela.»

Au bureau du ministre Couillard, on assure pourtant avoir réduit les frais au minimum. Étalé sur cinq ans, le montant total de ces franchises servira à rembourser les frais encourus «pour délivrer le permis ou le renouveler, point à la ligne», a précisé Mme Merizzi.

Une visite normale avec médecin et infirmière nécessitera une demi-journée de travail par année. Pour les CMS qui offriront de l'hébergement, le travail sera multiplié par deux puisque des gens de la société d'hébergement devront aussi se déplacer pour évaluer la sécurité des installations. Tous les frais exigibles seront indexés le 1er janvier de chaque année selon l'augmentation de l'indice général des prix à la consommation.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Jasette
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 06h45
    L'appétit d'ogre de la privatisation.
    « Le système de santé est malade. Il va l'être encore plus avec les limites actuelles de la loi 33 et l'appétit d'ogre de la privatisation. Population vieillissante des québécois, la santé privatisée devenant objet de consommation, il y a par conséquent risque d'une prise d'otage de la population réellement malade. La privatisation de la maladie, c'est comme de soumettre la santé d'un peuple, la santé étant la locomotive citoyenne de la productivité, aux aléas d'un marché arbitraire. »

  • Guillaume Boucher
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 07h38
    Hors du pprivé, point de profit?
    « «C'est une taxe qu'on nous impose. Des médecins me le disent déjà: ils vont retourner à l'hôpital plutôt que de payer cela.»
    Et ça serait mal?

    C'est donc bien vrai? Les médecins désertent, ou ont déserté, le système public. La «pénurie» de médecins, et celle des infirmières, pourrait être imputable au privé? Est-ce en opérant un simple transfert de ressources humaines du public au privé que l'on va réellement «diminuer la liste d'attente»? »

  • Jean-Pierre Lusignan
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 07h53
    Aux États-Unis, les médecins sont souvent des gens d'affaire
    « Rimouski, ce 15 février 2008,

    Je suis en accord avec le contenu de votre article. Voici pourquoi.

    En 1997, l'American Medical Association tint un colloque soulignant le 150è anniversaire de l'adoption du premier code de déontologie médicale. L'on se demanda alors si la déontologie médicale américaine convenait encore. Plusieurs grands penseurs y firent des conférences et les débats furent houleux. Il en ressortit un livre publié par l'A.M.A. dans lequel nous pouvons notamment lire que les hommes d'affaires concernés sont souvent des médecins et qu'ils font alors plus d'argent en tant qu'investisseurs qu'en tant que médecins, par exemple en louant de l'équipement à des établissements de santé ou encore en investissant énormément dans de larges entreprises cotées à la bourse. souvent, ils n'auraient que le titre de médecin et la déontologie médicale actuelle serait celle d'une autre profession que la leur... d'où cette interrogation: faut-il les exclure comme médecins ou alléger la déontologie médicale en ne subordonnant plus l'intérêt du médecin à celui du patient. Il est heureux que le médecin concerné par votre article réagisse encore comme médecin, mais combien le feront encore dans 10 ans et quelle sera alors leur influence au sein du Collège des médecins et du Gouvernement du Québec?

