Autisme: la piste du mercure rejetée
Il faudra chercher ailleurs que dans le mercure pour débusquer les origines de l'autisme. Des chercheurs de l'Hôpital de Montréal pour enfants du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) ont publié hier de nouvelles données qui montrent que les taux de mercure sont sensiblement les mêmes pour tous les enfants, qu'ils souffrent d'autisme ou non. Ce faisant, l'équipe montréalaise balaie un des mythes les plus tenaces voulant que le mercure soit à l'origine de certains troubles envahissants du développement (TED) comme l'autisme et le syndrome d'Asperger.
Présentée hier à Seattle à l'occasion de la sixième réunion internationale de la recherche sur l'autisme, cette étude confirme que l'exposition au mercure — que ce soit par les vaccins, les amalgames dentaires ou le méthylmercure présent dans l'alimentation — n'est pas responsable de la multiplication des cas de TED dans le monde. «Les taux de mercure que nous avons détectés chez les enfants atteints d'autisme se situaient dans la fourchette normale de la population en général», a expliqué le Dr Éric Fombonne, qui a dirigé cette étude.
Sous sa direction, l'équipe de recherche a recueilli des échantillons de cheveux et de sang sur 71 enfants autistes et leurs mères. Les scientifiques ont ensuite fait le même exercice sur 76 enfants dits «contrôles» et leurs mères. Chaque échantillon a permis de mesurer des taux de mercure remarquablement semblables, a raconté le Dr Fombonne. «On a poussé un peu plus loin nos recherches et on a pu voir l'absence de corrélation entre le taux de mercure et la gravité des symptômes des enfants autistes.»
Par la force des choses, cette découverte remet en doute la pertinence de recourir à des thérapies de chélation pour traiter un TED. En gros, la chélation est un procédé qui vise à extraire les métaux lourds de l'organisme à l'aide de composés spécifiques qui ne sont pas sans risques. Pour le Dr Fombonne, il est clair que ce traitement doit être abandonné maintenant que le mercure a été discrédité grâce à ses travaux, qui écartent aussi les hypothèses de l'arsenic et du plomb.
Pratiquée couramment aux États-Unis, la chélation a récemment fait son apparition en Ontario, ce qui inquiète beaucoup le Dr Fombonne, qui craint que le Québec n'y succombe à son tour. La chélation fait appel à des médicaments puissants pour désintoxiquer l'organisme de ses métaux nuisibles, mais ce faisant, elle élimine aussi des minéraux essentiels comme le calcium et le potassium, s'inquiète-t-il. «Maintenant qu'on a la certitude que le mercure n'a absolument rien à voir avec l'autisme, il faut répéter que la chélation est non seulement inutile mais dangereuse.»
Présentée hier à Seattle à l'occasion de la sixième réunion internationale de la recherche sur l'autisme, cette étude confirme que l'exposition au mercure — que ce soit par les vaccins, les amalgames dentaires ou le méthylmercure présent dans l'alimentation — n'est pas responsable de la multiplication des cas de TED dans le monde. «Les taux de mercure que nous avons détectés chez les enfants atteints d'autisme se situaient dans la fourchette normale de la population en général», a expliqué le Dr Éric Fombonne, qui a dirigé cette étude.
Sous sa direction, l'équipe de recherche a recueilli des échantillons de cheveux et de sang sur 71 enfants autistes et leurs mères. Les scientifiques ont ensuite fait le même exercice sur 76 enfants dits «contrôles» et leurs mères. Chaque échantillon a permis de mesurer des taux de mercure remarquablement semblables, a raconté le Dr Fombonne. «On a poussé un peu plus loin nos recherches et on a pu voir l'absence de corrélation entre le taux de mercure et la gravité des symptômes des enfants autistes.»
Par la force des choses, cette découverte remet en doute la pertinence de recourir à des thérapies de chélation pour traiter un TED. En gros, la chélation est un procédé qui vise à extraire les métaux lourds de l'organisme à l'aide de composés spécifiques qui ne sont pas sans risques. Pour le Dr Fombonne, il est clair que ce traitement doit être abandonné maintenant que le mercure a été discrédité grâce à ses travaux, qui écartent aussi les hypothèses de l'arsenic et du plomb.
Pratiquée couramment aux États-Unis, la chélation a récemment fait son apparition en Ontario, ce qui inquiète beaucoup le Dr Fombonne, qui craint que le Québec n'y succombe à son tour. La chélation fait appel à des médicaments puissants pour désintoxiquer l'organisme de ses métaux nuisibles, mais ce faisant, elle élimine aussi des minéraux essentiels comme le calcium et le potassium, s'inquiète-t-il. «Maintenant qu'on a la certitude que le mercure n'a absolument rien à voir avec l'autisme, il faut répéter que la chélation est non seulement inutile mais dangereuse.»
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