L'Université d'été de la communication de Hourtin - De la difficulté de créer du contenu multimédia
Hourtin, France — Si les technologies avancent à pas de géant, ceux qui les utilisent et les développent se rendent de plus en plus compte qu'il ne peuvent se permettre de publier un contenu de piètre qualité. Mais voilà, la création est très onéreuse et ces jeunes entrepreneurs n'ont pas tous les moyens de se la payer.
Bien installés en table ronde, les membres de la délégation québécoise, française et africaine ont entamé hier matin les deuxièmes rencontres sur les technologies de l'information et la communication. Le thème qui avait été retenu pour la matinée était l'impact de ces nouveaux outils sur la production et la diffusion des arts visuels.
Rapidement, la discussion a glissé vers un contexte plus général où il a été question de création de contenu de tout acabit. «Dans un monde où on travaille beaucoup avec les touches copier-coller, dans un monde mu par le capitalisme et par la croissance incroyable des capacités informatiques, on note un appauvrissement des textes», insiste l'avocat Pierre-Emmanuel Moyse, spécialiste des nouvelles technologies. «Pourquoi? Tout simplement parce que les créateurs n'ont pas le temps et l'argent pour s'y consacrer autant qu'il le faudrait.»
Écriture coûteuse
Il explique que les modèles d'affaires les plus viables ont pour base le développement des contenants et non des contenus originaux. «Une des raisons est que l'écriture multimédia est très coûteuse. Pour récupérer les contenus déjà produits et les enrichir, il faudrait un nouveau modèle de refinancement et cela, on n'est pas encore prêt de l'obtenir.»
Faudrait-il alors que l'État finance l'opération, tout particulièrement lorsqu'il est question d'arts et d'édition? «La mondialisation fait en sorte que les gouvernements se retirent d'une foule de secteurs au profit d'échanges commerciaux», indique l'avocate Catherine Tremblay. «C'est tout le problème entourant la diversité culturelle.»
Pierre-Emmanuel Moyse mentionne un autre problème auquel sont confrontés les artisans du multimédia. «Toute diffusion de contenu déclenche des lois qui sont pour l'instant très répressives. Par conséquent, cela amène une nouvelle forme de négociation pour obtenir les autorisations de publication.»
Langage propre
Pour se trouver une niche, il faut absolument que le Web fonctionne différemment de la télévision, soutient de son côté Valérie Barcelo, directrice des communications à la Coop orange multimédia. «Il faut utiliser un langage qui lui est propre et y mettre des choses qui n'existent pas à la télévision.»
Elle note au passage que les internautes ne vont pas s'asseoir devant leur écran durant une heure pour regarder une émission. «Nous, on fait des clips de cinq minutes et les utilisateurs choisissent ceux qu'ils veulent visionner.» Le réseau offre donc plus de souplesse et de liberté à ses utilisateurs.
«Il y a 15 ans, il n'y avait qu'une seule télé dans le village d'où je viens», raconte le Sénégalais Moustapha Mbengue, qui est documentaliste et Webmaster à l'Union pour l'étude de la population africaine située à Dakar. «Il n'y avait qu'un seul poste de télé, un seul poste de radio et un seul journal national pour s'informer. L'arrivée d'Internet nous a donné plus de choix.»
Mais attention, ajoute M. Mbengue, il ne faut pas croire que l'utilisation d'Internet est étendue partout dans le monde de manière égale. «Chez nous, Internet reste encore très élitiste.»
Bien installés en table ronde, les membres de la délégation québécoise, française et africaine ont entamé hier matin les deuxièmes rencontres sur les technologies de l'information et la communication. Le thème qui avait été retenu pour la matinée était l'impact de ces nouveaux outils sur la production et la diffusion des arts visuels.
Rapidement, la discussion a glissé vers un contexte plus général où il a été question de création de contenu de tout acabit. «Dans un monde où on travaille beaucoup avec les touches copier-coller, dans un monde mu par le capitalisme et par la croissance incroyable des capacités informatiques, on note un appauvrissement des textes», insiste l'avocat Pierre-Emmanuel Moyse, spécialiste des nouvelles technologies. «Pourquoi? Tout simplement parce que les créateurs n'ont pas le temps et l'argent pour s'y consacrer autant qu'il le faudrait.»
Écriture coûteuse
Il explique que les modèles d'affaires les plus viables ont pour base le développement des contenants et non des contenus originaux. «Une des raisons est que l'écriture multimédia est très coûteuse. Pour récupérer les contenus déjà produits et les enrichir, il faudrait un nouveau modèle de refinancement et cela, on n'est pas encore prêt de l'obtenir.»
Faudrait-il alors que l'État finance l'opération, tout particulièrement lorsqu'il est question d'arts et d'édition? «La mondialisation fait en sorte que les gouvernements se retirent d'une foule de secteurs au profit d'échanges commerciaux», indique l'avocate Catherine Tremblay. «C'est tout le problème entourant la diversité culturelle.»
Pierre-Emmanuel Moyse mentionne un autre problème auquel sont confrontés les artisans du multimédia. «Toute diffusion de contenu déclenche des lois qui sont pour l'instant très répressives. Par conséquent, cela amène une nouvelle forme de négociation pour obtenir les autorisations de publication.»
Langage propre
Pour se trouver une niche, il faut absolument que le Web fonctionne différemment de la télévision, soutient de son côté Valérie Barcelo, directrice des communications à la Coop orange multimédia. «Il faut utiliser un langage qui lui est propre et y mettre des choses qui n'existent pas à la télévision.»
Elle note au passage que les internautes ne vont pas s'asseoir devant leur écran durant une heure pour regarder une émission. «Nous, on fait des clips de cinq minutes et les utilisateurs choisissent ceux qu'ils veulent visionner.» Le réseau offre donc plus de souplesse et de liberté à ses utilisateurs.
«Il y a 15 ans, il n'y avait qu'une seule télé dans le village d'où je viens», raconte le Sénégalais Moustapha Mbengue, qui est documentaliste et Webmaster à l'Union pour l'étude de la population africaine située à Dakar. «Il n'y avait qu'un seul poste de télé, un seul poste de radio et un seul journal national pour s'informer. L'arrivée d'Internet nous a donné plus de choix.»
Mais attention, ajoute M. Mbengue, il ne faut pas croire que l'utilisation d'Internet est étendue partout dans le monde de manière égale. «Chez nous, Internet reste encore très élitiste.»
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