À voir à la télévision le dimanche 19 juin - Engagez-vous, qu'ils disaient
Bon, revoilà la Saint-Jean. Où ai-je donc remisé mon fleurdelisé? Ma compil de Paul Piché? On se croirait à Noël tellement les préparatifs sont ritualisés. Comme de raison, la télé s'y met. On réquisitionne Mon oncle Antoine, on aligne les clips des Colocs comme au défilé.
Et depuis cinq ans que TVMax a eu la riche idée de produire un documentaire d'une heure sur les rapports collés serré entre la politique et la chanson dans les années 70 au Québec, on programme invariablement Vive la chanson libre! De quoi flatter la bedaine souverainiste dans le sens du Ti-Poil. Faute de pays, on a au moins la belle histoire de la fois où on passa mauditement proche.
Misère. Comme si un documentaire d'une telle qualité ne pouvait intéresser les gens qu'au moment où ils se peinturlurent le faciès en bleu et blanc. Car Vive la chanson libre! est bien autre chose qu'un titillage de fibre nostalgique. Le réalisateur André Saint-Pierre, à l'intérieur des balises naturelles que sont les événements d'octobre 1970 et la première défaite référendaire en 1980, y approfondit la question tout à fait pertinente de l'engagement politique chez les artistes. Les doutes, a posteriori, résonnent plus fort que les certitudes. Un Yvon Deschamps, par exemple, révèle le trouble qui l'agitait quand on le pressait de «faire son devoir» et de prendre la parole lors de rallyes du Parti québécois ou du Mouvement pour le OUI.
On y apprend de la bouche de Lise Payette que Jacques Parizeau trouvait ces «amuseurs» d'artistes un peu trop envahissants, on y comprend mieux le désenchantement des mêmes artistes après l'arrivée au pouvoir du PQ. «C'est comme si la mission des artistes avait été accomplie», commente Guy Latraverse. «La chanson ne peut être que dans l'opposition», tranche Payette. Moments de vérité aussi fascinants que les grands rassemblements eux-mêmes, dûment documentés, y compris le provocant spectacle intitulé Happy Birthday, qui réunissait sur le mont Royal les Vigneault, Forestier et Deschamps. C'est ce soir-là, et non pas au fameux Une fois cinq, que Vigneault créa son Gens du pays. Instructif.
Vive la chanson libre
Radio-Canada, 22h30
Et depuis cinq ans que TVMax a eu la riche idée de produire un documentaire d'une heure sur les rapports collés serré entre la politique et la chanson dans les années 70 au Québec, on programme invariablement Vive la chanson libre! De quoi flatter la bedaine souverainiste dans le sens du Ti-Poil. Faute de pays, on a au moins la belle histoire de la fois où on passa mauditement proche.
Misère. Comme si un documentaire d'une telle qualité ne pouvait intéresser les gens qu'au moment où ils se peinturlurent le faciès en bleu et blanc. Car Vive la chanson libre! est bien autre chose qu'un titillage de fibre nostalgique. Le réalisateur André Saint-Pierre, à l'intérieur des balises naturelles que sont les événements d'octobre 1970 et la première défaite référendaire en 1980, y approfondit la question tout à fait pertinente de l'engagement politique chez les artistes. Les doutes, a posteriori, résonnent plus fort que les certitudes. Un Yvon Deschamps, par exemple, révèle le trouble qui l'agitait quand on le pressait de «faire son devoir» et de prendre la parole lors de rallyes du Parti québécois ou du Mouvement pour le OUI.
On y apprend de la bouche de Lise Payette que Jacques Parizeau trouvait ces «amuseurs» d'artistes un peu trop envahissants, on y comprend mieux le désenchantement des mêmes artistes après l'arrivée au pouvoir du PQ. «C'est comme si la mission des artistes avait été accomplie», commente Guy Latraverse. «La chanson ne peut être que dans l'opposition», tranche Payette. Moments de vérité aussi fascinants que les grands rassemblements eux-mêmes, dûment documentés, y compris le provocant spectacle intitulé Happy Birthday, qui réunissait sur le mont Royal les Vigneault, Forestier et Deschamps. C'est ce soir-là, et non pas au fameux Une fois cinq, que Vigneault créa son Gens du pays. Instructif.
Vive la chanson libre
Radio-Canada, 22h30
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