Les syndiqués n'ont qu'à s'en prendre à la CSN, dit Couillard
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a rabroué hier la CSN, qui le presse de revoir la loi spéciale qui pénalise «injustement» 105 000 employés de la santé affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui avait rejeté en décembre dernier l'entente proposée par le gouvernement.
Non seulement le ministre Couillard n'a aucunement l'intention de «renégocier» avec la CSN, il a aussi affirmé hier que les représentants de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ne devaient blâmer qu'eux-mêmes pour la détérioration des conditions de travail de leurs membres.
«J'ai personnellement offert à M. Lamy exactement la même entente que les autres 100 000 personnes du réseau de la santé ont signée. Ils l'ont refusée. C'est donc à eux de répondre à leurs membres et d'expliquer pourquoi ils n'ont pas jugé bon d'accepter ce que les autres ont accepté», a tranché le ministre hier tout en qualifiant de «campagne de désinformation» le battage médiatique déployé par la CSN pour sensibiliser la population à ses doléances.
En effet, depuis le 5 mars, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, qui estime que le ministre n'a jamais tenté de négocier sérieusement avant que la loi 142 ne s'abatte, a amorcé une coûteuse campagne télévisée dont Philippe Couillard est la cible. Dans la même veine, la FSSS a aussi créé un site Internet, baptisé jevousattends.com, pour dénoncer l'attitude du gouvernement. La FSSS a refusé hier de dévoiler le coût de ce blitz médiatique.
Pour le ministre de la Santé, le dossier est clos. Pas question de renégocier quoi que ce soit, même si l'imposition de la loi spéciale imposée à la CSN crée de facto deux catégories d'employés dans le réseau de la santé, a dit Philippe Couillard. La CSN devra vivre avec son refus de signer la loi spéciale.
«Quelle valeur, à ce moment-là, [aurait] la signature d'une entente? C'est comme si je disais aux autres syndicats: "Que vous ayez signé ou pas, dans le fond, vous voyez, ça n'a aucune valeur"», a dit le ministre Couillard, affirmant n'avoir de comptes à rendre, d'abord et avant tout, qu'aux citoyens du Québec.
Réponse syndicale
Dans un hôtel du centre-ville de Montréal, le président de la FSSS-CSN, Pierre Lamy, a déploré l'attitude du ministre qui, croit-il, a raté l'occasion de régler «des problèmes vécus par des milliers de personnes qui travaillent à assurer la santé et le bien-être de la population».
M. Lamy a notamment fait référence au fait que les 105 000 employés soumis à la loi spéciale seront privés de formation, de certaines mesures de rétention (notamment une semaine de congé supplémentaire pour les employés de plus de 55 ans) et de certains avantages relatifs à l'assurance-salaire. «Quand il y a des lois régressives qui risquent d'affecter les services à la population, il faut que celle-ci en soit avisée. En ignorant nos demandes, le ministre fait fausse route», a fait valoir M. Lamy.
À ce chapitre, le ministre Couillard a indiqué qu'au contraire, plusieurs avantages, notamment de nouveaux congés offerts aux signataires de l'entente, sont aussi accessibles aux employés touchés par le décret. À son avis, les pénalités liées à la loi 142 touchent essentiellement des mesures relevant de «l'administration syndicale».
Malgré le refus du ministre, le porte-parole de la FSSS-CSN n'a pas l'intention d'abandonner et entend poursuivre sa lutte par des actions symboliques dans les établissements et par diverses manifestations au cours du printemps.
Non seulement le ministre Couillard n'a aucunement l'intention de «renégocier» avec la CSN, il a aussi affirmé hier que les représentants de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ne devaient blâmer qu'eux-mêmes pour la détérioration des conditions de travail de leurs membres.
«J'ai personnellement offert à M. Lamy exactement la même entente que les autres 100 000 personnes du réseau de la santé ont signée. Ils l'ont refusée. C'est donc à eux de répondre à leurs membres et d'expliquer pourquoi ils n'ont pas jugé bon d'accepter ce que les autres ont accepté», a tranché le ministre hier tout en qualifiant de «campagne de désinformation» le battage médiatique déployé par la CSN pour sensibiliser la population à ses doléances.
En effet, depuis le 5 mars, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN, qui estime que le ministre n'a jamais tenté de négocier sérieusement avant que la loi 142 ne s'abatte, a amorcé une coûteuse campagne télévisée dont Philippe Couillard est la cible. Dans la même veine, la FSSS a aussi créé un site Internet, baptisé jevousattends.com, pour dénoncer l'attitude du gouvernement. La FSSS a refusé hier de dévoiler le coût de ce blitz médiatique.
Pour le ministre de la Santé, le dossier est clos. Pas question de renégocier quoi que ce soit, même si l'imposition de la loi spéciale imposée à la CSN crée de facto deux catégories d'employés dans le réseau de la santé, a dit Philippe Couillard. La CSN devra vivre avec son refus de signer la loi spéciale.
«Quelle valeur, à ce moment-là, [aurait] la signature d'une entente? C'est comme si je disais aux autres syndicats: "Que vous ayez signé ou pas, dans le fond, vous voyez, ça n'a aucune valeur"», a dit le ministre Couillard, affirmant n'avoir de comptes à rendre, d'abord et avant tout, qu'aux citoyens du Québec.
Réponse syndicale
Dans un hôtel du centre-ville de Montréal, le président de la FSSS-CSN, Pierre Lamy, a déploré l'attitude du ministre qui, croit-il, a raté l'occasion de régler «des problèmes vécus par des milliers de personnes qui travaillent à assurer la santé et le bien-être de la population».
M. Lamy a notamment fait référence au fait que les 105 000 employés soumis à la loi spéciale seront privés de formation, de certaines mesures de rétention (notamment une semaine de congé supplémentaire pour les employés de plus de 55 ans) et de certains avantages relatifs à l'assurance-salaire. «Quand il y a des lois régressives qui risquent d'affecter les services à la population, il faut que celle-ci en soit avisée. En ignorant nos demandes, le ministre fait fausse route», a fait valoir M. Lamy.
À ce chapitre, le ministre Couillard a indiqué qu'au contraire, plusieurs avantages, notamment de nouveaux congés offerts aux signataires de l'entente, sont aussi accessibles aux employés touchés par le décret. À son avis, les pénalités liées à la loi 142 touchent essentiellement des mesures relevant de «l'administration syndicale».
Malgré le refus du ministre, le porte-parole de la FSSS-CSN n'a pas l'intention d'abandonner et entend poursuivre sa lutte par des actions symboliques dans les établissements et par diverses manifestations au cours du printemps.
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