La Cour suprême rejette la demande de Genex
29 avril 2005
Médias
La Cour suprême du Canada a rejeté hier la demande d'appel de Genex Communications ainsi que d'André Arthur et Jean-François Fillion à l'encontre d'un autre animateur radiophonique, Robert Gillet. L'avocat de Genex (propriétaire de CHOI-FM à Québec), Guy Bertrand, a aussitôt estimé que la décision du plus haut tribunal du pays «porte atteinte à la crédibilité du processus judiciaire et à la réputation de la justice».
Guy Bertrand cherchait à faire annuler un jugement dans lequel la Cour d'appel du Québec jugeait irrecevable une de ses requêtes. L'avocat y alléguait que la Cour supérieure n'était pas apte à statuer sur une poursuite en dommages de trois millions de dollars intentée en 2003 par M. Gillet contre Genex et ses anciens animateurs. Selon Guy Bertrand, les «relations privilégiées» qu'entretiendraient M. Gillet et ses avocats avec certains juges de la Cour supérieure discréditeraient cette juridiction. Il évoque des repas au restaurant qui, à ses yeux, constitueraient du «lobbying judiciaire».
«Ça donne l'impression que le système est organisé pour les riches et les puissants», a-t-il soutenu hier lors d'un entretien téléphonique. «La décision de la Cour suprême me scandalise, me révolte, me choque.» Il reste que la Cour d'appel s'était montrée lapidaire à l'endroit des procédures de Genex. «La peinture impressionniste qu'ont tenté de brosser les intimés ne résiste pas à une analyse sérieuse», avait écrit le tribunal en décembre.
Guy Bertrand cherchait à faire annuler un jugement dans lequel la Cour d'appel du Québec jugeait irrecevable une de ses requêtes. L'avocat y alléguait que la Cour supérieure n'était pas apte à statuer sur une poursuite en dommages de trois millions de dollars intentée en 2003 par M. Gillet contre Genex et ses anciens animateurs. Selon Guy Bertrand, les «relations privilégiées» qu'entretiendraient M. Gillet et ses avocats avec certains juges de la Cour supérieure discréditeraient cette juridiction. Il évoque des repas au restaurant qui, à ses yeux, constitueraient du «lobbying judiciaire».
«Ça donne l'impression que le système est organisé pour les riches et les puissants», a-t-il soutenu hier lors d'un entretien téléphonique. «La décision de la Cour suprême me scandalise, me révolte, me choque.» Il reste que la Cour d'appel s'était montrée lapidaire à l'endroit des procédures de Genex. «La peinture impressionniste qu'ont tenté de brosser les intimés ne résiste pas à une analyse sérieuse», avait écrit le tribunal en décembre.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

