Fièvre aphteuse : le virus proviendrait d'un laboratoire
6 août 2007
Santé
Pirbright, Grande-Bretagne — Les autorités britanniques cherchaient à savoir hier comment le virus de la fièvre aphteuse utilisé dans un laboratoire de santé animale du sud de l'Angleterre a pu atteindre l'élevage infecté voisin dans le Surrey. Le premier ministre Gordon Brown espère ainsi que la maladie puisse être contenue.
Le bétail contaminé près de Wanborough, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, a été abattu samedi, de même que celui d'une autre ferme située non loin, mais la secrétaire à l'Environnement Hilary Benn a annoncé que quatre autres installations suspectes avaient été déclarées saines.
Dès samedi, la Grande-Bretagne a interdit l'exportation d'animaux vivants, de viande et de lait, et les déplacements de bovins, ovins, caprins et porcins, afin d'éviter la propagation du virus. L'Union européenne devrait décider d'interdire les importations britanniques aujourd'hui. Le virus très contagieux de la fièvre aphteuse, qui se transmet par contact entre les animaux ou porté par le vent, peut toucher les vaches, chevaux, moutons et porcs, mais pas les humains.
Le ministère de l'Agriculture du Royaume-Uni a annoncé samedi soir que la souche aphteuse découverte vendredi provenait probablement d'un laboratoire de recherche, celui de Pirbright, situé à six kilomètres environ de la ferme, et que se partagent l'Institut pour la santé animale, public, et la société pharmaceutique privée Merial Animal Health. Des experts inspectaient les installations hier.
«Maintenant que la source possible de la maladie est déterminée, nous devons chercher le mécanisme de transmission» et savoir «ce qui est arrivé sur ce site», a expliqué Gordon Brown à l'issue d'une réunion de la cellule de crise gouvernementale COBRA à Londres. Précisant qu'il pensait obtenir sous 48 heures les résultats des investigations, il a ajouté que les mesures de biosécurité devraient être renforcées dans la zone du foyer de fièvre aphteuse. «Nous espérons qu'en faisant cela, nous pourrons maîtriser» le virus, a-t-il dit.
Le fait qu'aucun animal n'ait quitté la ferme contaminée depuis le 10 juillet incite à l'optimisme, mais la responsable des services vétérinaires publics, Debby Reynolds, a fait établir une zone de protection de 10 km autour de la ferme et du laboratoire.
Selon le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (DEFRA), la souche virale incriminée était présente au laboratoire de Pirbright et avait été utilisée le mois dernier par Merial pour la fabrication d'une préparation de vaccin. La filiale de la compagnie américaine du même nom a déclaré qu'elle suspendait par précaution la production du vaccin, mais elle a assuré avoir respecté toutes les mesures de sécurité.
À l'Institut pour la santé animale, le directeur Martin Shirley a affirmé que le laboratoire avait utilisé la souche «de façon limitée» durant les quatre dernières semaines, mais qu'aucune atteinte aux procédures de biosécurité n'avait été trouvée.
La dernière épidémie de fièvre aphteuse au Royaume-Uni remonte à 2001, mais elle a laissé un traumatisme profond. Sept millions d'animaux avaient été abattus et la crise avait coûté au pays un total de huit milliards de livres (12 milliards d'euros). Le gouvernement de l'époque avait été sévèrement critiqué pour avoir tardé à réagir.
Le bétail contaminé près de Wanborough, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Londres, a été abattu samedi, de même que celui d'une autre ferme située non loin, mais la secrétaire à l'Environnement Hilary Benn a annoncé que quatre autres installations suspectes avaient été déclarées saines.
Dès samedi, la Grande-Bretagne a interdit l'exportation d'animaux vivants, de viande et de lait, et les déplacements de bovins, ovins, caprins et porcins, afin d'éviter la propagation du virus. L'Union européenne devrait décider d'interdire les importations britanniques aujourd'hui. Le virus très contagieux de la fièvre aphteuse, qui se transmet par contact entre les animaux ou porté par le vent, peut toucher les vaches, chevaux, moutons et porcs, mais pas les humains.
Le ministère de l'Agriculture du Royaume-Uni a annoncé samedi soir que la souche aphteuse découverte vendredi provenait probablement d'un laboratoire de recherche, celui de Pirbright, situé à six kilomètres environ de la ferme, et que se partagent l'Institut pour la santé animale, public, et la société pharmaceutique privée Merial Animal Health. Des experts inspectaient les installations hier.
«Maintenant que la source possible de la maladie est déterminée, nous devons chercher le mécanisme de transmission» et savoir «ce qui est arrivé sur ce site», a expliqué Gordon Brown à l'issue d'une réunion de la cellule de crise gouvernementale COBRA à Londres. Précisant qu'il pensait obtenir sous 48 heures les résultats des investigations, il a ajouté que les mesures de biosécurité devraient être renforcées dans la zone du foyer de fièvre aphteuse. «Nous espérons qu'en faisant cela, nous pourrons maîtriser» le virus, a-t-il dit.
Le fait qu'aucun animal n'ait quitté la ferme contaminée depuis le 10 juillet incite à l'optimisme, mais la responsable des services vétérinaires publics, Debby Reynolds, a fait établir une zone de protection de 10 km autour de la ferme et du laboratoire.
Selon le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales (DEFRA), la souche virale incriminée était présente au laboratoire de Pirbright et avait été utilisée le mois dernier par Merial pour la fabrication d'une préparation de vaccin. La filiale de la compagnie américaine du même nom a déclaré qu'elle suspendait par précaution la production du vaccin, mais elle a assuré avoir respecté toutes les mesures de sécurité.
À l'Institut pour la santé animale, le directeur Martin Shirley a affirmé que le laboratoire avait utilisé la souche «de façon limitée» durant les quatre dernières semaines, mais qu'aucune atteinte aux procédures de biosécurité n'avait été trouvée.
La dernière épidémie de fièvre aphteuse au Royaume-Uni remonte à 2001, mais elle a laissé un traumatisme profond. Sept millions d'animaux avaient été abattus et la crise avait coûté au pays un total de huit milliards de livres (12 milliards d'euros). Le gouvernement de l'époque avait été sévèrement critiqué pour avoir tardé à réagir.
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