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Étude internationale sous supervision canadienne - Le donépézil peut aussi aider les patients gravement atteints

31 juillet 2007  Santé
Toronto — Un médicament administré aux patients souffrant de cas bénins ou modérés de la maladie d'Alzheimer peut aussi soulager les symptômes des patients qui se trouvent à un stade plus avancé de la maladie, révèle une étude internationale dirigée par des Canadiens.

Le médicament, le donépézil, ne stoppe pas la progression de la maladie. Néanmoins, les chercheurs ont constaté qu'il améliore la mémoire et le fonctionnement général des personnes qui prennent ce médicament, par comparaison avec des patients auxquels on a donné un placebo. Il donne ainsi un coup de pouce aux patients aux prises avec cette maladie neurologique et à leurs soignants.

Ralentir la progression

«Cela ralentit ce que nous appelons la progression symptomatique de la maladie», a expliqué la chercheuse principale, la docteure Sandra Black, neurologue au Sunnybrook Health Sciences Centre de Toronto. Les patients ayant reçu du donépézil «interagissaient davantage». Au plan cognitif, leur mémoire était «légèrement meilleure», ils étaient «plus attentifs».

Les résultats de l'étude, d'une durée de six mois, ont été diffusés dans la publication Neurology. La recherche a porté sur 343 personnes gravement atteintes, suivies dans 98 cliniques du Canada, des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de l'Australie. La moitié du groupe, selon une sélection aléatoire, a reçu une dose quotidienne de donépézil, l'autre moitié, un placebo.

Les chercheurs ont observé que les fonctions cognitives se sont stabilisées ou améliorées chez 63 % des patients qui prenaient le médicament, contre 39 % chez ceux qui prenaient le placebo. Tous les participants, qui étaient âgés de 78 ans, vivaient dans la communauté en compagnie de soignants.

Autorisation d'Ottawa

Le donépézil est vendu sous la marque Aricept. Il n'était auparavant approuvé que pour utilisation dans les cas bénins et modérés. Mais, en se basant sur les résultats de cette étude, sur un article suédois datant de 2006 et sur une étude japonaise dont la publication est prévue à l'automne, Santé Canada vient de l'autoriser pour le traitement des cas graves.

Le problème, selon le neurologue Howard Chertkow, de l'université McGill, c'est que la plupart des gouvernements provinciaux ne remboursent pas le coût du médicament dans le cas d'un patient atteint «gravement».






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