Cancer de la vessie: les délais pour une chirurgie ont doublé
Au Québec, les patients atteints d'un cancer invasif de la vessie doivent attendre deux fois plus longtemps qu'il y a 15 ans avant d'être opérés. Or, pour une bonne proportion d'entre eux, cette attente interminable se traduit par une mortalité plus élevée de 20 %.
D'après une étude réalisée par des chercheurs du Centre de santé universitaire de McGill (CUSM), que vient de publier la revue américaine Journal of Urology, l'allongement des délais d'attente au Québec a bel et bien un impact sur les chances de survie des patients qui doivent être opérés pour un cancer invasif de la vessie.
Après avoir sondé les délais d'attente vécus par quelque 1500 patients qui ont dû subir une ablation de la vessie entre 1990 et 2002, ces chercheurs ont constaté que ceux qui avaient attendu plus de 12 semaines (84 jours) affichaient des taux de mortalité supérieurs de 20 %.
Or, au cours de la période observée, soit entre 1990 et 2002, au moins 13 % de ces 1500 patients québécois ont dû endurer des délais excédant ces 12 semaines, selon les données obtenues de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).
Plus encore, le délai d'attente moyen pour être opéré, qui était de 23 jours en 1990, est passé à 50 jours en 1990.
«Il est clair que le délai d'attente a augmenté et que, chez certains patients, cela dépasse la marge de sécurité. Après 12 semaines, il y a un effet important sur le taux de survie des patients. Cela ne veut pas dire toutefois qu'il n'y a pas d'effet sur les patients qui attendent huit ou dix semaines», a souligné hier le Dr Armen Aprikian, chef de la division d'urologie au CUSM et auteur principal de l'étude.
Selon ce dernier, la plupart des patients traités au CUSM le sont dans un délai d'un mois. Or, parmi les 150 hôpitaux analysés au Québec, la situation est très variable. Chose certaine, les délais ont augmenté partout au Québec au cours de la dernière décennie.
Les causes
L'étude ne permet toutefois pas d'identifier les causes exactes de l'allongement des délais. En tant que médecin clinicien, le Dr Aprikian croit que l'accès réduit aux salles d'opération, les délais accrus pour obtenir des consultations de spécialistes et l'accès limité à certains tests diagnostiques comme le scanner sont pour beaucoup dans l'attente croissante vécue par les patients entre le diagnostic et la chirurgie.
«On sait que les délais ont augmenté partout, ce n'est donc pas un problème limité à quelques hôpitaux. Ce qui est important, c'est que cette attente est dangereuse et peut entraîner la mort de nos patients», affirme le Dr Aprikian.
En raison du taux de tabagisme élevé, le Québec affiche le plus haut taux de cancer de la vessie au Canada après Terre-Neuve. Celui-ci vient au cinquième rang parmi les cancers les plus fréquents. La plupart du temps bénins, certains cancers invasifs de la vessie doivent toutefois être traités par une ablation de la vessie. Ce sont ces cas qui ont fait l'objet de l'étude du CUSM.
D'après une étude réalisée par des chercheurs du Centre de santé universitaire de McGill (CUSM), que vient de publier la revue américaine Journal of Urology, l'allongement des délais d'attente au Québec a bel et bien un impact sur les chances de survie des patients qui doivent être opérés pour un cancer invasif de la vessie.
Après avoir sondé les délais d'attente vécus par quelque 1500 patients qui ont dû subir une ablation de la vessie entre 1990 et 2002, ces chercheurs ont constaté que ceux qui avaient attendu plus de 12 semaines (84 jours) affichaient des taux de mortalité supérieurs de 20 %.
Or, au cours de la période observée, soit entre 1990 et 2002, au moins 13 % de ces 1500 patients québécois ont dû endurer des délais excédant ces 12 semaines, selon les données obtenues de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).
Plus encore, le délai d'attente moyen pour être opéré, qui était de 23 jours en 1990, est passé à 50 jours en 1990.
«Il est clair que le délai d'attente a augmenté et que, chez certains patients, cela dépasse la marge de sécurité. Après 12 semaines, il y a un effet important sur le taux de survie des patients. Cela ne veut pas dire toutefois qu'il n'y a pas d'effet sur les patients qui attendent huit ou dix semaines», a souligné hier le Dr Armen Aprikian, chef de la division d'urologie au CUSM et auteur principal de l'étude.
Selon ce dernier, la plupart des patients traités au CUSM le sont dans un délai d'un mois. Or, parmi les 150 hôpitaux analysés au Québec, la situation est très variable. Chose certaine, les délais ont augmenté partout au Québec au cours de la dernière décennie.
Les causes
L'étude ne permet toutefois pas d'identifier les causes exactes de l'allongement des délais. En tant que médecin clinicien, le Dr Aprikian croit que l'accès réduit aux salles d'opération, les délais accrus pour obtenir des consultations de spécialistes et l'accès limité à certains tests diagnostiques comme le scanner sont pour beaucoup dans l'attente croissante vécue par les patients entre le diagnostic et la chirurgie.
«On sait que les délais ont augmenté partout, ce n'est donc pas un problème limité à quelques hôpitaux. Ce qui est important, c'est que cette attente est dangereuse et peut entraîner la mort de nos patients», affirme le Dr Aprikian.
En raison du taux de tabagisme élevé, le Québec affiche le plus haut taux de cancer de la vessie au Canada après Terre-Neuve. Celui-ci vient au cinquième rang parmi les cancers les plus fréquents. La plupart du temps bénins, certains cancers invasifs de la vessie doivent toutefois être traités par une ablation de la vessie. Ce sont ces cas qui ont fait l'objet de l'étude du CUSM.
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