    Ceci dit, il n'y a pas que les médecins qui puissent investir beaucoup d'argent dans des installations dites de santé. Il y aussi de grandes compagnies américaines existantes. Ici, il faut savoir que l'ALÉNA met sur le même pied les investisseurs canadiens et étrangers. Une fois bien installées, il devient quasiment impossible de les exproprier ou d'effectuer des choix sociaux contraires à leurs intérêts financiers. En effet, il faut alors les indemniser pour les pertes de profits futurs, et ils seront énormes....Sur cet aspect, fions-nous sur ce qui se passe aux États-Unis: c'est le pays où l'on dépense le plus pour les soins de santé (O.M.S., 2000, OCDE, 2007). »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 08h40
    Notre santé livré en pâture aux hommes d'affaires!
    « Couillard, ainsi que son "bras droit",Castonguay, ont fait leur job! Ils ont laissé entrer le loup dans la bergerie. D'ailleurs, l'ineffable Castonguay, dont on savait déjà les intentions, n'a surpris personne dans son rapport: le plus de place possible au privé! Quant à Couillard, il est à la solde de qui, exactement, pour démolir le système de santé que plusieurs générations de Québécois ont contribué à mettre en place au fil années. »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 09h07
    Éviter le dogmatisme
    « Il ne faut jamais tomber dans l'intégrisme. Voir le système de santé intégralement public ou intégralement privé est du dogmatisme absurde. Il faut regarder CONCRÈTEMENT, cas par cas, ce qui est le mieux pour servir les citoyens et si possible diminuer les coûts astronomiques..

    Plusieurs pays européens sociaux-démocrates ont recours au privé avec de grands succès au niveau des services et des coûts. In ne faut pas oublier que la bureaucratie étatique et syndicale est un immense frein à une réforme de l'organisation de la santé, un frein qui n'existe pas au privé. Cependant il ne faut pas aller vers le privé pour le privé de façon dogmatique, sans étudier les conséquences sur les services et les coûts. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 09h48
    Une comédie de dupes
    « C'est tout à fait comique de voir ce branle-bas de combat autour d'enjeux qui sont dans les cartes depuis des années. En fait il s'agit d'une comédie de dupes, dramatisée pour brouiller les cartes: les crosseurs de la santé privée, et les croisés de la santé publique... représentent en fait les mêmes intérêts.

    Un système cloisonné c'est l'assurance d'un minimum de compétition, donc d'une rémunération maximum à (in)compétence égale pour tout les joueurs. C'est le principe du cartel. En s'opposant au rôle du privé dans la santé publique, les corporations médicales favorisent l'émergence d'un système 100% privé, sans aucun contrôle, ou la rentabilité sera le seul critère, et que le système public ne pourra pas venir concurrencer sur son terrain.

    Mais comme les Québécois aiment bien croire ce que leurs 'curés' leur racontent, et qu'en l'instance les 'curés' ont partie liée avec les 'évèques', il faut imaginer que tous ces petits malins arriveront à leurs fins. »

  • Christian (JA) Béliveau
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 10h29
    Un équilibre entre l'offre et la demande, c'est guérir ceux qui peuvent l'etre.
    « Il faut concentrer nos efforts sur l'essentiel du processus de la consultation médicale. Le but c'est de guérir les gens.
    Il faut identifier tout ce qui nuit a cela et faire le nécessaire pour changer cette situation. Le gouvernement a le pouvoir de faire ca et les professionnels de la santé
    ne doivent pas limiter leur intervention au fait de poser un diagnostique médicale mais a guérir les patients dans un délais optimal. Les attentes limitent les chances de guérison et c'est ce que le Dr Jacques Chaoulli a démontré en cour supreme du Canada. Il faut modifier le systeme et la mixité de notre systeme nous laisse espérer qu'on aura plus de moyens financiers pour améliorer l'accessibilité des patients aux professionnels de la santé et surtout a les guérir dans les délais requis. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 10h56
    L'idéologie de la Privatisation
    « L'ultralibéralisme poursuit son travail de sape. La Privatisation à tout prix est un discours idéologique passéiste, déjà, dans les pays qui ont dû en faire les frais. Le loup du profit a pratiqué une brèche et s'apprête à hanter la bergerie. Bravo! Se souvient-on de l'époque où 80 % des familles québécoises n'avaient pas les moyens de payer à l'acte la consultation d'un médecin, au besoin? »

  • Pierre Germain
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 11h06
    Beaucoup de questions
    « La place du secteur privé dans le domaine de la santé soulève beaucoup de questions, dont au moins les suivantes.

