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Santé - Romanow essuie une réplique cinglante de l'ADQ

9 novembre 2002  Santé
Le président de la Commission sur l'avenir des soins de santé au Canada, Roy Romanow, «est le pyromane qui accuse les pompiers d'avoir incendié la maison», lance le porte-parole de l'ADQ sur les questions de santé, le Dr Stephen Morgan.

Le Dr Morgan a réagi ainsi aux critiques formulées jeudi, à Montréal, par M. Romanow.

M. Romanow avait indirectement critiqué le programme de l'Action démocratique et ceux qui veulent accroître la place du privé dans la santé, soutenant que de telles idées seraient «difficiles à vendre» aux Québécois, plutôt «progressistes». Il avait dit douter que l'accroissement de la place du privé réduise les listes d'attente dans le secteur public.

Le Dr Morgan, de l'ADQ, n'a guère apprécié cette intervention de M. Romanow, qu'il juge «complètement sur une autre planète» avec ses comparaisons et ses conclusions.

«Je suis extrêmement déçu de l'intervention de M. Romanow. C'est le gouvernement fédéral qui nous a mis dans le marasme où on est en coupant son financement [de la santé]. M. Romanow, c'est le pyromane qui accuse les pompiers d'avoir incendié la maison. C'est complètement inacceptable. Nous, on a des solutions, Romanow n'en a pas», s'est exclamé le Dr Morgan.

De son côté, le chef libéral Jean Charest a dit souhaiter que, dans son rapport, M. Romanow démolisse les «mythes» qui entourent la présence du privé dans la santé au Québec.

Le rapport de cet ancien premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan est attendu à la fin du mois.

M. Charest a croisé le fer avec le Dr Morgan, puisque tous deux ont exposé leur vision des soins de santé devant les directeurs d'établissements de santé et de services sociaux réunis à Montréal.

Le chef libéral a tenté de démontrer aux directeurs et administrateurs de CLSC, de centres jeunesse, de régies régionales et autres que «les idées de l'ADQ en matière de santé ne tiennent pas debout».

Dans son allocution, M. Charest a décoché plusieurs flèches à l'endroit de l'ADQ et de son chef Mario Dumont, se disant même fasciné de voir que les gens n'aient pas commencé à réfléchir aux conséquences de ce que l'ADQ propose en matière de santé.

Le chef libéral a répété ses critiques habituelles à l'endroit du programme adéquiste, essentiellement le fait que rien n'était chiffré et que l'espoir de réduire les listes d'attente en permettant des interventions chirurgicales au privé était vain dans un contexte de pénurie de médecins et d'infirmières.

Le Dr Morgan, de son côté, a fait valoir qu'en permettant aux chirurgiens d'opérer pendant plus de jours, par exemple, on réaliserait que «la pénurie est moindre» qu'elle en a l'air de prime abord. Il a assuré que le programme de l'ADQ permettant à ceux qui en ont les moyens de payer pour être opérés plus rapidement était légal, puisque le médecin continuerait d'être rémunéré par l'État.






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