Lettres: Assurance privée
Claude Généreux - Secrétaire trésorier national, Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Ottawa, le 1er août 2007
3 août 2007
Santé
Si vous avez à coeur la survie de notre système de santé accessible et universel, vous venez de recevoir une mauvaise nouvelle. L'Association médicale canadienne et son président, le Dr Colin McMillan, appuient maintenant le recours à l'assurance privée pour obtenir des soins dans des entreprises privées. Le prétexte: réduire les temps d'attente dans le réseau public.
Pourtant, le rapport Romanow et toute la recherche effectuée depuis démontrent clairement que le recours au secteur privé parasite les ressources du secteur public. Les temps d'attente dans les hôpitaux publics s'allongent encore et il faut remplacer les médecins qui ont déserté, à raison de neuf ans de formation coûtant 2,3 millions de dollars par spécialiste perdu.
Et adieu à l'égalité d'accès! Les plus fortunés sortent leurs gros sous et passent devant tout le monde. Les médecins des cliniques privées ont alors intérêt à faire durer la crise du système public pour maintenir le flot de patients prêts à payer par découragement.
L'Association médicale canadienne n'a pas fait ses devoirs: aucune preuve, aucune recherche n'appuie ce virage radical. Plutôt que d'aggraver les maux du réseau public au profit d'une poignée de privilégiés, attaquons-nous au vrai problème, soit le manque scandaleux de financement pour notre réseau, alors que le gouvernement fédéral accumule surplus par-dessus surplus.
Pourtant, le rapport Romanow et toute la recherche effectuée depuis démontrent clairement que le recours au secteur privé parasite les ressources du secteur public. Les temps d'attente dans les hôpitaux publics s'allongent encore et il faut remplacer les médecins qui ont déserté, à raison de neuf ans de formation coûtant 2,3 millions de dollars par spécialiste perdu.
Et adieu à l'égalité d'accès! Les plus fortunés sortent leurs gros sous et passent devant tout le monde. Les médecins des cliniques privées ont alors intérêt à faire durer la crise du système public pour maintenir le flot de patients prêts à payer par découragement.
L'Association médicale canadienne n'a pas fait ses devoirs: aucune preuve, aucune recherche n'appuie ce virage radical. Plutôt que d'aggraver les maux du réseau public au profit d'une poignée de privilégiés, attaquons-nous au vrai problème, soit le manque scandaleux de financement pour notre réseau, alors que le gouvernement fédéral accumule surplus par-dessus surplus.
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