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Le privé dénature la médecine, selon le directeur de l'Hôpital général juif

Louise-Maude Rioux Soucy   23 novembre 2007  Santé
Des bénéficiaires d’une résidence pour personnes âgées. L’Hôpital général juif a choisi d’oeuvrer à maintenir les aînés chez eux le plus longtemps possible. Et ça marche. En trois mois, seuls 4 % des patients de 75 ans et plus admis à
Photo : Jacques Nadeau
Des bénéficiaires d’une résidence pour personnes âgées. L’Hôpital général juif a choisi d’oeuvrer à maintenir les aînés chez eux le plus longtemps possible. Et ça marche. En trois mois, seuls 4 % des patients de 75 ans et plus admis à
La médecine est un art dans lequel le privé ne devrait tout simplement pas avoir droit de cité. Voilà l'essentiel du message qu'a livré hier Henri Elbaz, directeur général de l'Hôpital général juif de Montréal, devant des membres attentifs de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Musclée et sans détour, sa mise en garde englobe jusqu'à certaines initiatives déjà en cours au Québec, comme le recours accru aux agences privées pour combler les quarts de travail des infirmières et l'élaboration de nouveaux partenariats entre des hôpitaux publics et des cliniques privées spécialisées.

«Je pense qu'en ce qui a trait à l'art de la médecine, il ne devrait pas y avoir de contraintes dans l'esprit du médecin. Quand il y a un retour sur capital à assurer ou quand le patient devient une source de revenus, ça cause des dérapages», a expliqué M. Elbaz, rencontré peu de temps après son allocution tenue en matinée à l'hôtel Omni Mont-Royal. Un principe qui n'empêche pas le privé de pouvoir faire des affaires en amont et en aval, a expliqué le directeur général de cet hôpital d'enseignement affilié à l'université McGill.

«Je ne vois pas de problème à ce que le privé gère l'hébergement. Je ne vois pas de problème non plus à ce que les CSSS donnent les ressources pour le maintien à domicile en sous-traitance. Mais il y a un problème quand une agence privée vient nous prendre nos infirmières. Il y a aussi un problème quand un médecin ouvre un bureau privé pour faire de l'échocardiographie et n'est pas disponible pour répondre aux demandes de consultation à l'urgence.»

Ces doléances ne sont pas uniques. En ces temps de pénurie, aucun hôpital n'a en effet les moyens de voir son personnel, formé à grands frais par l'État, aller réaliser des opérations de routine dans le privé. Et pourtant, ils sont de plus en plus nombreux à le faire, spécialement les infirmières, auprès de qui les agences privées obtiennent un succès grandissant. M. Elbaz note d'ailleurs que la culture du système public qu'il a connue dans les années 1970 tend à s'étioler. Dans son hôpital, par exemple, il remarque que les médecins sont moins disponibles et il craint que ce désengagement ne se répande davantage.

À cet égard, le type de partenariat que négocie l'hôpital du Sacré-Coeur avec la clinique privée RocklandMD en vue de sous-traiter certaines de ses chirurgies mineures ne trouve pas grâce à ses yeux. «Moi, ça me fait mal au coeur. Les chirurgies mineures sont une chose importante, bien sûr, mais dans nos hôpitaux, on a aussi des listes d'attente pour des cas de cancer. Alors, il faut se poser la question: va-t-on privilégier un cas de cancer ou une chirurgie mineure? À l'heure où l'on se parle, je pense qu'on a besoin de toutes nos infirmières et de tous nos anesthésistes pour traiter les cas de cancer.»

Détenteur d'une maîtrise en administration des affaires, Henri Elbaz ne se fait pas d'illusions pour autant: le système public tel qu'il est n'est pas sans défauts. «Mais ses bases sont solides et il faut les préserver», ajoute-t-il du même souffle. Il n'est pas le seul à le penser. Au cours des deux dernières semaines, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer la protection de notre régime public, dont celle d'une soixantaine de groupes réunis à la même table à l'invitation du Collège des médecins du Québec. La résurgence de ce discours le réjouit car elle laisse présager de belles et bonnes choses pour l'avenir.