    1. Est-ce que la crainte de M. Gaétan Barette est que la santé se privatise, ou bien que des gens qui ne sont pas médecins puissent opérer - et participer aux profits - des entreprises dont la mission est la prestation de soins médicaux?

    2. On le sait, le personnel infirmier est déjà sous-payé et en pénurie dans le secteur public. Le fait d'attirer ce personnel vers le privé avec de meilleures conditions (meilleurs salaires pour moins d'heures travaillées) va-t-il augmenter la qualité et la quantité des soins prodigués par le secteur public?

    3. Pour les médecins prônant le secteur privé, quels avantages en tirent-ils, sinon encore de travailler moins et/ou augmenter leurs revenus? Et en question complémentaire, cela va-t-il augmenter, de façon globale, la qualité et la quantité des soins prodigués (secteurs public et privé confondus)?

    4. Comment le secteur privé va-t-il coûter moins cher que le secteur public, s'il faut en plus (i) augmenter les salaires pour attirer les meilleurs et (ii) faire un profit qui n'existait pas auparavant?

    5. Avant de conclure que seul le privé peut apporter le salut, ce qui se fait au public a-t-il été globalement optimisé?

    6. Pourquoi, parmi tous les pays industrialisés, sont-ce les USA qui ont l'espérance de vie la plus courte alors que c'est là que le secteur privé est le plus fort?

    7. Pourquoi, parmi tous les pays industrialisés, est-ce le Japon qui a la plus grande espérance de vie alors que c'est là qu'on y dépense le moins en soisns de santé per capita?

    Concernant les questions 5, 6 et 7, je note que M. Castonguay et Cie sont muets. »

  • Richard Larouche
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 13h53
    Il faut interdire complètement le privé en santé !
    « Il faut interdire complètement le privé en santé! Point à la ligne! Les profits n'ont pas leur place dans le domaine de la santé, c'est aussi simple que ça! Il faut se débarasser de l'influence de ces rapaces privatisateurs au plus sacrant! »

  • Marc M. Davignon
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 15h18
    HAAAAAAA, le privé ... vite, vite ...
    « J'apprécie le grand nombre de réactions. Ouf ! Au moins, ça branle... un peu.

    Mais, malheureusement, les dés sont pipés. La « vraie » question (une autre) est la suivante : À qui va profiter une privatisation ? Pas aux médecins (à moins qu'ils deviennent actionnaires).

    Ce sont les assurances. Ce sont eux qui poussent à la privatisation. C'est simple. Il faut créer de nouveau marché. On veut déplacer l'argent de l'assurance public vers le privé. C'est tout con !

    Certains pourront faire quelques dollars au passage, mais les vrais « bénéficiaires » du système seront les assurances. Et puis, à ce moment-là, les docteurs se plaindront que les assureurs « contrôlent » leurs pratiques et leurs assurances « professionnelles » seront très dispendieuses. Pis les infirmières constateront que le salaire alléchant était en fait leurs REER et avantages sociaux qu'ils n'auront plus dans le privé.

    Un petit avantage, ça ne sera plus le gouvernement le gros méchant. Mais, le monde ne se plaindra pas trop fort ! Le privé, c'est tellement mieux. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 15 février 2008 15h54
    Un peu de réalisme Mr. Larouche
    « Déclarer 'qu'il faut interdire complètement le privé en santé', alors que le privé est déja là, bien là et pour rester, c'est totalement utopique.

    La seule chose à laquelle celà peut mener, c'est pousser les gouvernements à ériger un mur étanche entre médecine publique et médecine privée, d'autant plus qu'il s'agit là du scénario le plus payant pour la profession médicale, une médecine privée complètement déréglementée, et c'est ce qui vous pend au nez au Québec. Le secteur public se chargera des prestations non-rentables, au rabais. Le principe du cartel, chacun ses patients et les escarcelles seront bien garnies.

