À voir à la télévision le mercredi 12 octobre - La vie après un AVC
Toutes les cinq secondes, l'accident vasculaire cérébral (AVC) frappe quelque part dans le monde. Sournois parce qu'il survient généralement sans avertissement, l'AVC est aussi un mal terriblement dévastateur. Au Canada, il est la première cause d'incapacité. Lorsqu'il se manifeste, il coûte cher aux contribuables (2,7 milliards annuellement), mais encore plus à ses milliers de victimes, qui en gardent pour la plupart de lourdes séquelles.
C'est que l'AVC reste un mystère pour la plupart des Canadiens, qui ignorent jusqu'à ses signes précurseurs. À cet égard, l'écoute du documentaire Vivre avec la mort est plus qu'une leçon de médecine, c'est aussi un véritable électrochoc. Bien sûr, on y trouve son lot de spécialistes qui expliquent le phénomène de manière un peu trop académique, comme le font souvent ces documentaires, mais on y découvre surtout la vie après l'AVC dans toute sa crudité.
Ceux qui y survivent le savent, l'AVC est un acte de rupture aux allures de chemin de croix. S'il n'en meurt pas, le malade doit gagner durement cette deuxième chance en reprenant tout depuis zéro. Marcher, parler, manger,
se vêtir deviennent des gestes complexes qui demandent des mois de rééducation. Cette traversée, seul un «deuil de soi» permet de l'accomplir, un cheminement que la caméra de Denise Payette capte avec beaucoup d'humanité et de patience.
Car, derrière les statistiques, des familles entières doivent réapprendre à vivre autrement. La rémission, c'est vivre avec un corps qui ne répond plus de la même manière, avec un esprit qui se perd et tourne en rond. Vivre avec la mort, c'est entre autres l'histoire d'un grand lecteur qui, désormais, a peine à lire deux pages et qui, quand il le fait, doit aussitôt reprendre sa lecture parce qu'il a déjà tout oublié. Mais c'est avant tout l'histoire de toute une humanité qui doit apprendre à vivre sereinement avec la mort à ses côtés.
Documentaires / Vivre avec la mort
Télé-Québec, 21h
C'est que l'AVC reste un mystère pour la plupart des Canadiens, qui ignorent jusqu'à ses signes précurseurs. À cet égard, l'écoute du documentaire Vivre avec la mort est plus qu'une leçon de médecine, c'est aussi un véritable électrochoc. Bien sûr, on y trouve son lot de spécialistes qui expliquent le phénomène de manière un peu trop académique, comme le font souvent ces documentaires, mais on y découvre surtout la vie après l'AVC dans toute sa crudité.
Ceux qui y survivent le savent, l'AVC est un acte de rupture aux allures de chemin de croix. S'il n'en meurt pas, le malade doit gagner durement cette deuxième chance en reprenant tout depuis zéro. Marcher, parler, manger,
se vêtir deviennent des gestes complexes qui demandent des mois de rééducation. Cette traversée, seul un «deuil de soi» permet de l'accomplir, un cheminement que la caméra de Denise Payette capte avec beaucoup d'humanité et de patience.
Car, derrière les statistiques, des familles entières doivent réapprendre à vivre autrement. La rémission, c'est vivre avec un corps qui ne répond plus de la même manière, avec un esprit qui se perd et tourne en rond. Vivre avec la mort, c'est entre autres l'histoire d'un grand lecteur qui, désormais, a peine à lire deux pages et qui, quand il le fait, doit aussitôt reprendre sa lecture parce qu'il a déjà tout oublié. Mais c'est avant tout l'histoire de toute une humanité qui doit apprendre à vivre sereinement avec la mort à ses côtés.
Documentaires / Vivre avec la mort
Télé-Québec, 21h
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