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Nouveau traitement contre l'asthme à l'étude à Montréal et Québec

25 juillet 2006  Santé
Des chercheurs québécois étudient actuellement les effets d'un traitement contre l'asthme qui a recours à une forte chaleur afin de diminuer les difficultés respiratoires.

Cette procédure, connue sous le nom de thermoplastie bronchiale, permet de réduire la contraction des bronches chez les personnes souffrant de cette maladie, a indiqué le docteur Ronald Olivenstein, chercheur principal et directeur médical de l'Institut thoracique de Montréal du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Les résultats du traitement, qui fait notamment l'objet d'essais cliniques au CUSM ainsi qu'au Centre hospitalier de l'université Laval (CHUL), dépassent les attentes, a dit le médecin.

Mais il ne faut pas s'attendre à ce que ce nouveau traitement, qui n'a pas encore été approuvé, guérisse l'asthme. Cette technique expérimentale ne traite pas la composante inflammatoire de la maladie, a dit le chercheur.

«Elle vise à contrôler la contraction des bronches», a-t-il affirmé.

Au cours des premiers essais, elle a toutefois réduit la gravité et la fréquence des symptômes d'asthme, dont 2,7 millions de Canadiens sont atteints.

La thermoplastie bronchiale, qui dure une heure, ne nécessite pas d'anesthésie générale ni d'incisions, et le patient peut rentrer chez lui le jour même après l'avoir reçue en clinique externe, a indiqué M. Olivenstein.

Lors de l'intervention, effectuée à l'aide d'un cathéter introduit dans les poumons, les muscles lisses des bronches sont exposés à une chaleur de 65 degrés. L'effet thermique réduit le volume de ces tissus pulmonaires, qui ont tendance à se développer chez les asthmatiques et à contribuer aux crises.

Deux études préliminaires ont permis de tester cette technique, mise au point par la compagnie américaine Asthmatx, qui finance à 100 % les recherches en cours. Les résultats indiquent notamment que les asthmatiques qui ont reçu le traitement utilisent moins les médicaments bronchodilatateurs comme Ventolin et Serevent, a dit le chercheur.

Depuis juillet, dans le cadre du troisième volet de la recherche, des personnes souffrant d'asthme reçoivent ce traitement expérimental au Québec, mais aussi aux États-Unis, au Brésil et en Grande-Bretagne. Les résultats de ce volet devraient permettre de vérifier ce qui a été constaté précédemment, a dit le médecin.

«Nous serons en mesure de voir si cette technique a des effets bénéfiques une fois pour toutes avec ce troisième volet», a affirmé M. Olivenstein.

En tout, au cours de la prochaine année, une quarantaine de personnes vont participer à l'étude à Montréal et à Québec et ce nombre atteindra 300 à travers le monde. L'asthme, responsable de plus de 500 décès par année au Canada, est une maladie provoquant une inflammation des voies respiratoires, rendues sensibles aux allergènes et irritants. Un excès de mucosité est alors produit, provoquant la contraction musculaire et le rétrécissement des parois des voies respiratoires, ce qui entraîne des difficultés à respirer.






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