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Notre système de santé va-t-il s'effondrer? Probablement. On peut bien faire semblant de ne rien voir, mais il faut faire preuve d'un réel optimisme pour penser que les choses vont vraiment s'améliorer dans nos hôpitaux dans un avenir prévisible. C'est plutôt le contraire qui nous pend au bout du nez. Malgré les sommes d'argent fabuleuses investies durant les dernières années pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être, la «santé» est devenue un gouffre sans fond. Dur constat pour un problème qui ne semble pas avoir de solution évidente.
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L'idéal, ce serait de ne jamais avoir à mettre les pieds dans un hôpital, surtout quand on est malade. Il faudrait y aller seulement quand on est en pleine forme et qu'on ne craint ni les bactéries, ni les microbes, ni les médecins. Le reste du temps, quand on est malade, on ferait mieux de rester chez soi, de consulter son ordinateur pour poser un diagnostic et de se soigner comme nos grand-mères le faisaient souvent avec plus de succès que les grands spécialistes d'aujourd'hui.
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S'il fallait décerner des médailles aux campagnes de vaccination contre la grippe A(H1N1) qui se sont déroulées cet automne, le Québec ne serait pas loin de remporter la médaille d'or. Avec un taux de vaccination de 60 %, il a fait preuve d'une efficacité remarquable. Celle-ci tient probablement à des services de santé en meilleur état qu'on le dit, mais aussi à la capacité des Québécois de réagir comme un seul homme. Chez nous, même les individualistes les plus irréductibles ont cédé à la pression sociale et sont allés se faire vacciner. Quelques-uns ont même essayé de passer devant les autres.