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Des infirmières aux abois

Louise-Maude Rioux Soucy   27 juin 2007  Santé
La directrice des soins infirmiers de l’hôpital du Sacré-Coeur, Johanne Salvail (à droite), s’explique devant des infirmières excédées par le manque de personnel.
Photo : Jacques Nadeau
La directrice des soins infirmiers de l’hôpital du Sacré-Coeur, Johanne Salvail (à droite), s’explique devant des infirmières excédées par le manque de personnel.
Les vacances d'été sont à peine commencées que la pénurie frappe déjà fort à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal. Hier, les infirmières affiliées à la CSN étaient de retour pour une quatrième fois devant le conseil d'administration de l'établissement situé sur le boulevard Gouin. Mais cette fois, elles n'étaient pas seules. Des intensivistes et des urgentologues étaient aussi à leurs côtés pour dénoncer à l'unisson une situation qui, à leurs yeux, met à mal la qualité des soins donnés dans cet hôpital affilié à l'Université de Montréal.

Cette sortie publique n'a pas du tout plu à la direction de l'hôpital, qui a riposté en fin d'après-midi en organisant une conférence de presse impromptue sur le bitume du stationnement de l'hôpital, trois heures avant le conseil d'administration. Se disant «très consciente» de la pénurie qui sévit dans la région montréalaise, la directrice des soins infirmiers, Johanne Salvail, a âprement défendu le plan de réorganisation des soins mis en place par la direction pour «contrer et minimiser l'impact de la pénurie», notamment par l'embauche de plusieurs infirmières auxiliaires.

Sur le terrain toutefois, il semble que les fruits de la réorganisation se font toujours attendre, alors que l'hôpital continue à traîner un déficit de 125 infirmières. Hier, il a été impossible de tâter le pouls du personnel, les journalistes n'étant pas admis dans l'établissement qui, pour l'occasion, était gardé par des agents de sécurité refoulant ces derniers dans le stationnement. Pour la présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires, il est toutefois clair que ces efforts ne sont pas suffisants. «Nos infirmières sont épuisées et les vacances d'été commencent à peine. Nous voulons un plan d'action, nous voulons des solutions concrètes. Toutes les unités sont derrière nous et nous appuient», a affirmé Lise Therrien.

Depuis plusieurs mois, toutes les infirmières sont tenues de faire des heures supplémentaires, au moins une ou deux fois par semaine chacune, sinon davantage, a dénoncé le syndicat. Pas un jour ne passe non plus sans que des unités aient à fonctionner avec une à quatre, sinon cinq infirmières en moins. Dans ces unités, il arrive même que des infirmières puissent avoir à prendre soin de deux fois plus de patients que d'ordinaire. «Quand tu dois prendre soin de 18 patients au lieu de neuf, il est évident qu'il y a des choses que tu ne peux plus humainement faire», a déploré Mme Therrien.

Selon son syndicat, de telles conditions ont des répercussions directes sur la clientèle, qui n'est pas dupe des difficultés que vivent les infirmières. «On invite les gens à dénoncer ce genre de situation, mais ils n'osent pas parce qu'ils ne veulent pas nuire à celui ou à celle qui a quand même fait tout son possible pour l'aider.» À l'urgence par exemple, un patient atteint d'une phlébite à une jambe a quitté les lieux après deux heures et quart d'attente sans avoir été traité ni même avoir rencontré personne, le seul infirmier disponible étant mobilisé par des polytraumatisés.

Plus inquiétant encore, il semble que la pouponnière ait été fermée temporairement au cours des dernières semaines parce qu'on ne trouvait personne pour combler le quart de travail de soir. Cette décision inhabituelle a forcé la relocalisation des bébés instables à la salle d'accouchement, déjà pourtant passablement occupée. Hier, la directrice des soins infirmiers affirmait ne pas avoir été mise au courant de cette décision qui devrait faire l'objet d'une enquête.

