Malnutrition et diabète font bon ménage
De la malnutrition pendant l'enfance, doublée d'un excès de poids à l'âge adulte, accroît significativement le risque de diabète. Normand Boulé, étudiant chercheur au département des sciences des aliments et de nutrition de l'Université Laval, a fait part de cette observation dans le cadre du congrès de l'ACFAS, observation qu'il a tirée d'une étude menée auprès de Mexicains en collaboration avec Jorge Gonzalez-Barranco, de l'Institut national Salvador Zubiran sur la nutrition.
Une carence alimentaire au cours de la première année de vie d'un enfant peut avoir des conséquences néfastes à long terme, a souligné d'entrée de jeu Normand Boulé. Elle peut entraîner une diminution de la sensibilité à l'insuline, un signe précurseur de l'apparition du diabète.
Or, selon l'étude exposée par le jeune chercheur, la résistance à l'insuline observée chez de nombreux individus ayant subi des carences nutritionnelles durant la petite enfance était significativement plus marquée lorsque ces personnes étaient atteintes d'obésité.
«Pour un même surplus de poids à l'âge adulte, la réduction de la sensibilité à l'insuline était plus intense lorsque l'individu avait souffert de malnutrition pendant sa première année de vie», a résumé le scientifique. Malnutrition aux premiers moments de la vie et obésité à l'âge adulte ne font donc pas bon ménage et amplifieraient le risque d'apparition du diabète de type II, ou insulinodépendant.
Ce constat est particulièrement préoccupant dans le contexte des pays en développement, a souligné Normand Boulé. «Nous assisterons à une épidémie de diabète dans ces pays où se présentent des situations particulièrement à risque», prévient-il. Nombre d'enfants qui naissent à la campagne où les conditions de vie sont précaires et où les famines sont fréquentes migrent éventuellement en ville, où ils adopteront un mode de vie plus sédentaire et où les ressources alimentaires sont beaucoup plus abondantes et favorisent la suralimentation.
Une carence alimentaire au cours de la première année de vie d'un enfant peut avoir des conséquences néfastes à long terme, a souligné d'entrée de jeu Normand Boulé. Elle peut entraîner une diminution de la sensibilité à l'insuline, un signe précurseur de l'apparition du diabète.
Or, selon l'étude exposée par le jeune chercheur, la résistance à l'insuline observée chez de nombreux individus ayant subi des carences nutritionnelles durant la petite enfance était significativement plus marquée lorsque ces personnes étaient atteintes d'obésité.
«Pour un même surplus de poids à l'âge adulte, la réduction de la sensibilité à l'insuline était plus intense lorsque l'individu avait souffert de malnutrition pendant sa première année de vie», a résumé le scientifique. Malnutrition aux premiers moments de la vie et obésité à l'âge adulte ne font donc pas bon ménage et amplifieraient le risque d'apparition du diabète de type II, ou insulinodépendant.
Ce constat est particulièrement préoccupant dans le contexte des pays en développement, a souligné Normand Boulé. «Nous assisterons à une épidémie de diabète dans ces pays où se présentent des situations particulièrement à risque», prévient-il. Nombre d'enfants qui naissent à la campagne où les conditions de vie sont précaires et où les famines sont fréquentes migrent éventuellement en ville, où ils adopteront un mode de vie plus sédentaire et où les ressources alimentaires sont beaucoup plus abondantes et favorisent la suralimentation.
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