Technologie: Dans la simplicité volontaire
À l'approche du temps des fêtes, curieusement, les bourses se délient, à moins que les cartes de crédit ne s'enflent le plastique et dansent la java sur un air de bande magnétique. Que de courriels demandant au chroniqueur de se prononcer sur son choix idéal quand à l'acquisition d'un ordinateur griffé du sigle de la Pomme. Soit! Qu'il se prononce.
Tourne-brides, attirés par les prés verts où poussent les Pommes, certains le sont. D'autres, convertis depuis toujours à la Pomme et ses pépins, se demandent quelle saveur ils oseront essayer. Une Pomme que l'on trimbalera un peu partout, ou un fruit qui se savourera uniquement à la maison? Un Powerbook ou un iBook, ou encore un Powermac G4 bicéphale? À moins que le très esthétique iMac à écran plat ne soit plutôt votre saveur du mois.
La grande incertitude
Au risque de décevoir les quelques lecteurs qui pensent qu'un chroniqueur ne recommande que les outils les plus puissants et les plus onéreux, notre recommandation à pépé Noël va pourtant dans le sens contraire. Vous nous permettrez toutefois d'exiger du rubicond à la barbe blonde qu'il vérifie vos états de service pour l'année. Un Mac, ça se mérite, et gare à ceux qui n'ont pas été sages.
Disons le tout de go, en cette période ou règne l'incertitude sur le monde de la Pomme, en ces périodes sombres où nous ne savons pas encore quel sera le successeur de la puce G4, seul le plus accessible des Macintosh, le eMac, mérite de recevoir notre imprimatur.
Nous ne saurions d'aucune façon recommander les autres modèles, en raison de cet incertitude qui règne quant à savoir de quel société parviendra le nouveau moteur des futurs Macs: Motorola, IBM ou, qui sait, AMD.
Descendant direct du premier iMac, avec sa sympathique bouille tout en un, le eMac n'est pourtant pas une bête qu'il faut prendre à la légère, loin de là.
Au coeur de sa coquille blancheur des neiges de Kamouraska, turbine une puce G4 qui bat la chamade à 700 MHz, une puissance respectable qui suffira amplement à satisfaire les besoins d'une famille ou d'un professionnel exigeant.
De même, l'écran de 17 pouces, lumineux et plat, est un compromis parfait entre la petitesse des écrans de 15 pouces et la splendeur d'un 19 pouces.
Pour utilisateur sérieux
Grand public uniquement le eMac? Nenni! Que les plus sceptiques d'entres vous, qui ne jurent que par les tours bleutées d'un PowerMac, ravalent leurs affirmations.
Une entrée audio une sortie casque, cinq prises USB, deux Firewire en plus des traditionnelles prises réseau et modem, ce eMac ne manque pas de façon de communiquer avec le monde extérieur, qu'on se le dise.
Quand à la carte vidéo, les joueurs seront heureux de voir qu'elle porte la griffe du réputé fondeur nVidia. Merci m'sieur Jobs.
On serait toutefois porté à déplorer que la mémoire de base de cette bête soit de 128 mégaoctets. À moins de souffrir d'un optimisme fou, et de consommer en quantité industrielle l'herbe du diable, 128 mégas sont à peine suffisants pour faire tourner avec aisance le système d'exploitation Mac OS X. Allez père Noël, ne soit pas chiche, lorsqu'on te demandera un eMac, ne lésine pas sur la quantité de mémoire vive et rajoute 128 mégaoctets supplémentaires au eMac.
À la hauteur
Contrairement à la mémoire vive, les supports de masse, comme le disque dur et le lecteur optique, sont à la hauteur de nos espérances. Un disque dur de quarante mégaoctets pour un PC sous Windows, cela peut sûrement sembler un tantinet juste, mais pour un Mac, c'est le confort assuré. De même, la bébette vient d'office avec un graveur CD-RW, mais en grattant quelques fonds de tiroir, et en cassant sa tirelire, il est possible de remplacer celui-ci par un magnifique SuperDrive, un lecteur de CD et de DVD, qui en plus, peut graver des DVD.
Mais que veulent bien dire ces chiffres dans la vraie vie? N'ayez crainte, encore une fois, avec un G4, la bête est véloce, et moult applications qui demandent de la puissance sont très bien servies avec ce eMac. Que ce fût pour faire du montage audio ou vidéo, naviguer sur la Toile, du graphisme, ce eMac surprendra par ses performances qui le mettent quasiment sur le même pied d'égalité qu'une tour Mac monoprocesseur.
Au gaz
Mais zut de zut, quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi la Pomme continue à vendre ses ordinateurs avec des claviers aux touches aussi molles et sans vie, et avec une souris à un seul bouton? Toc! Toc! Quelqu'un a oublié de fermer le gaz chez Apple? Le Sorel Gold était de bonne qualité cette année?
Un bon clavier et une souris optique à deux boutons, voilà ce qui manque vraiment à ce eMac. Avec le bouton droit de la souris, il est facile de faire jaillir des menus contextuels, beaucoup plus facile qu'avec une souris à un seul bouton, ou il faut, pour réaliser cet exploit, appuyer sur l'unique bouton, la touche contrôle, lever la patte gauche et réciter un mantra à la gloire de la Pomme. Tordieu! eût dit le paternel.