Cette dernière a aussi contesté les doléances des infirmières en ce qui concerne le recours aux heures supplémentaires. Alors que les infirmières se plaignent d'un recours presque «systémique», Johanne Salvail affirme qu'il s'agit plutôt d'un dernier recours. Selon elle, l'hôpital préfère faire appel aux agences privées, une tendance qui n'a cessé d'augmenter ces derniers mois. «Au total, les heures supplémentaires obligatoires représentent moins de 1 % des heures supplémentaires effectuées dans tout l'hôpital», a argué Mme Salvail.

Mais ce calcul ne rend pas du tout compte des efforts qui sont demandés quotidiennement aux infirmières sur une base volontaire, a aussitôt rétorqué la présidente de leur syndicat. «Le recours aux heures supplémentaires est devenu tellement généralisé que j'ai des gens qui viennent dans mon bureau tous les jours pour réclamer qu'on fasse quelque chose; j'en ai même qui viennent en larmes tellement ils sont à bout.» Le moral n'est d'ailleurs pas très bon dans les unités de soins, où les professionnels sont de plus en plus nombreux à songer à démissionner, selon elle.

Le recrutement est encore plus difficile. Dans la dernière année, 193 infirmières ont été embauchées. Techniquement, cela aurait dû suffire amplement à combler les 28 départs à la retraite. Mais au bout du compte, l'hôpital a finalement essuyé 171 départs, plusieurs infirmières ayant aussi choisi de poursuivre leur carrière ailleurs. Au total, le compte s'est donc arrêté à 22 infirmières de plus cette année. La direction convient que c'est très peu, mais elle fait valoir que son établissement est en compétition avec tous les établissements québécois, ce qui rend la rétention du personnel extrêmement difficile.

Le syndicat croit plutôt qu'il faut miser sur un meilleur climat de travail et sur un meilleur encadrement de la relève. Pourvu, bien sûr, que celle-ci montre de l'intérêt pour la profession. «Quand personne n'est volontaire, on prend la plus jeune, puis le lendemain, c'est une autre personne et une autre. Mais le tour de chacune vient vite quand on est à moins cinq infirmières dans une unité. [...] Si les conditions continuent à se dégrader comme ça, il est clair que la relève ne viendra tout simplement plus», craint Mme Therrien.

Ce n'est pas la première fois que les infirmières prennent la peine d'interpeller le conseil d'administration sur la pénurie. Les syndiquées s'étaient présentées une première fois en février, puis elles sont revenues en mars et en mai. Elles étaient de retour hier soir dans l'amphithéâtre Émilie-Gamelin, plus inquiètes que jamais, en compagnie d'intensivistes et d'urgentologues qui avaient eux aussi sonné l'alarme, les premiers en mai, les seconds en février.






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  • Steve Fortin
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 00h28
    L'état québécois... un gros hôpital
    « L'état québécois devrait devenir un gros hôpital pour qu'on puisse guérir les baby-boomers et leurs parents; la culture !!! ça sert à rien ! cessons de nous leurrer et assumons nos défaites référendaires et notre peur congénitale d'être... D'ici 5 ou 7 ans, le ¾ du budget de la province sera consacré à la santé... Autant abdiquer et tout y balancer tout de suite... c'est un gouffre sans fond de toute façon. »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 02h01
    une nouvelle pilotee par le syndicat
    « La tendance est de trouver le bon moment pour se plaindre. 27 juin les journeaux n ont rien a se mettre sous la dent. Je soupconne que cette "crise" a ete preparee de longue date. Et maintenant il faudrait les prendre au serieux? »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 04h58
    Ça ne m'étonne pas... c'est le signe que la société québécoise est en crise grave
    « Pour le public en général, c'est peut-être un choc. Pour moi, qui ai travaillé comme préposé aux bénéficiaires à l'urgence de l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal pendant 2 ans, c'était seulement un question de temps. Selon moi, ce genre d'article dans le journal sera extrêmement commun durant les 25 prochaines années. Mais la prochaine fois, le gars avec la phlébite ne s'en sortira pas.

