Beaucoup de temps et d'argent gaspillés
29 novembre 2002
Santé
Ottawa - À l'exception du NPD, tous les partis d'opposition aux Communes ont décrié, hier, des recommandations formulées par Roy Romanow pour améliorer le système de soins de santé au pays.
«C'est 15 millions de perdus, mais surtout 18 mois d'attente quand on sait que le fédéral aurait dû agir bien avant», a commenté le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.
«Si les libéraux avaient remis le financement de la santé au niveau de 1994, bien des problèmes auraient été réglés, a-t-il enchaîné. Il y a des gens qui auraient été soignés, mais qui ne l'ont pas été parce que Ottawa réfléchissait sur comment mieux intervenir alors que c'est eux qui ont créé le problème.»
Semblant tenir pour acquis que le rapport Romanow allait devenir la position officielle du gouvernement, M. Duceppe a accusé Ottawa de vouloir «imposer aux gens sur le terrain des structures et des bureaucrates» et de «se mêler de ce qui ne le regarde pas».
«L'imputabilité, ce devrait être celle des élus du Québec face à la population, a-t-il lancé. Là, ça va être l'imputabilité des élus face aux bureaucrates d'Ottawa.»
Tout en reprochant à M. Romanow de ne pas vouloir tenir compte des «façons de faire différentes du Québec», le chef bloquiste félicite néanmoins le commissaire pour avoir «confirmé» le désengagement financier du gouvernement fédéral en santé depuis 1994.
«Après avoir dépouillé les provinces et affaibli le système de santé, les libéraux arrivent comme des sauveurs, a-t-il dénoncé. Aujourd'hui, c'est le voleur qui fait la charité.»
Le chef de l'opposition officielle, l'allianciste Stephen Harper, a lui aussi dénigré le rapport Romanow, le qualifiant d'«irréaliste».
«Je ne m'attendais pas à grand-chose et, malgré tout, je suis déçu», a-t-il déclaré, avant d'ajouter que les libéraux avaient reçu le rapport «qu'ils voulaient».
«C'est un placebo de 10 milliards qui vise à nous faire croire que le gouvernement est préoccupé par les problèmes du système de santé. [...] Or, les solutions que propose le rapport ne sont tout simplement pas réalistes.»
M. Harper estime que les recommandations de M. Romanow «limitent la souplesse des provinces» et découlent d'un «modèle idéologique qui date des années soixante».
Stephen Harper s'insurge aussi du rejet net, par Roy Romanow, d'un rôle accru du secteur privé dans les soins de santé. «Il suggère de rendre illégales» des activités de soins qui sont déjà assumées par le privé dans plusieurs provinces, a estimé M. Harper. «Ce n'est pas responsable», a-t-il ajouté.
Quant au chef du Nouveau Parti démocratique, Alexa McDonough, elle s'est dite «très contente» des conclusions de l'ancien premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan.«Les provinces, si elles sont prêtes à regarder ce qu'il y a dans ce rapport, devraient être enthousiasmées, a-t-elle affirmé.
«C'est 15 millions de perdus, mais surtout 18 mois d'attente quand on sait que le fédéral aurait dû agir bien avant», a commenté le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe.
«Si les libéraux avaient remis le financement de la santé au niveau de 1994, bien des problèmes auraient été réglés, a-t-il enchaîné. Il y a des gens qui auraient été soignés, mais qui ne l'ont pas été parce que Ottawa réfléchissait sur comment mieux intervenir alors que c'est eux qui ont créé le problème.»
Semblant tenir pour acquis que le rapport Romanow allait devenir la position officielle du gouvernement, M. Duceppe a accusé Ottawa de vouloir «imposer aux gens sur le terrain des structures et des bureaucrates» et de «se mêler de ce qui ne le regarde pas».
«L'imputabilité, ce devrait être celle des élus du Québec face à la population, a-t-il lancé. Là, ça va être l'imputabilité des élus face aux bureaucrates d'Ottawa.»
Tout en reprochant à M. Romanow de ne pas vouloir tenir compte des «façons de faire différentes du Québec», le chef bloquiste félicite néanmoins le commissaire pour avoir «confirmé» le désengagement financier du gouvernement fédéral en santé depuis 1994.
«Après avoir dépouillé les provinces et affaibli le système de santé, les libéraux arrivent comme des sauveurs, a-t-il dénoncé. Aujourd'hui, c'est le voleur qui fait la charité.»
Le chef de l'opposition officielle, l'allianciste Stephen Harper, a lui aussi dénigré le rapport Romanow, le qualifiant d'«irréaliste».
«Je ne m'attendais pas à grand-chose et, malgré tout, je suis déçu», a-t-il déclaré, avant d'ajouter que les libéraux avaient reçu le rapport «qu'ils voulaient».
«C'est un placebo de 10 milliards qui vise à nous faire croire que le gouvernement est préoccupé par les problèmes du système de santé. [...] Or, les solutions que propose le rapport ne sont tout simplement pas réalistes.»
M. Harper estime que les recommandations de M. Romanow «limitent la souplesse des provinces» et découlent d'un «modèle idéologique qui date des années soixante».
Stephen Harper s'insurge aussi du rejet net, par Roy Romanow, d'un rôle accru du secteur privé dans les soins de santé. «Il suggère de rendre illégales» des activités de soins qui sont déjà assumées par le privé dans plusieurs provinces, a estimé M. Harper. «Ce n'est pas responsable», a-t-il ajouté.
Quant au chef du Nouveau Parti démocratique, Alexa McDonough, elle s'est dite «très contente» des conclusions de l'ancien premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan.«Les provinces, si elles sont prêtes à regarder ce qu'il y a dans ce rapport, devraient être enthousiasmées, a-t-elle affirmé.
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