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Diabète et crise cardiaque: l'Avandia ne devrait pas être retiré du marché, soutient un comité d'experts

31 juillet 2007  Santé
Washington — Même si des études récentes démontrent que son utilisation peut entraîner une augmentation du risque de crise cardiaque, le médicament Avandia, qui est utilisé dans le traitement du diabète, ne devrait pas être retiré du marché, a estimé hier un comité d'experts chargé de conseiller le gouvernement américain.

Cette recommandation faite à la Food and Drug Administration (FDA) américaine, non contraignante, a été adoptée à la majorité des membres du comité d'experts.

Avant que les experts ne se prononcent, un membre de la FDA, le docteur David Graham, leur avait fait valoir que ce risque accru de crise cardiaque pour les diabétiques ayant recours à l'Avandia, combiné au fait que d'autres médicaments offrent les mêmes bienfaits à court terme, ne justifiait pas la poursuite des ventes du produit.

La firme pharmaceutique GlaxoSmithKline PLC avait pour sa part réfuté l'existence de ce risque plus élevé, citant ses propres études sur l'Avandia, qui est aussi connu sous le nom de rosiglitazone.

Experts convoqués

La FDA avait convoqué les experts pour tenter de déterminer si l'Avandia ne devrait être utilisé que chez certains patients soigneusement choisis, et étiqueté d'avertissements clairs, ou s'il devrait être carrément retiré des tablettes. La FDA avait précédemment indiqué que des dizaines d'études font état d'un risque accru de crise cardiaque.

Environ un million d'Américains souffrant de diabète de type 2 prennent de l'Avandia. Au Canada, plus d'un million de prescriptions d'Avandia ont été émises l'an dernier, selon IMS Health Canada.

Le patron du docteur Graham, le docteur Gerald Dal Pan, s'est lui aussi prononcé en faveur du retrait du médicament, mais d'autres experts ont demandé au comité de la FDA de garder l'esprit ouvert.

«Il est important que le comité comprenne qu'il y a un désaccord fondamental [au sein des instances de la FDA] concernant les conclusions scientifiques qui doivent être tirées», a dit le docteur Robert Meyer, responsable du service de la FDA qui étudie les nouveaux médicaments pour traiter le diabète.

Méta-analyse

En mai dernier, le prestigieux New England Journal of Medicine avait publié une méta-analyse de 42 études qui démontrait que le risque de crise cardiaque était 43 pour cent plus élevé chez les patients prenant de l'Avandia que chez les autres.

À ce moment, Glaxo avait émis un communiqué, approuvé par le ministère fédéral de la Santé, qui affirmait que les patients qui prenaient de l'Avandia ne devraient pas cesser de le faire sans tout d'abord consulter leur médecin.






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