    J'ai étudié pour devenir préposé au bénéficiaires dans une école privée et par la suite en sois infirmiers pendant une session. J'ai bien réussi ma session. Malheureusement, c'est quand Jean Charest a décidé de couper ma bourse en 2004 pour m'endetter davantage. J'étais sur les prêts et bourses. Mon père, un babybobers, ne m'a jamais donné un sous pour mes études et je vivais seul en appartement. Je travaillais à temps partiel à l'hôpital à ce moment. J'ai vu le climat de travail, le personnel provenant des agences, autant infirmiers qu'auxilière, venir en renfort aux salles d'urgence. J'ai vu les infirmières et infirmiers épuisés de faire des 16 heures de travail en ligne.

    Bref, Jean Charest qui me coupait ma bourse, les infirmières qui me conseillaient fortement de quitter la profession pour devenir plombier ou électricien, non pas parce que je ne fesais pas un bon travail, seulement parce qu'il me souhaitaient un meilleur avenir.

    Mais moi j'aimais ça réanimer des gens, soigner les patients... Moi aussi, étudier en soins infirmiers et travailler en même temps pour payer mes études, en plus du climat politique à Québec et de la déprime grandissante dans le système de santé, j'ai tout lâché.

    Bonne chance aux infirmières et infirmiers. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 06h43
    Le milliard de $ que Charest a donné sans sourciller aux plus nantis de la société serait drôlement utile...
    « par ces temps de grande disette fiscale pour permettre l'embauche de personnels infirmiers dans les CH.Révoltant de voir comment des élus peuvent se montrer d'un tel cynisme et se voir oublier par les médias qui ont vite passés à autre chose comme si de rien n'était!Les journalistes et surtout leurs patrons ont l'obligation de ramener sur le tapis cette folie électorale du gouvernement Charest. »

  • Sophie Maheu
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 07h08
    Ca presse !
    « A lire les commentaires, les citoyens sont plus déprimés que le personnel de la santé qui lui au moins se bat. Vite la nouvelle politique en santé mentale, ça URGE !

    Robert Lachance »

  • lucie belanger
    Inscrite
    mercredi 27 juin 2007 08h25
    argent garocher ici et la
    « allo ,les hopitaux n,ont pas d,argent,mais ou va l,argent que M,COUILLARD A DONNER.DANS LE BÉTON JE CROIS.AGRANDISSEMENT CHANGER LE MOBILIer,ils ont changer les chaises pour des chaises bien bourrées,pour attendre plus longtemps a l,urgence,j,ai vu cela car j,y suis allée ce printemps,vu que quand je vais a l,urgence c,est parce que c,est urgent,et en plus je ne paierai jamais pour un tiket modérateur voila,j,ai tellement payer d,impots quand je travaillais que je ne pairai pas pour cela,qu,ils lache d,envoyer de l,argent au pays étranger et qu,ils s,occupent du Québec,en passant je ne suis pas pour le P Q.mme Marois elle nous a foutu dans la m, et le PQ sera jamais au pouvoir,Mario Dumont.lui fait semblant de rien ,mais c,est la séparation lui aussi.ni l,un ni l,autre va régler les hopitaux. »

  • Anny Levesque
    Inscrite
    mercredi 27 juin 2007 08h35
    Où est le vrai problème ?
    « Lorsqu'il est question des agences privées, deux questions me viennent à l'esprit. La première : Combien en coûte-t-il aux hôpitaux pour avoir recours à ces services ? La deuxième: d'où croyez-vous que proviennent les infirmières qui travaillent pour ces agences?

    Il serait bon que les gens sachent que beaucoup d'infirmières quittent leurs emplois dans les hôpitaux afin d'aller travailler pour les agences où elle sont beaucoup mieux payées et où elles ont la liberté de ne pas faire d'heures supplémentaires sur une base obligatoire en plus d'avoir le loisir de choisir leur horaire de travail. Mais en bout de ligne elles se retrouvent de toute façon à aller travailler dans nos hôpitaux qui sont en pénurie de personnel infirmier à des taux horaires faramineux.