Des idées à partager

Le défi n'en est pas moins grand. Mais c'est à hauteur d'homme qu'il sera relevé, estime M. Elbaz. Ce dernier veut mettre en avant des initiatives qui fonctionnent et qui trop souvent restent méconnues, du grand public comme du milieu médical. Sur ce point, son hôpital a réussi plusieurs tours de force. Longtemps champion des urgences grâce à l'inauguration du premier centre ambulatoire québécois, l'Hôpital général juif a en effet réussi à éliminer les civières de ses corridors de 1992 à 2001. Idem pour les séjours de plus de 24 heures. Mais les compressions importantes en santé et la hausse importante du nombre de transports ambulanciers ont fini par causer le retour des corridors bondés.

Malgré cela, l'urgence de l'hôpital enregistre l'une des plus basses durées moyennes de séjour à Montréal. Des heures qui, mises bout à bout, représentent quand même des centaines de milliers d'heures au cours desquelles des patients mobilisent inutilement des civières et du personnel, déplore le directeur général. Les leçons des années 1990 indiquent toutefois que la tendance peut être renversée grâce à la modernisation des installations et à une réorganisation en profondeur. Un vaste chantier, certes, mais à la portée de tous les établissements publics pour peu qu'on y mette le coeur et l'énergie, croit M. Elbaz.

Ce genre d'approche a d'ailleurs permis de faire des merveilles auprès de la clientèle vieillissante de l'hôpital. À partir du moment où tout le personnel s'est donné pour objectif de cibler les personnes de plus de 65 ans dès leur arrivée à l'urgence, le vent a tourné et les pronostics ont changé. «Au Québec, dès qu'une personne est déclarée chronique, on la place. Pas chez nous. [...] Nous avons décidé de faire autrement afin de maintenir ces gens le plus longtemps possible chez eux.» Et ça marche. En trois mois, seuls 4 % des patients de 75 ans et plus admis à l'hôpital via l'urgence ont été déclarés chroniques.

Créé en 1934 par la communauté juive, l'Hôpital général juif dessert la population montréalaise sans distinction de race, de religion ou de moyens financiers. Il s'agit d'un hôpital de 637 lits affilié à l'université McGill, pour laquelle il forme près du quart de ses résidents en médecine.
 
 
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  • Parisien Jaque
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 04h31
    Une lancée extraordinaire!
    Que de bonne nouvelles encore une fois| M. Elbaz, à l'instar de bien d'autres, martèle par ses propos l'importance de maintenir le système de santé public et de tenir le privé en échec autant que possible. C'est comme si Noël arrivait un mois d'avance. Bravo à tous ces médecins qui prennent leur rôle au sérieux et qui défendent bec et ongles ce sur quoi le Québec s'est érigé en modèle.

  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 06h43
    La fausse route empruntée par le ministre de la santé.
    Je suis heureux de constater que de plus en plus de médecins responsables et des gens de tous les milieux commencent à prendre conscience de l'inacceptabilité de vouloir privatiser à tout prix la santé. Encore hier, on a pu constater que le ministre tient absolument à la clinique privée Rockland, malgré le fait que les anesthésistes semblent préférer travailler à l'hôpital Sacré-Coeur. Il faut continuer à se battre pour empêcher ce gouvernement de vouloir faire de la santé publique un autre Mont-Orford, ou un autre Rabaska, ou une autre centrale au charbon, ou une autre autoroute 25 ou un autre. . . .

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 08h10
    Vivons heureux, vivons casher ?
    Faut tenir compte des problèmes soulevés par ce directeur de l'Hôpital général juif mais, je suis surpris qu'il y ait encore un hôpital religieux à Montréal. On a déjà eu des hôpitaux catholiques, dans le bon vieux temps mais...pourquoi un hôpital juif si il soigne tout le monde également même si les patients ne sont pas juifs. Est-ce qu'il faut être juif pour accéder à son conseil d'administration ? Est-ce à cause du manger casher qui ne serait pas servi dans les autres hôpitaux ?

    Vivons heureux, vivons casher ?

