CUSM: rien n'empêche le début des travaux, dit le directeur général
Que Québec donne ou non sa bénédiction aux partenariats public-privé pour construire les hôpitaux universitaires, le directeur général du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), Arthur T. Porter, affirme que la construction du nouvel hôpital peut commencer dès maintenant puisqu'une bonne partie du projet se fera de toute façon sans recourir aux PPP.
En entrevue au Devoir, le Dr Porter a affirmé hier soutenir entièrement le rapport produit par son institution, affirmant que le modèle de PPP développé en Grande-Bretagne pour construire des hôpitaux est «inapplicable» au Québec. Non seulement il faut développer un PPP «made in Québec» si on choisit ce mode de construction, mais il est d'ores et déjà établi qu'une importante portion de l'hôpital sera érigée au moyen des modes traditionnels de réalisation, a-t-il affirmé.
En effet, le projet du CUSM prévoit la présence d'un important campus sur la montagne, où s'élève actuellement l'Hôpital général de Montréal, et la réfection de fond en comble de l'Hôpital pour enfants de Montréal. Ces deux phases du projet, qui nécessiteront des travaux de modernisation de plus de 300 millions, échapperont à une éventuelle entente de partenariat.
«Dans ces cas, il n'est pas question de délais obligatoires de deux ans puisque tous les travaux ayant trait à l'Hôpital général, à l'Hôpital neurologique et à l'Hôpital pour enfants seront réalisés de façon traditionnelle», a soutenu M. Porter.
Même portrait pour le Centre universitaire de l'Université de Montréal (CHUM), où environ 20 % des travaux, notamment la réfection de l'hôpital Saint-Luc, seront faits sans avoir recours aux PPP compte tenu de la difficulté d'établir avec précision à l'avance le coût des travaux de rénovation.
Un modèle made in Québec
Pour l'érection du reste du campus du CUSM, soit celui du site de la cour Glen, le Dr Porter affirme toutefois qu'il est important de ne pas appliquer ici les premiers modèles retenus en Grande-Bretagne, qui se sont soldés par de nombreux problèmes. «Je ne suis pas pour ou contre les PPP. Je veux seulement un modèle qui marche pour le Québec. Il faut se demander pourquoi nous voulons faire cela et quels inconvénients nous voulons éviter», a-t-il insisté hier.
Le rapport interne produit par le CUSM propose en effet de réviser le modèle britannique pour laisser aux hôpitaux le pouvoir d'émettre des obligations pour financer leur projet, de choisir le constructeur et de continuer d'assurer par la suite la gestion de leurs nouveaux établissements. En vertu de ce modèle, seuls quelques travaux d'entretien majeurs, comme la réfection des toits ou des conduits d'aération, seraient laissés au secteur privé.
«La convention collective que nous avons avec nos employés est très importante, mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas négocier des situations avantageuses qui nous permettraient de faire effectuer certains gros travaux d'entretien, comme la réfection des toits et des systèmes d'aération, par le privé», a affirmé le Dr Porter.
Selon le Dr Porter, les premiers PPP introduits en Grande-Bretagne, entièrement gérés par le privé, présentaient de nombreux inconvénients. Toutefois, des modèles plus récents et moins rigides se sont avérés beaucoup plus intéressants sur le plan tant administratif que financier.
Le Dr Porter souhaite en fait développer pour le CUSM un PPP «dilué», plus souple, ressemblant davantage à ceux créés récemment en Australie et en Ontario. Ainsi, tous les employés affectés aux secteurs non cliniques demeureraient à l'emploi de l'hôpital afin de s'assurer que les décisions liées à l'intendance de la bâtisse n'entrent pas en conflit avec la qualité des soins aux patients.
«Ce qu'il faut, c'est avoir un bon hôpital, avec des soins de qualité pour les patients, à un bon prix et sans surprise. Pour cela, il faut que la direction de l'hôpital prenne part au design», a défendu le directeur du CUSM.
