vendredi 27 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h58


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Coeur qui court est un coeur en santé

Pauline Gravel   2 février 2008  Santé
Nombre de cardiologues prescrivent à leurs patients la pratique d'une activité physique en raison de ses multiples effets bénéfiques et bien reconnus sur la pompe cardiaque. L'activité physique améliore d'abord la régulation électrique du coeur. «L'entraînement augmente la variabilité de la fréquence cardiaque au repos, laquelle est cardioprotectrice», souligne Laurent Bosquet, professeur et chercheur au département de kinésiologie de l'Université de Montréal. «Au repos, la fréquence cardiaque n'est jamais une ligne droite. Chez un athlète, elle varie beaucoup autour d'une moyenne. Quand il inspire, elle augmentera beaucoup plus que chez quelqu'un qui souffre d'une maladie coronarienne, et quand il expire, elle diminuera beaucoup plus. Une fréquence cardiaque qui varie beaucoup témoigne de la bonne qualité du système nerveux autonome, qui joue le rôle d'un système de régulation électrique.»

Deuxièmement, l'entraînement physique accroît le réseau de capillaires qui irriguent le coeur. En fait, la pratique régulière de l'activité physique provoque la libération de facteurs de croissance qui induisent la formation de nouveaux capillaires et qui, de ce fait, étendent le réseau vasculaire.

Troisièmement, l'entraînement diminue le mauvais cholestérol et améliore ainsi l'état de la tuyauterie en raison d'un moins grand nombre de plaques d'athérome. «L'entraînement a aussi un effet salutaire indirect, en ce sens que l'on devient plus sensible à notre qualité de vie, et la nutrition en fait partie. On s'alimente mieux, on n'a plus envie de manger de matières grasses. On diminue ainsi les facteurs qui, éventuellement, peuvent encrasser notre tuyauterie», souligne Laurent Bosquet.

Quatrièmement, l'entraînement en endurance accroît l'efficacité de la mitochondrie, cette petite centrale nucléaire blottie au creux de nos cellules et qui transforme les protéines, les lipides et le glucose venant de l'alimentation en molécules d'ATP (adénosine triphosphate), qui sont utilisées comme carburant ou source d'énergie par les cellules. «Les cellules, y compris les cellules musculaires du coeur, n'utilisent pas directement le glucose mais de l'ATP, qui permet au muscle de se contracter», explique le kinésiologue. Ainsi, en améliorant le fonctionnement de la mitochondrie, on stimule la production d'ATP par la cellule musculaire, qui avec ce meilleur approvisionnement en énergie augmente sa force de contraction, avec pour conséquence un muscle cardiaque qui pompe plus vigoureusement.

Un programme d'entraînement efficace

Tout programme d'entraînement devrait comporter des exercices de musculation «afin de maintenir suffisamment de force pour pouvoir continuer à bouger» et un volet aérobie pour le cardiovasculaire, affirme M. Bosquet.

L'Association américaine du coeur et le Collège américain de médecine sportive recommandent trois séances par semaine de 30 à 60 minutes durant lesquelles on pratique une activité physique (vélo ergométrique ou marche) d'intensité moyenne.

Dans la cadre de sa recherche, Laurent Bosquet évalue un tout autre type d'entraînement s'apparentant à celui employé par les athlètes, et les premiers résultats sont très positifs. «L'entraînement intermittent dans lequel on alterne des efforts à très haute intensité et de courte durée avec des périodes de récupération à faible intensité est utilisé dans le milieu sportif, mais cette méthode a été proposée à l'origine par un cardiologue allemand dans les années 1930. On l'avait complètement oubliée. Aujourd'hui, les cardiologues croient qu'elle est dangereuse.» Toutefois, les résultats préliminaire de Laurent Bosquet semblent indiquer l'inverse.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    samedi 2 février 2008 15h40
    Vive le pelletage!
    « Je pratique le sport national des Québécois: le pelletage!
    Je rentre de deux bonnes heures d'entraînement tantôt très intensif de courte durée, tantôt de moyenne intensité plus longtemps... Et laissez-moi vous dire qu'à 22 d'IMC pour 75,4 kg sur 1 m 85, les résultats sont là : le poids santé de mes 20 ans perpétuels ! Dans la force de l'âge... »

  • Christian (JA) Béliveau
    Inscrit
    dimanche 3 février 2008 00h30
    Nos muscles sont notre assurance santé et plus le temps passe plus c'est vrai.
    « Les activités physiques augmentent le volume musculaire (le coeur aussi est un muscle, comme vos pectoraux, mucles de votre poitrine et vos fessiers, quadriceps, muscles de vos fesses et cuisses) et ils augmentent aussi le volume des vaisseaux sanguins associés. Avoir du tonus, c'est la santé (le poids santé se garde plus facilement) et la joie de vivre (diminution du stress psychique)qui s'expriment aussi dans la reprise de saines habitudes de vie (bien dormir, bien manger ) ! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009