    D'un côté le gouvernement ne cesse d'injecter l'argent des contribuables dans les services de santé et de l'autre les dirigeants d'hôpitaux gaspillent cet argent en faisant faire des affaires d'or aux agences privées et aux infirmières qui y travaillent.

    Est-ce que quelqu'un un jour va tenter de comprendre la nature même de ce genre de problème et tenter de le régler avec de vraies solutions à l'intérieur même de nos institutions (conditions de travail, respect, justice, avantages sociaux, organistation structurée et efficace) au lieu de simplement tenter d'éteindre les feux n'importe comment ? »

  • carol minville
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 08h51
    . Il y a de quoi être angoissé lorsque chaque jour que vous partez au travail, vous ne savez pas quant vous reviendrez a la maison.
    « Problème structurel ou conjoncturelle? Notre système a besoin de soins. Mais sur quel pivot balancer l'éthique qui justifierai l'addition ou la soustraction de soins. Chaouilli avec le père de la castonguette, Claude Castonguay promeuvent la soustraction car enfin l'État Providence ce n'est plus a gogo. Les malades na savent plus ou donner de la tête et sont prêts a vendre leurs âmes au plus offrant. Des soins a tout prix. Quant t'es malades, l'homéostasie peut bien s'opérer au prix de quelques petits faillites. Enfin comme sa craque de partout car on tergiverse beaucoup sur l'éthique, question de ne pas faire chuter les intentions de votes, le personnel doit palier les indécisions des politiques. Il manque d'infirmières on ajoutent des auxiliaires, des préposés et des commis. Mme Desrosiers de l'OIIQ doit faire toute une distorsion mentale de ses préceptes, elles qui promeut les docteurs dans la profession. Il manque de personnel, le temps supplémentaire devient obligatoire. Et ne croyez pas qu'on tienne comptes des autres obligations hors du travail comme par exemple la gardes des enfants. Très attirant la profession infirmière n'est ce pas? Obligation devient ici synonyme de forcé. N'est ce pas de l'esclavage que cela? Refaite mon vocabulaire s'il le faut mais cela n'est pas de la liberté. Il y a de quoi être angoissé lorsque chaque jour que vous partez au travail, vous ne savez pas quant vous reviendrez a la maison. »

  • JM
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 09h46
    Il faut être très loin de la réalité du milieu de la santé pour dire ou même penser que cet article est de la propagande syndicale.
    « Même les cadres dans le milieu de la santé diraient la même chose. Sauf que les cadres, de par la nature de leurs fonctions, sont tenus de se taire. Je dirais même qu'ils se taisent d'autant plus qu'ils sont hauts perchés dans la hiérarchie du milieu de la santé, à moins qu'ils ne soient eux-mêmes déconnectés.
    Combien je déplore l'opinion de monsieur Chaput. Elle m'indique malheureusement qu'il est lui-même victime de la propagande gouvernementale. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 10h37
    Effectivement, ça presse ...
    « Je crois sincèrement que la population au Québec est déprimée et totalement désillusionnée. Même le plus imbécile heureux des Canadiens-français qui était tout content-content des récentes baisses d'impôts sera affecté bientôt. Tout ira en se dégradant avec le viellissement de la population. Chaque jour où un babyboober prendra sa retraite, le niveau de déprime augmentera. Je le sentais aussi avant d'immiger en Suède. En discutant ici, ils me disent: " oh, nous allons vivre un choc causé par le vieillissement de la population".

    Rires... Tous les "babyboomers" Suédois paient depuis plus de 15 ans pour leurs retraites. Et ils croient encore qu'ils vont avoir de la difficulté à cause du vieillissement de la population.

    Mais quand je leur dis qu'au Québec on a pas encore passé ce stade de réflexion, même que notre nouveau gouvernement vient de donner des baisses d'impôts aux plus nantis, ils se demande alors pourquoi je ne fais pas aussi venir le reste de ma famille pour les sauver du chaos inévitable...

