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C.difficile: les autorités sanitaires sont prêtes

28 octobre 2006  Santé
Québec — Alors que la «saison» des infections respiratoires apparaît à l'horizon, le directeur de la Protection de la santé publique du Québec n'écarte pas la possibilité d'une résurgence de la bactérie C. difficile dans les hôpitaux, comme c'est actuellement le cas à Saint-Hyacinthe.

Toutefois, le Dr Horacio Aruda estime que les autorités sanitaires sont maintenant prêtes à agir rapidement, advenant une telle situation.

Neuf personnes sont décédées à cause du Clostridium difficile depuis trois mois au Centre hospitalier Honoré-Mercier, à Saint-Hyacinthe. En tout, 22 cas ont été détectés, et l'hôpital a entrepris un vaste travail de décontamination.

En entrevue à LCN, le ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, a pour sa part reconnu qu'il s'agit d'un problème mondial. «Même si les chiffres ont beaucoup diminué depuis deux ans, on sait que non seulement au Québec mais ailleurs dans le monde également, c'est de plus en plus clair que c'est une menace qui sera toujours avec nous. Donc, il faut prévoir qu'on aura malheureusement, à l'occasion, des éclosions dans certains hôpitaux d'une souche qui, on le sait maintenant, est particulièrement virulente.»

Par ailleurs, le ministre a souligné la transparence du Centre hospitalier Honoré-Mercier dans cette affaire. «Je ne crois pas qu'auparavant, un établissement serait sorti publiquement avec transparence, qu'on aurait eu précisément le taux d'infection. On sait exactement ce qui est arrivé, on sait exactement combien de patients [ont été atteints]. Ils ont fait appel à la Santé publique dès le début. Ils ont mis en place des mesures énergiques dès le début. Même si les événements sont malheureux, je trouve que l'établissement a très bien réagi. C'est une nouvelle culture de transparence et d'action immédiate qui est dans le réseau de la santé.»

Selon le directeur de la Protection de la santé publique, Horacio Aruda, on ne pourra jamais éliminer complètement la bactérie C. difficile, mais le plan d'hygiène et de prévention créé il y a quelques années permet d'empêcher rapidement toute propagation. Il a souligné que le taux d'infection avait nettement diminué au Québec parce le temps de réaction pour renforcer les mesures lors de l'éclosion de l'épidémie est plus court.






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