À voir à la télévision le jeudi 8 décembre - Fringues coupables
Pas moyen de faire la charité tranquillement. Vous croyez faire une bonne action en donnant vos vêtements usagés à certains organismes qui les recyclent?
Le documentaire d'Alexandre Oktan se demande plutôt si on n'encourage pas ainsi le maintien de l'Afrique dans la servilité. Car une bonne partie de ces vêtements sont envoyés en Afrique en une sorte de «dumping culturel» qui commence à scandaliser les Africains.
Le documentaire suit à la trace le parcours de vêtements donnés par des gens de Chicoutimi et de Toronto à des organismes de bienfaisance. Un exportateur québécois en friperie en achète une partie et expédie le tout au port de Lomé, au Togo, où un intermédiaire les revend à un grossiste qui les revend dans un marché africain en plein air au consommateur local.
Aux prises avec d'énormes difficultés économiques, plusieurs Africains trouvent là une façon de se vêtir à moindre coût, bien sûr. Jusque-là tout va bien. Mais des professionnels estiment que, non seulement cela nuit à la production locale, mais en plus on encourage l'idée que l'Africain n'est bon qu'à consommer des produits usagés (un universitaire africain parle même d'une sorte de «génocide culturel»). En plus, Lomé a déjà été une plaque tournante du pagne africain en coton, magnifique et parfaitement adapté aux cultures locales, une industrie qui semble s'écrouler devant l'invasion des textiles synthétiques de mauvaise qualité, moins bien adaptés au climat. Bref, il semble y avoir matière à débat...
Abloni : l'export de la surconsommation
Télé-Québec, 20h
Le documentaire d'Alexandre Oktan se demande plutôt si on n'encourage pas ainsi le maintien de l'Afrique dans la servilité. Car une bonne partie de ces vêtements sont envoyés en Afrique en une sorte de «dumping culturel» qui commence à scandaliser les Africains.
Le documentaire suit à la trace le parcours de vêtements donnés par des gens de Chicoutimi et de Toronto à des organismes de bienfaisance. Un exportateur québécois en friperie en achète une partie et expédie le tout au port de Lomé, au Togo, où un intermédiaire les revend à un grossiste qui les revend dans un marché africain en plein air au consommateur local.
Aux prises avec d'énormes difficultés économiques, plusieurs Africains trouvent là une façon de se vêtir à moindre coût, bien sûr. Jusque-là tout va bien. Mais des professionnels estiment que, non seulement cela nuit à la production locale, mais en plus on encourage l'idée que l'Africain n'est bon qu'à consommer des produits usagés (un universitaire africain parle même d'une sorte de «génocide culturel»). En plus, Lomé a déjà été une plaque tournante du pagne africain en coton, magnifique et parfaitement adapté aux cultures locales, une industrie qui semble s'écrouler devant l'invasion des textiles synthétiques de mauvaise qualité, moins bien adaptés au climat. Bref, il semble y avoir matière à débat...
Abloni : l'export de la surconsommation
Télé-Québec, 20h
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