    Pour les autres qui passent des commentaires du genre "27 juin les journeaux n ont rien a se mettre sous la dent" et qui croient que c'est arrangé par les syndicats, et bien ils devraient aller travailler de nuit à l'urgence du Sacré-Coeur un 23 et 24 juin... Effectivement, si les médias en parle aujourd'hui, c'est pas parce qu'ils ont rien à se mettre sous la dent. Dernièremement, on a eu assez de scandales ( Le trou de cul de Sherbrooke à Lacroix, l'ex-Lieutenant gouverneur-général qui nous a volé (je vais dire vous a volé) et les absurdités incroyables du peuple QUébécois du genre "Hilary Clinton a choisi un toune de céline Dion pour sa campagne électorale et tout le monde est excité pour ça".

    Revenons aux soins infirmiers. Le Parti libéral n'a cessé de taper sur les Péquistes depuis l'hiver 2003 en disant que c'est de leur faute si ça va mal dans le système de santé. Mais qu'est-ce qu'à fait le Parti libéral pour encourager les jeunes à étudier plus longtemps, à aller au cégep ou à l'université? En 2004, j'étais étudiant et j'ai 5000$ de plus de dette alors que je l'aurais eu en bourse normalement. Et puis, parler de dégel des frais de scolarité, est-ce que c'est ça qui va encourager les jeunes à étudier en soins infirmiers? Mais c'est ok de donner des baisses d'impôt au babyboobers qui l'ont eu facile... "Aller! Avant votre retraite, bourrez-vous la face pendant qu'on va augmenter les frais de scolarité, diminuer les bourses et laisser continuer à laisser les infrastructures tomber en ruines."

    Bref, les vieux Québécois vivent sur une autre planète, c'est bien évident. Ici, j'étudie le Suédois à l'université et ça ne me coûte pas un sous, zéro. Ça va me faire plaisir de travailler comme préposé aux bénéficiaires lorsque mon niveau de langue sera suffisant et de payer 40% d'impôt. Mais au Canada-français, ça me ferait vômir.

    J'ai aussi travaillé comme préposé aux bénéficiaires en Angleterre. Les étudiants en soins infirmiers là-bas bénéficiaient et bénéficient toujours d'une bourse et d'une pension complète pendant leurs études. Aucun endettement à la fin. Renseignez-vous sur la situation en Angleterre ou en Suède, on ne parle jamais de problème dans le système de santé. Et il n'y pas un nouveau citoyen de cave qui volent la société chaque semaine avec la collaboration des politiques.

    Concernant les agences en soins infirmiers au Québec, quand tu es obligé de t'endetter de 25 000$ pour étudier et que le gouvernement te coupe ta bourse en plus, c'est possible que ça te tente d'aller voir en Ontario, en Alberta ou même en Afrique... parce que le Québec est effectivement devenue une République de Bananes où l'indifférence augemente dangeureusement sous l'égide de sa Majesté la reine d'Angleterre...

    La solution est que les jeunes de ma génération quitte cette province au plus sacrant... Ou bien suivez l'exemple de vos parents: écoutez la télé et attendez tranquillement de voir aux nouvelles le prochain tata qui vous volera impunément ou le prochain fédéraliste trudauiste qui fera tout pour vous assimiler et vous abrutir.

    Moi j'étais souverainiste, et puisque que les Québécois en voulaient pas de pays, je m'en suis trouvé un qui me plait. Enfin, allez les jeunes, apprenez l'anglais et allez travailler en Alberta. Laissez vos vieux babyboomers de Canadiens-français dans leur chaos qu'ils ont de toute pièce créer par leur manque de courage et d'ignorance.

    Bonne chance »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    mercredi 27 juin 2007 10h40
    Danger! Danger!
    « Le niveau de l'alerte à la sécurité nationale aujourd'hui est à ROUGE!

    Rentrez chez-vous, fermez vos fenêtres! Danger! Danger!

