Lettres: La santé publique et les transports
Je me réjouis des commentaires du Dr Drouin de la Direction de la santé publique de Montréal sur des projets d'autoroute au centre-ville de Montréal (Le Devoir du 23 janvier). Quel contraste avec les préoccupations corporatistes du président du Collège des médecins (Le Devoir du 22 janvier)!
J'aimerais entendre plus souvent des médecins dénoncer la construction de voies rapides dans les centres-villes, l'essence insuffisamment taxée (au regard de son coût sanitaire et environnemental) et les coups de klaxon automatiques des verrouillages à distance. Et que dire de l'appui du Parti québécois à l'industrie de la motoneige? Là, on ne dénonce plus. On éclate de rire.
Le Dr Drouin me rassure. Il existe donc des médecins qui considèrent qu'une politique de santé ne se limite pas à déverser des sommes toujours plus colossales dans les hôpitaux. Des médecins capables d'analyser l'impact sanitaire des politiques publiques, pas seulement celles concernant le système de santé au sens étroit du terme.
Peut-être me trompais-je en concluant que la pensée du corps médical québécois se bornait à faire le bilan comptable de l'usine à soigner. Et à faire l'autruche devant la gigantesque usine à rendre malade que nous engraissons avec notre argent et notre bêtise.
J'aimerais entendre plus souvent des médecins dénoncer la construction de voies rapides dans les centres-villes, l'essence insuffisamment taxée (au regard de son coût sanitaire et environnemental) et les coups de klaxon automatiques des verrouillages à distance. Et que dire de l'appui du Parti québécois à l'industrie de la motoneige? Là, on ne dénonce plus. On éclate de rire.
Le Dr Drouin me rassure. Il existe donc des médecins qui considèrent qu'une politique de santé ne se limite pas à déverser des sommes toujours plus colossales dans les hôpitaux. Des médecins capables d'analyser l'impact sanitaire des politiques publiques, pas seulement celles concernant le système de santé au sens étroit du terme.
Peut-être me trompais-je en concluant que la pensée du corps médical québécois se bornait à faire le bilan comptable de l'usine à soigner. Et à faire l'autruche devant la gigantesque usine à rendre malade que nous engraissons avec notre argent et notre bêtise.
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