    Et les gouvernants n'oseront jamais mettre leurs culottes devant ce monde là, de toute façon le ministre de la santé est lui même un médecin. Et c'est également pour cette raison que certaines associations de médecins, et la santé publique qu'ils noyautent, jettent de l'huile sur le feu de la croisade anti-privé.

    Ce que les gens ne comprennent pas, c'est qu'en érigeant un mur entre secteur privé et secteur public, on donne précisément aux intérêts privés la possibilité de prendre appui sur ce mur pour siphonner vers leur champ de pratique tous les soins rentables - alors que si ce mur n'existait pas, ce serait administrativement, techniquement et financièrement impossible. Il faut viser l'intégration, et non la ségrégation.

    Mais j'ai l'impression qu'on va tuer un orignal a coup de marshmallow avant de faire comprendre ça au Québécois moyen. Et pour ceux qui ne peuvent pas payer, et bien il restera la médecine de dispensaire africain qu'on retrouve déjà dans pas mal de cliniques sans rendez-vous de la région montréalaise.

    À moins évidemment que les Québécois ne finissent par voir clair dans la manipulation éhontée dont ils sont actuellement l'objet de la part de la santé publique, avec la bénédiction de syndicats qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs cotisations annuelles - parce que dans le scénario 'ségrégué' qui se profile, tôt ou tard leurs membres déserteront en masse vers le privé, et la fontaine sera tarie. »

  • Guy Tessier
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 16h43
    Les médecins font des affaires...comme les autres !!
    « Les médecins spécialistes sortent les épouvantails pour mieux s'approprier une part plus importante du gâteau que représente la privatisation de certains services dans le domaine de la santé. En plus, ils ont le culot de se draper de leur code de déontologie pour y arriver. C'est honteux ! Ils laissent entendre qu'ils sont les seuls à pouvoir garantir la qualité des services que la population est en droit de recevoir, en contrôlant majoritairement les entreprises qui se créeront. Apparemment que les médecins sont plus vertueux que les irresponsables gens d'affaires. À ce que je sache, la communauté des affaires n'est pas au dessus des lois, tout comme le code de déontologie ne rend pas le médecin hermétique aux règles du capitalisme et au goût de faire des profits.

    Guy Tessier »

  • Jasette
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 16h44
    Pour un intervenant à tous les niveaux
    « Privé ou public, c'est au niveau des valeurs des acteurs en scène dans le domaine de la santé que ça se passent. Est-ce la santé des gens qui est une priorité ou dans un but de faire des profits? Tout bien considéré, c'est très difficile pour les deux de vivre en parfaite harmonie. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 16h45
    Rien d'étonnant
    « Il n'y a rien d'étonnant de voir ceux qu'on appelait autrefois les requins de la finance s'intéresser aux cliniques médicales. Y a-t-il pas plus dociles clients que les malades ?
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 17h08
    Le plan a fonctionné
    « Nos bons petits financiers et créancier de l'État Québecois ont demandé de couper dans les services sociaux afin de freiner la débandade de la dette. Ils y sont usés de menaces du genre, votre cote de crédit va diminuer si vous n'obtemperez pas. Cette baisse de cote de crédit à un effet pervers, la hausse du taux d'intérêts sur notre dette.... Bref, nous bons politiciens ont obéis à leurs vrais boss. Pis maintenant ces même financiers et autres spéculateurs bavent à l'idée de faire plus de profits sur la maladie. Vous savez, je ne crois pas à coincidence mais au plan concerté. Appellez ça complot ou conspiration si vous voulez »

  • Bernard St-Amour
    Abonné
    vendredi 15 février 2008 18h24
    Charabia incompréhensible
    « Je ne suis pas plus bête que la moyenne des gens, et pourtant je ne comprends rien à cet article. J'en déduis que son auteur a mal fait son travail de journaliste, qui est d'expliquer clairement les enjeux d'un débat public important à ses lecteurs, et non d'écrire comme s'il ne s'adressait qu'à un petit nombre d'initiés de la question. »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
17 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009