Bref, à tous les amants de Pomme qui consultent leurs augures, à la recherche de ce que sera l'avenir en lisant les tripes de boeuf frites à la graisse d'Urus, ne prenez pas de risque. À la recherche du Mac parfait pour la famille? Le eMac, le moins cher des ordinateurs d'Apple est pourtant, en ce moment, le meilleur achat à faire. La succession incertaine des puces G4 nous empêche de recommander une tour PowerMac dont le moteur a atteint les limites de ses performances.
mdumais@ledevoir.com
Tourne-brides, attirés par les prés verts où poussent les Pommes, certains le sont. D'autres, convertis depuis toujours à la Pomme et ses pépins, se demandent quelle saveur ils oseront essayer. Une Pomme que l'on trimbalera un peu partout, ou un fruit qui se savourera uniquement à la maison? Un Powerbook ou un iBook, ou encore un Powermac G4 bicéphale? À moins que le très esthétique iMac à écran plat ne soit plutôt votre saveur du mois.
La grande incertitude
Au risque de décevoir les quelques lecteurs qui pensent qu'un chroniqueur ne recommande que les outils les plus puissants et les plus onéreux, notre recommandation à pépé Noël va pourtant dans le sens contraire. Vous nous permettrez toutefois d'exiger du rubicond à la barbe blonde qu'il vérifie vos états de service pour l'année. Un Mac, ça se mérite, et gare à ceux qui n'ont pas été sages.
Disons le tout de go, en cette période ou règne l'incertitude sur le monde de la Pomme, en ces périodes sombres où nous ne savons pas encore quel sera le successeur de la puce G4, seul le plus accessible des Macintosh, le eMac, mérite de recevoir notre imprimatur.
Nous ne saurions d'aucune façon recommander les autres modèles, en raison de cet incertitude qui règne quant à savoir de quel société parviendra le nouveau moteur des futurs Macs: Motorola, IBM ou, qui sait, AMD.
Descendant direct du premier iMac, avec sa sympathique bouille tout en un, le eMac n'est pourtant pas une bête qu'il faut prendre à la légère, loin de là.
Au coeur de sa coquille blancheur des neiges de Kamouraska, turbine une puce G4 qui bat la chamade à 700 MHz, une puissance respectable qui suffira amplement à satisfaire les besoins d'une famille ou d'un professionnel exigeant.
De même, l'écran de 17 pouces, lumineux et plat, est un compromis parfait entre la petitesse des écrans de 15 pouces et la splendeur d'un 19 pouces.
Pour utilisateur sérieux
Grand public uniquement le eMac? Nenni! Que les plus sceptiques d'entres vous, qui ne jurent que par les tours bleutées d'un PowerMac, ravalent leurs affirmations.
Une entrée audio une sortie casque, cinq prises USB, deux Firewire en plus des traditionnelles prises réseau et modem, ce eMac ne manque pas de façon de communiquer avec le monde extérieur, qu'on se le dise.
Quand à la carte vidéo, les joueurs seront heureux de voir qu'elle porte la griffe du réputé fondeur nVidia. Merci m'sieur Jobs.
On serait toutefois porté à déplorer que la mémoire de base de cette bête soit de 128 mégaoctets. À moins de souffrir d'un optimisme fou, et de consommer en quantité industrielle l'herbe du diable, 128 mégas sont à peine suffisants pour faire tourner avec aisance le système d'exploitation Mac OS X. Allez père Noël, ne soit pas chiche, lorsqu'on te demandera un eMac, ne lésine pas sur la quantité de mémoire vive et rajoute 128 mégaoctets supplémentaires au eMac.
À la hauteur
Contrairement à la mémoire vive, les supports de masse, comme le disque dur et le lecteur optique, sont à la hauteur de nos espérances. Un disque dur de quarante mégaoctets pour un PC sous Windows, cela peut sûrement sembler un tantinet juste, mais pour un Mac, c'est le confort assuré. De même, la bébette vient d'office avec un graveur CD-RW, mais en grattant quelques fonds de tiroir, et en cassant sa tirelire, il est possible de remplacer celui-ci par un magnifique SuperDrive, un lecteur de CD et de DVD, qui en plus, peut graver des DVD.
Mais que veulent bien dire ces chiffres dans la vraie vie? N'ayez crainte, encore une fois, avec un G4, la bête est véloce, et moult applications qui demandent de la puissance sont très bien servies avec ce eMac. Que ce fût pour faire du montage audio ou vidéo, naviguer sur la Toile, du graphisme, ce eMac surprendra par ses performances qui le mettent quasiment sur le même pied d'égalité qu'une tour Mac monoprocesseur.
Au gaz
Mais zut de zut, quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi la Pomme continue à vendre ses ordinateurs avec des claviers aux touches aussi molles et sans vie, et avec une souris à un seul bouton? Toc! Toc! Quelqu'un a oublié de fermer le gaz chez Apple? Le Sorel Gold était de bonne qualité cette année?
Un bon clavier et une souris optique à deux boutons, voilà ce qui manque vraiment à ce eMac. Avec le bouton droit de la souris, il est facile de faire jaillir des menus contextuels, beaucoup plus facile qu'avec une souris à un seul bouton, ou il faut, pour réaliser cet exploit, appuyer sur l'unique bouton, la touche contrôle, lever la patte gauche et réciter un mantra à la gloire de la Pomme. Tordieu! eût dit le paternel.
Bref, à tous les amants de Pomme qui consultent leurs augures, à la recherche de ce que sera l'avenir en lisant les tripes de boeuf frites à la graisse d'Urus, ne prenez pas de risque. À la recherche du Mac parfait pour la famille? Le eMac, le moins cher des ordinateurs d'Apple est pourtant, en ce moment, le meilleur achat à faire. La succession incertaine des puces G4 nous empêche de recommander une tour PowerMac dont le moteur a atteint les limites de ses performances.
mdumais@ledevoir.com
Haut de la page

