mercredi 23 mai 2012 Dernière mise à jour 20h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Prix Ressources naturelles - Vive le bois... mort !

Marie Lambert-Chan   14 octobre 2006  Santé
Virginie-Arielle Angers dit ne pas avoir l'âme d'une missionnaire. Pourtant, la doctorante en biologie à l'Université du Québec à Montréal se fait l'apôtre du bois mort, cette source de vie trop peu connue. Non seulement souhaite-t-elle comprendre la dynamique des arbres morts dans les forêts boréales, mais elle espère également que ses travaux conscientiseront l'industrie forestière et le grand public.

L'exploitation forestière actuelle empêche le vieillissement des arbres. Cela bouleverse par conséquent le cycle vital des espèces animales et végétales qui utilisent le bois mort en tant que moyen d'alimentation ou de repro-duction. «Il faut savoir que le bois mort n'est pas un bois gaspillé. On y retrouve entre autres des bactéries et des champignons. Ça grouille de vie!», s'exclame la jeune scientifique, qui a passé de longs moments à quadriller les forêts afin d'échantillonner un peu plus de 1000 tiges.

Cette récolte lui permettra de documenter les facteurs qui influencent les taux de dégradation, de décomposition et de chute des arbres morts. Influencée par ses études de premier cycle en aménagement et environnement forestiers, l'étudiante compte développer des outils pratiques pour les gestionnaires de la forêt québécoise, dont un système de classification visuel des arbres morts. Cette initiative ne pouvait mieux tomber, puisque l'industrie forestière s'intéresse de plus en plus à la protection et la mise en valeur de cette ressource naturelle. Les retombées du projet de Virginie-Arielle Angers contribueront grandement à l'enrichissement de la littérature québécoise dans ce domaine jusqu'à présent peu fréquenté. Seules la Scandinavie et la côte ouest nord-américaine y ont fait leur marque.

Ardente protectrice des acres boisés québécois, Virginie-Arielle Angers déplore l'indifférence de la population. «La forêt est une ressource encore tenue pour acquise au Québec. Contrairement à plusieurs autres pays, nous la possédons à 95 % et nous l'utilisons sans jamais nous demander ce que nous voulons en faire.» À l'aide de ses talents de vulgarisatrice vantés par ses professeurs, elle souhaite éveiller les Québécois aux enjeux de la forêt. «La crise du bois d'oeuvre, L'Erreur boréale de Richard Desjardins, la fermeture des usines, tout cela n'est que la pointe de l'iceberg. Nous devons informer le public afin qu'il développe un sentiment d'appartenance par rapport aux forêts. Nous pourrons ainsi faire bouger les politiciens.»

Collaboratrice du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012