  • Noureddine Charki
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 10h07
    Le souci du privé est la rentabilité de l'investissement. Point.
    J'ai déjà vécu dans un pays qui a privatisé le système de santé. Premier constat, les hôpitaux publics ont l'air d'un centre communautaire dont le service est offert par des personnes moins qualifiées. La clientèle est composée de patients qui acceptent de se faire soigner par n'importe qui car ils n'ont pas les moyens d'aller au privé. L'environnement de travail des deux secteurs est devenu incomparable. Le privé travaille avec la haute technologie dans des salles et des locaux d'un design hyper moderne alors que le public lui, faute de moyen emploi la vielle technologie et la beauté des lieux représente est l'élément le moins prioritaire. Cela fait que la charge du travail devient différente à cause de la nature de la clientèle et aussi à cause des moyens utilisés pour accomplir les tâches. Deuxième constat, le souci le l'investisseur privé est le retour sur investissement qui est considéré la priorité numéro un. Je me rappelle très bien du jour quand je suis allé avec ma mère qui avait un problème cardiaque. Nous sommes allés dans une clinique privée de cardiologie où elle a passé trois nuits. Le cardiologue qui est aussi propriétaire m'a été référé par un autre médecin, propriétaire d'une clinique orthopédique. Quand le médecin m'a donné la facture je lui ai fait comprendre que c'est un cher ce qu'il m'a chargé. Il a mis son chapeau de commerçant et il a commencé à me parler des coûts des équipements, de la rentabilité, de ses tarifs comparativement à la concurrence, des promotions, tec. Ces gens là n'ont aucune pitié à exploiter la peur et l'angoisse des gens car ils savent que se sont des gens qui sont capable de payer. D'ailleurs c'est pour cela qu'ils se sont dirigés vers le privé. Une question de chercher la qualité de vie à n'importe quel prix.

  • Serge Bernier
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 10h31
    Ça ne marche pas, mais avançons en arrière
    Le système d'offre de soins de santé public est une faillite monumentale mais ses défenseurs refusent les voies alternatives qui permettraient d'améliorer la situation.

    Le dérapage du secteur de santé public provient en partie du fait qu'il n'y a pas d'incitation à dégager un profit. Si les gestionnaires d'hôpitaux devaient dégager des profits, ils auraient une incitation à répondre aux besoins des patients et à être créatifs pour offrir les services requis à la population.

    Le gouvernement devrait s'assurer d'offrir une assurance de soins de santé adéquate à la population et mettre en place des normes de service auxquelles les hôpitaux devraient se conformer.

    Il devrait se retirer de l'offre directe de services hospitaliers et laisser le secteur privé s'en occuper. Les hôpitaux privés pourraient conclure des ententes de service avec le gouvernement qui paieraient directement leurs factures au nom des citoyens couverts par l'assurance-hospitalisation publique.

    L'on pourrait ainsi couper dans la bureaucratie inutile qui doit approuver les budgets des hôpitaux, y inclus l'achat d'équipement.

    La concurrence entre les établissements les encouragerait à être plus efficaces.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 11h21
    À Monsieur Charest
    Il est à se demander comment Charest et Couillard, désireux de faire toute la place possible à la médecine privée, vont réussir à discréditer le propos de Henri Helbaz, directeur de l'Hôpital général juif (affilié à l'université McGill) qui détient en plus une maîtrise en administration des affaires, propos appuyé par le Collège des médecins du Québec. Ça promet d'être intéressant de haute voltige !
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Guillaume Boucher
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 12h39
    M. Bousquet et l'indignation mal-placée
    Alors qu'un directeur d'Hopital se lève pour défendre la pérennité d'un système public, donc pour l'ensemble du Québec, M. Bousquet nous assome de son cynisme xénophobe, comme si cette attitude pourrait de quelque façon que ce soit élever le niveau du dialogue ou même apporter une ébauche de solution.
    Bravo!
    Beau gaspillage de temps, d'espace et d'énergie. Cette intervention n'a pas lieu d'être.
    N'y a-t-il pas de modérateur sur Ledevoir.com? Certains sévissent avec bien trop d'impunité (et de gratuité).

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 13h24
    @Guillaume Boucher
    J'ai bien écrit qu'il fallait tenir compte des propos de ce directeur d'hôpital juif et, j'en ai profité pour demander pourquoi nous avons encore des hôpitaux religieux au Québec. Je ne suis pas indigné du tout de ça M. Boucher qui voyez le mal un peu partout, il semble, par votre propre indignation basée sur rien que je peux voir ici.