Selon lui, si le feu vert était donné maintenant à la phase 1 du projet du CUSM, qui porte sur la modernisation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, la construction pourrait s'amorcer dès la fin de 2006.
En entrevue au Devoir, le Dr Porter a affirmé hier soutenir entièrement le rapport produit par son institution, affirmant que le modèle de PPP développé en Grande-Bretagne pour construire des hôpitaux est «inapplicable» au Québec. Non seulement il faut développer un PPP «made in Québec» si on choisit ce mode de construction, mais il est d'ores et déjà établi qu'une importante portion de l'hôpital sera érigée au moyen des modes traditionnels de réalisation, a-t-il affirmé.
En effet, le projet du CUSM prévoit la présence d'un important campus sur la montagne, où s'élève actuellement l'Hôpital général de Montréal, et la réfection de fond en comble de l'Hôpital pour enfants de Montréal. Ces deux phases du projet, qui nécessiteront des travaux de modernisation de plus de 300 millions, échapperont à une éventuelle entente de partenariat.
«Dans ces cas, il n'est pas question de délais obligatoires de deux ans puisque tous les travaux ayant trait à l'Hôpital général, à l'Hôpital neurologique et à l'Hôpital pour enfants seront réalisés de façon traditionnelle», a soutenu M. Porter.
Même portrait pour le Centre universitaire de l'Université de Montréal (CHUM), où environ 20 % des travaux, notamment la réfection de l'hôpital Saint-Luc, seront faits sans avoir recours aux PPP compte tenu de la difficulté d'établir avec précision à l'avance le coût des travaux de rénovation.
Un modèle made in Québec
Pour l'érection du reste du campus du CUSM, soit celui du site de la cour Glen, le Dr Porter affirme toutefois qu'il est important de ne pas appliquer ici les premiers modèles retenus en Grande-Bretagne, qui se sont soldés par de nombreux problèmes. «Je ne suis pas pour ou contre les PPP. Je veux seulement un modèle qui marche pour le Québec. Il faut se demander pourquoi nous voulons faire cela et quels inconvénients nous voulons éviter», a-t-il insisté hier.
Le rapport interne produit par le CUSM propose en effet de réviser le modèle britannique pour laisser aux hôpitaux le pouvoir d'émettre des obligations pour financer leur projet, de choisir le constructeur et de continuer d'assurer par la suite la gestion de leurs nouveaux établissements. En vertu de ce modèle, seuls quelques travaux d'entretien majeurs, comme la réfection des toits ou des conduits d'aération, seraient laissés au secteur privé.
«La convention collective que nous avons avec nos employés est très importante, mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas négocier des situations avantageuses qui nous permettraient de faire effectuer certains gros travaux d'entretien, comme la réfection des toits et des systèmes d'aération, par le privé», a affirmé le Dr Porter.
Selon le Dr Porter, les premiers PPP introduits en Grande-Bretagne, entièrement gérés par le privé, présentaient de nombreux inconvénients. Toutefois, des modèles plus récents et moins rigides se sont avérés beaucoup plus intéressants sur le plan tant administratif que financier.
Le Dr Porter souhaite en fait développer pour le CUSM un PPP «dilué», plus souple, ressemblant davantage à ceux créés récemment en Australie et en Ontario. Ainsi, tous les employés affectés aux secteurs non cliniques demeureraient à l'emploi de l'hôpital afin de s'assurer que les décisions liées à l'intendance de la bâtisse n'entrent pas en conflit avec la qualité des soins aux patients.
«Ce qu'il faut, c'est avoir un bon hôpital, avec des soins de qualité pour les patients, à un bon prix et sans surprise. Pour cela, il faut que la direction de l'hôpital prenne part au design», a défendu le directeur du CUSM.
Selon lui, si le feu vert était donné maintenant à la phase 1 du projet du CUSM, qui porte sur la modernisation de l'Hôpital de Montréal pour enfants, la construction pourrait s'amorcer dès la fin de 2006.
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