    Et ne pensez plus!

    On passe le dossier aux experts du privé.

    Regardez la tété, occuppez-vous. »

  • carol minville
    Abonné
    mercredi 27 juin 2007 10h45
    Il y a de quoi être angoissé lorsque chaque jour que vous partez au travail, vous ne savez pas quant vous reviendrez a la maison.
    « Problème structurel ou conjoncturelle? Notre système a besoin de soins. Mais sur quel pivot balancer l'éthique qui justifierai l'addition ou la soustraction de soins. Chaouilli avec le père de la castonguette, Claude Castonguay promeuvent la soustraction car enfin l'État Providence ce n'est plus a gogo. Les malades na savent plus ou donner de la tête et sont prêts a vendre leurs âmes au plus offrant. Des soins a tout prix. Quant t'es malades, l'homéostasie peut bien s'opérer au prix de quelques petits faillites. Enfin comme sa craque de partout car on tergiverse beaucoup sur l'éthique, question de ne pas faire chuter les intentions de votes, le personnel doit palier les indécisions des politiques. Il manque d'infirmières on ajoutent des auxiliaires, des préposés et des commis. Mme Desrosiers de l'OIIQ doit faire toute une distorsion mentale de ses préceptes, elles qui promeut les docteurs dans la profession. Il manque de personnel, le temps supplémentaire devient obligatoire. Et ne croyez pas qu'on tienne comptes des autres obligations hors du travail comme par exemple la gardes des enfants. Très attirant la profession infirmière n'est ce pas? Obligation devient ici synonyme de forcé. N'est ce pas de l'esclavage que cela? Refaite mon vocabulaire s'il le faut mais cela n'est pas de la liberté. Il y a de quoi être angoissé lorsque chaque jour que vous partez au travail, vous ne savez pas quant vous reviendrez a la maison.

    Carol Minville »

  • andré michaud
    Inscrit
    mercredi 27 juin 2007 11h37
    Éliminer le temps supplémentaire
    « Nous vivons encore aujourd'hui les conséquences du contingentement des cours d'infirmir(ères) de l'ére Marois.
    Cependant l,apport de nouvelles ressources n'est pas le seul problème. Il faut améliorer les conditions de travail pour attirer et conserver des nouvelles employées.

    Pour une meilleure gestion, avoir de nouveaux employés pour combler les besoins au lieu de demander de faire du temps suplémentaire. À cet effet la convention collective devra préciser que l'employeur n'est plus tenu à offrir du temps supplémentaire aux employés réguliers, afin de faciliter la gestion et éviter de multiples téléphones avant d'utiliser d'autres ressources. »

  • léveillé j.
    Inscrite
    mercredi 27 juin 2007 18h40
    Rien ne va plus!!!!
    « Je suis infirmière depuis 27 ans et je croyais avoir vu le pire après la mise à la retraite.
    Mais non maintenant c`est devenu très dangereux...
    On manque d`infirmières en tout temps.
    J`ai fait mes stages à HSC et j`ai voulu y travailler en terminant mon cours mais j`ai vite changé d`idée car c`est un méga-centre ultra spécialisé .
    Je suis allé travailler dans un plus petit CH et je ne suis jamais retourné à HSC .
    Je comprends très bien les infirmières de dénoncer la situation...
    Nous travaillons auprès des patients ,notre travail exige de la minutie et de la vigilance et ce en tout temps,nous n`avons pas le droit à l`erreur...
    On ne travaille pas sur des moteurs de voiture !!!!ce sont la vie d`êtres humains!!!
    Je vous dirais que dans mon petit centre il y a beaucoup d`infirmières en sarrau ...ces infirmières ne sont pas au chevet des patients en situation critique...
    Il y a plus de "chefs" que "d`indiens"...
    Ca na va pas du tout!!!!
    Il faut réagir et je félicite les infirmières d`HSC d`avoir décriées la situation que l`on vit depuis trop longtemps !!!
    J.L.
    Laval »

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