Lettres: Aider les proche-aidants
31 décembre 2007
Santé
Nous en serons bientôt au dixième anniversaire du premier constat, fait par un organisme aussi officiel que la Commission des droits de la personne du Québec, de l'insuffisance du soutien aux personnes qui prennent soin des personnes âgées en perte d'autonomie.
Les rapports de la Commission, tant celui de 2001 que celui de 2005 et ceux du Conseil des aînés de 2006 et 2007, ne semblent pas pouvoir faire bouger l'État. La récente consultation faite au sujet des conditions de vie des personnes aînées, dont un rapport est prévu après les Fêtes, fera-t-elle une différence? On peut en douter.
Depuis au moins 2001, en effet, l'État sait que des centaines de milliers de personnes s'occupent 24 heures par jour, sept jours par semaine d'un proche et, pendant que ces personnes s'épuisent et sont littéralement accablées par la tâche et le temps requis pour apporter cette aide, l'État ne bouge toujours pas, sauf, ironiquement, pour encourager les personnes aînées à demeurer à domicile avec leurs proches.
Plusieurs organismes reconnus, ceux issus de l'État comme ceux du milieu communautaire, ont pourtant montré clairement, preuve à l'appui, la nécessité urgente qu'une reconnaissance financière soit enfin accordée par l'État aux proches-aidants. Malgré plusieurs enquêtes, rapports et consultations, rien de concret n'est encore ressorti. Et à moins que la ministre Marguerite Blais, responsable des personnes aînées, ne parvienne enfin, après les Fêtes, à convaincre ses collègues du gouvernement d'annoncer une aide financière pour les proches-aidants, on pourrait bientôt célébrer le triste dixième anniversaire du constat de la situation sans que rien n'ait été fait.
Les rapports de la Commission, tant celui de 2001 que celui de 2005 et ceux du Conseil des aînés de 2006 et 2007, ne semblent pas pouvoir faire bouger l'État. La récente consultation faite au sujet des conditions de vie des personnes aînées, dont un rapport est prévu après les Fêtes, fera-t-elle une différence? On peut en douter.
Depuis au moins 2001, en effet, l'État sait que des centaines de milliers de personnes s'occupent 24 heures par jour, sept jours par semaine d'un proche et, pendant que ces personnes s'épuisent et sont littéralement accablées par la tâche et le temps requis pour apporter cette aide, l'État ne bouge toujours pas, sauf, ironiquement, pour encourager les personnes aînées à demeurer à domicile avec leurs proches.
Plusieurs organismes reconnus, ceux issus de l'État comme ceux du milieu communautaire, ont pourtant montré clairement, preuve à l'appui, la nécessité urgente qu'une reconnaissance financière soit enfin accordée par l'État aux proches-aidants. Malgré plusieurs enquêtes, rapports et consultations, rien de concret n'est encore ressorti. Et à moins que la ministre Marguerite Blais, responsable des personnes aînées, ne parvienne enfin, après les Fêtes, à convaincre ses collègues du gouvernement d'annoncer une aide financière pour les proches-aidants, on pourrait bientôt célébrer le triste dixième anniversaire du constat de la situation sans que rien n'ait été fait.
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