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Algues bleues: Greenpeace accuse l'industrie agricole

Alexandre Shields   25 juillet 2007  Santé
Découragé, Raymond Loignon, le maire de Roxton Paund, contemple les dégâts causés par les cyanobactéries sur les plans d’eau de sa municipalité, située près de Granby.
Photo : Jacques Nadeau
Découragé, Raymond Loignon, le maire de Roxton Paund, contemple les dégâts causés par les cyanobactéries sur les plans d’eau de sa municipalité, située près de Granby.
Le gouvernement québécois commet une très grave erreur en n'incluant pas de mesures concrètes destinées à l'industrie agricole dans son plan de lutte contre les algues bleues. Pourtant, affirme Greenpeace, ce secteur représente «la principale source de phosphore» rejeté dans la nature, produit qui favorise la multiplication des cyanobactéries.
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 09h32
    Greenpeace, les végétariens...
    « Voilà par les algues bleues, Greenpeace attaque injustement le secteur agricole.

    Les agriculteurs sont proches de la nature et sont conscient de leur impact. Ils sont guidés par l'UPA qui leur fourni toute l'expertise depuis des décennies. S'il y a un secteur qui est conscient de l'environnement, c'est bien le secteur agricole qui a aprris à respecter la nature et de s'en accomoder.

    Greenpeace se sert de son nom pour attaquer les producteurs de bétails de façon sournoise. Ce qu'ils recherchent est la diminution de la production de bétail et son remp^lacement par les méthodes anciennes du bio... Ils ont changé leurs méthodes suite à l'acitiviste de leurs confrères dans les oies du Périgord. Mais dans les deux cas, ces groupes sont dirigés par des adeptes du végértarisme et de la simplicité volontaire.

    Au nom de l'environnement, on s'attaque à tous les secteurs de l'économie tentant de la jeter à terre car pour eux l'activité économique rime avec désatres environnementaux. Ce n'est pas toujours vrai et surtout que depuis l'avènement du Ministère de l'environnement, des efforts ont été faits pour redresser les situations. Il serait important que le discours écolo change car actuellement leur discours est improductif et contraire à toute logique. On veut être plus catholique que le pape...

    Il faut se rappeler que Greenpeace est un groupe d'activistes dont le rôle est d'attirer les regards sur des situations extrêmes. Je n'ai pas vu de ses membres au Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. Pourtant lews étang de BPC étaient à ciel ouvert depuis les années 70. Il a fallu un gouvernement comme celui qu'ils conspuent, celui de Stephen Harper, pour intervenir. Ainsi le pire désastre écologique sur la cote atlantique a été réglé non pas par les efforts de Greenpeace mais par un gouvernement responsable qui a annoncé en janvier dernier des travaux de dépollution de 400 millions sur le site de Sydney Steel. Ce n'est que la première étape, car avec la proximité d'un tel lieu pollué des cas de cancer se sont développé chez les voisins du site et des poursuites en recours collectif sont pendantes. Greenpeace a brillé par son absence dans ce dossier, pourtant c'était un cas extrême de pollution... »

  • Henri-Bernard Boivin
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 14h08
    La pointe de l'iceberg
    « Les algues bleues ne sont que l'élément le plus visible de la pollution croissante de nos lacs. Quels sont les effets du passage constant d'embarcations à moteur dans ces mêmes lacs? Quels autres produits beaucoup plus toxiques s'y trouvent? Les effets sur nos lacs et cours d'eau de l'utilisation par les agriculteurs d'engrais chimiques ou naturels et de pesticides sont évidents et n'ont pas à être démontrés. On ne leur demande pas de cesser d'utiliser des engrais naturels, mais il faut exiger que l'on reboise les rives suffisamment pour empêcher ou réduire au minimum les infiltrations dans nos ressources aquatiques. Oui, les agriculteurs doivent faire leur part, de même que les municipalités et les riverains. Notre gouvernement doit prendre ses responsabilités et imposer des mesures draconiennes pour éviter que nos lacs deviennent des mers mortes ou des égouts à ciel ouvert.
    Henri-B.Boivin, Chambly »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 14h27
    "Algues bleues, pas un problème agricole" ?
    « de Johanne Dion sur le courriel de son chum:
    Si le porte parole de l'UPA, Patrice Juneau, dit que les algues bleues ne sont pas un problème agricole, par contre Noël Landry, président de l'UPA de l'Estrie, dit que 40% des algues bleues dans l'Estrie sont causées par le phosphore de source agricole (Radio-Canada, 25 juillet 2007, 11:55 heures). Il y a une expression bien connue sur la rive-sud du Saint-Laurent: on aime bien y cultiver du poisson. Bravo à Greenpeace pour remettre les pendules à l'heure! »

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