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 13h44
    Bravo, une voix essentielle
    Bravo au docteur Elbaz pour avoir le courage de dire tout haut qu'il est contre la privatisation des soins de première ligne. Et devant la chambre de commarce rien de moins!

    En terminant, message à M. Bousquet: svp retournez donc au blogue du site vigile.net pour émettre vos commentaires racistes. Merci.

  • Noureddine Charki
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 16h09
    Pas question de permettre aux gens de s'enrichir sur le dos des malades.
    Ouvrir la porte au privé veut dire que des gens vont faire de l'argent sur le dos des malades. Me dire que ce n'est pas grave car c'est l'assurance de l'État qui va payer c'est encore pire. Il ne faut pas oublier que cette assurance vient de l'argent des contribuables. Je refuse que mon impôt serve à enrichir le privé qui veut faire du commerce avec des soins de santé. La médecine doit être une vocation au lieu d'être un commerce. S'il y a un problème il faut chercher à le résoudre dans le public. C'est ça la valeur ajouté du politicien. Un gouvernement qui fait appel au privé envoi un message clair à la population. Il n'est pas en mesure de gérer les institutions de l'État. Si c'est le cas, l'État n'a plus le privilège de percevoir des impôts si tout ce qui va être fait par cet argent et le remettre au secteur privé. Si on veut privatiser, il faut réduire les impôts et laisser le libre choix aux citoyens de gérer leurs frais de santé.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 16h34
    @ Jocelyn Roy
    Pouvez-vous me dire gentiment ce qui était raciste dans mon message M. Roy ?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 16h41
    @ Messieurs Boucher et Roy
    Parler des juifs n'est pas raciste parce que juif n'est pas une race, c'est une religion comme musulman est une religion et catholique aussi. Il semble que, comme M. Gérard Bouchard, des personnes perdent leur calme seulement parce qu'on prononce ce mot "délicat" qu'ils ne peuvent entendre ou lire ici. Est-ce qu'en parler en bien serait aussi raciste ?

  • Terzibachian Jacques
    Inscrit
    vendredi 23 novembre 2007 20h51
    " Les Epiciers parmis-nous..."
    Bonjour,
    La réaction de Monsieur Elbaz me remets en mémoire la remarque d'un jeune ami encore
    étudiant en médecine interne des Hopitaux de marseille : << Il y a des épiciers parmis nous ...>>
    Adieu serment d'Hyppocrate.
    La Privé, c'est le retour sur investissement.
    Si je me permets: Entrer en médecine est un sacerdoce.

    Je ne suis pas médecin
    Bravo Monsieur Elbaz; pour moi vous êtes digne d'un prix Nobel.
    Vous faites honneur à votre nom,à vos origines, à la profession.

    Jacques Terzibachian.
    MARSEILLE.

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 23 novembre 2007 23h37
    Le profit et la bonté
    ne se mêle pas, sauf si il y a un avantage pécunier, comme des réductions d'impôts pour les fiducies.
    La médecine privée est une source de profit sur le dos des malades, une source de commandite pour les partis politiques, tout comme les PPP qui aide plus le parti libéral ou Dumont à se remplir les poches.

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    samedi 24 novembre 2007 09h53
    On ne discute jamais du vrai problème
    Nous, médecins, dans nos hôpitaux pourrions utiliser utilement 2 fois plus d'argent que nous n'en avons. Alors, plus d'argent pour les routes et l'éducation.
    Nous dialysons des vieillards déments et n'avons pas de ressources pour des soins psychiatriques décents pour les gens qui en ont besoin sans compter les vaccinations et les médicaments.
    Comment un gouvernement peut-il seulement effleuer ces questions sans être traité de tous les noms ?
    Lancer des accusations morales n'aide que la bonne conscience des bonnes âmes. Les conditions de vies des travailleurs de la santé y compris les médecins sont souvent exécrable et ils n'ont de pouvoir que d'essayer de survivre et encourir le blâme des insuffisances. 45% de burnout, cela signifie quelque chose. Faut-il blâmer certains de trouver une solution à leur vie.
    Il faut mettre tout dans la balance et s'inspirer des sociétés les plus saines et pas seulement des américains. Il n'y a pas de solution rapide à nos négligences du dernier demi-siècle. S'il faut commencer quelque part, c'est dans la petite enfance et l'éducation pour un résultat dans 20 à 30 ans.
    Daniel Beaudry
    Médecin

