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Dans certains cas exceptionnels - Le bébé-médicament autorisé en France

30 décembre 2006  Santé
Paris — Donner un frère à un aîné malade dans le simple but de le guérir, c'est devenu possible en France sous certaines conditions.

Le décret encadrant la conception d'un «bébé-médicament» a été publié dans le Journal officiel du 23 décembre, en application des lois de bioéthique 2004.

Cette technique, placée sous la tutelle de l'Agence de biomédecine, s'adresse aux familles concernées par des maladies héréditaires «d'une particulière gravité, reconnues comme incurables au moment du diagnostic», précise le décret.

Cette technique pourra être effectuée «à titre expérimental en vue de la conception d'un enfant indemne de la maladie génétique recherchée et susceptible de soigner de façon "décisive" son aîné malade grâce aux cellules souches prélevées à partir du sang de cordon ombilical».

Après un diagnostic pré-implantatoire (DPI), qui consiste à rechercher la maladie dans des cellules prélevées sur des embryons conçus in vitro avec les gamètes des deux parents, les spécialistes auront dans un deuxième temps à s'assurer de la compatibilité immunitaire entre le frère ou la soeur malade et l'embryon.

Grand frère, grande soeur

Autant de gestes qui ne seront autorisés que dans les cas exceptionnels, quand aucun donneur compatible n'aura pu être trouvé. Seuls les embryons indemnes de la maladie recherchée et immunologiquement compatibles pourront être transférés dans l'utérus de la mère.

À la naissance du deuxième enfant, des cellules du cordon ombilical pourront être prélevées qui serviront au traitement du grand frère ou de la grande soeur malade.

En France, seuls trois centres étaient autorisés à pratiquer le DPI. L'entrée en vigueur du nouveau décret va permettre à l'Agence de la biomédecine d'agréer désormais les praticiens responsables de l'activité de DPI, d'autoriser de nouveaux centres pluridisciplinaires, d'évaluer et de contrôler ces activités.
 
 
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