Un chat sans allergies ?
27 janvier 2007
Santé
Photo : Agence Reuters
Un groupe de chercheurs financé par la compagnie Allerca, de San Diego, a récemment affirmé avoir créé les premiers chats «non allergènes», c'est-à-dire ceux qu'une personne allergique pourrait posséder sans danger.
Quelques mois plus tard, on réalise toutefois qu'il y a un léger problème: l'affirmation suivant laquelle ces chats sont bons pour les allergiques ne s'appuie que sur une expérience préliminaire: 10 personnes seulement qui, un bandeau sur les yeux, ont été mises en présence tantôt de ces chats, tantôt de chats «normaux».
De plus, la compagnie avait fait grand cas que ces chats étaient le résultat de croisements naturels plutôt que de manipulations génétiques — ce qui justifierait que ces chats coûtent 4000 $ l'unité. Il faut dire qu'en juin 2006 (www.sciencepresse.qc.ca/archives/2006/cap1206065.html), la compagnie avait annoncé qu'elle abandonnait la perspective de créer un tel chat à partir de manipulations génétiques: ça coûterait trop cher, avait-elle évalué.
Pourtant, la perspective d'un tel chat «anti-allergies» avait été annoncée en grande pompe deux ans plus tôt — un bon coup qui avait contribué à attirer des investisseurs chez Allerca.
L'allergie aux chats est causée par la salive que ceux-ci déposent sur leurs poils, et plus précisément par une protéine contenue dans cette salive, appelée FEL D1.
En théorie, donc, il «suffirait» de faire naître des chats génétiquement modifiés de telle façon qu'ils ne produisent plus cette protéine et de créer à partir de là une «souche» de chats non allergènes. Manifestement, il y a encore du travail à faire...
Quelques mois plus tard, on réalise toutefois qu'il y a un léger problème: l'affirmation suivant laquelle ces chats sont bons pour les allergiques ne s'appuie que sur une expérience préliminaire: 10 personnes seulement qui, un bandeau sur les yeux, ont été mises en présence tantôt de ces chats, tantôt de chats «normaux».
De plus, la compagnie avait fait grand cas que ces chats étaient le résultat de croisements naturels plutôt que de manipulations génétiques — ce qui justifierait que ces chats coûtent 4000 $ l'unité. Il faut dire qu'en juin 2006 (www.sciencepresse.qc.ca/archives/2006/cap1206065.html), la compagnie avait annoncé qu'elle abandonnait la perspective de créer un tel chat à partir de manipulations génétiques: ça coûterait trop cher, avait-elle évalué.
Pourtant, la perspective d'un tel chat «anti-allergies» avait été annoncée en grande pompe deux ans plus tôt — un bon coup qui avait contribué à attirer des investisseurs chez Allerca.
L'allergie aux chats est causée par la salive que ceux-ci déposent sur leurs poils, et plus précisément par une protéine contenue dans cette salive, appelée FEL D1.
En théorie, donc, il «suffirait» de faire naître des chats génétiquement modifiés de telle façon qu'ils ne produisent plus cette protéine et de créer à partir de là une «souche» de chats non allergènes. Manifestement, il y a encore du travail à faire...
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