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    dimanche 25 novembre 2007 20h36
    Ma réaction à Guillaume Boucher en réaction à Gilles Bousquet
    Suite à un article de Louise-Maude Rioux Soucy
    Même édition
    Le privé dénature la médecine, selon le directeur de l'Hôpital général juif.

    Réaction de Guillaume Boucher à Gilles Bousquet
    Envoyée Le vendredi 23 novembre 2007 12:00

    M. Bousquet et l'indignation mal-placée

    «Alors qu'un directeur d'Hopital se lève pour défendre la pérennité d'un système public, donc pour l'ensemble du Québec, M. Bousquet nous assome de son cynisme xénophobe, comme si cette attitude pourrait de quelque façon que ce soit élever le niveau du dialogue ou même apporter une ébauche de solution.
    Bravo!
    Beau gaspillage de temps, d'espace et d'énergie. Cette intervention n'a pas lieu d'être.
    N'y a-t-il pas de modérateur sur Ledevoir.com? Certains sévissent avec bien trop d'impunité (et de gratuité).»

    Ma réaction à Guillaume Boucher en réaction à Gilles Bousquet

    Si le chapeau vous fait, monsieur Boucher, mettez-le donc! M. Bousquet à qui vous reprochez la xénophobie, vous seriez prêt à le bannir du Devoir.com parce que non conforme à vos prismes intérieurs. N'exercez-vous pas vous-même de la discrimination à l'endroit d'un autre lecteur?

    Ne venez pas sur mon site http://lenoctambule.forumpro.fr, j'aurai tôt fait avec de pareils propos de vous proposer à l'administrateur au bannissement, en étant moi-même le modérateur.

    Je partage aussi les idéaux de l'administrateur de l'Hôpital Juif - que vous l'aimiez ou non, c'est son nom...et petit rappel, vous n'avez pas droit d'y manger ce qui n'est pas kasher - en ce qui a trait au système de santé québécois. Mais de là à porter un jugement de valeur aussi gratuit que vous l'avez fait à l'endroit de monsieur Bousquet, vous méritez cette réaction mienne.

  • Noureddine Charki
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 10h24
    @Philippe Champagne en@Guillaume Boucher en@Gilles Bousquet
    Réaction de Philippe Champagne à Guillaume Boucher en réaction à Gilles Bousquet :)

    Si le chapeau vous fait, monsieur Boucher, mettez-le donc! M. Bousquet à qui vous reprochez la xénophobie, vous seriez prêt à le bannir du Devoir.com parce que non conforme à vos prismes intérieurs. N'exercez-vous pas vous-même de la discrimination à l'endroit d'un autre lecteur?

    Ma réaction à Philippe Champagne
    En fait M. Boucher n'a pas cherché à bannir du Devoir.com M. Bousquet. Il a trouvé que son intervention est hors dialogue. On cherche à discuter de la place du privé dans le système de santé et M. Bousquet nous amène dans un autre sujet qui n'a rien à voir avec la problématique du sujet en question. J'aurai aimé de M. Bousquet fasse une intervention de qualité mais dans le fond du sujet comme celles qu'a l'habitude de faire dans d'autres sujets sur le Devoir.

    Bien à vous tous.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 26 novembre 2007 12h21
    Merci à mes défenseurs et explication
    Merci bien à mes defenseurs.

    C'est vrai quwe j'ai un peu bifurqué sur le sujet de cet article mais, comme l'entête mentionnait le mot juif, je me suis tout de suite demandé pourquoi on avait un hôpital juif dans notre système public. Est-ce à cause de la nourriture casher, est-ce qu'on peut penser que ça pourrait être la même chose pour les musulmans et leur nourriture halal. Est-ce qu'ils seraient alors en droit de demander un hôpital musulman ? On se rappelle l'affaire des écoles privées juives, il n'y a pas si longtemps.

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